Fournaise intime et fricassée de supions à la pancetta

Comment que ça biche chez vous?

DSC01488.JPG

L’autre jour, on éminçait pépère deux piments rouges et italiens pour confectionner la recette servie ci-dessous.
Nul ne l’ignore: les piments hot ont tendance à picoter l’épiderme, et les muqueuses a fortiori.
Une fois l’ouvrage achevé, donc, on se dirige à pas félins vers la salle de bains, pour un lavage des pattes minutieux. En s’arrêtant en chemin pour un petit pipi. Un pisson à la sauvette, sans trop y penser.
Grave erreur tactique.
De retour en cuisine, ça a commencé à chauffer. Là, en bas. Rien de suffocant, du moins au début. Evidemment, on a pigé illico. Avant de flipper grave, en redoutant un feu historique. Le remake de la Tour infernale en caleçon. L’incendie de la pinacothèque de Pompéi. La flambée du Reishstag version pelvienne.
Rassurez-vous, lecteurs haletants. Le sinistre a été relativement court et d’assez faible amplitude sur l’échelle de Ziziroussi.

A vrai dire, ce n’était pas si désagréable que ça. Hum...

DSC01481.JPG

Bref, ce chapitre top impudique clos, voilà une fricassée de supions pimentés à la pancetta et cerfeuil, plat irrésistible et réalisable en vingt minutes de boulot radieux, avec canicule intime éventuelle.
Pour un couple d’adultes, il vous faut sur le plan de travail 450 grammes de supions (ou chipirons, petites seiches au physique gracieux) parés par le gentil poissonnier et rincés ensuite, dix brins de cerfeuils hachés, une gousse d’ail hachée itou, deux piments chauds émincés, quelques tomates cerise tranchées en quatre et trois tranches de pancetta un poil épaisses, dégraissées et découpées en pitis cubes.
A l’attaque.
Faites revenir au fond du wok, ou d’une bonne poêle, ail et piment. Réservez.
Faites dorer la pancetta. Réservez.
Débarrassez le fond du wok de la graisse qui y stationne sans doute d’un coup de Sopalin vengeur.
Un peu d’huile d’olive, et vlan: balancez les supions. Qui vont rendre de la flotte. Laissez faire. Au bout de dix minutes, égouttez s’il le faut. Assaisonnez (il ne faut pas que supion pionce). Ajoutez pancetta et piments. Une ou deux minutes. Puis tomates et cerfeuil.
Shakez et servez aussitôt, avec un cru du beaujolais balèze et épicé, droit mais rieur.
Le Moulin-à-Vent de Paul Janin par exemple (Clos du Tremblay), que nul ne songe à classer dans la gentille famille des gamays tant sa chair se montre dense autant que serrée.
Tremblay, dégustateurs du monde entier.

DSC01385.JPG

Bye

Commentaires

  • Et pourtant on dit que les français sont les seuls à se laver les mains AVANT d'aller aux toilettes !! ;o))
    Petit moment d'humour très agréable et une recette de fricassée à retenir.
    Bonne journée
    Michèle

  • Hot, le billet du jour! Il va falloir songer à une érection de statue à la gloire de votre Ziziroussi, Estèbe!

  • Mouahahahahahaha...désolée Sieur Estèbe de ricaner de vos mésaventures mais Dieu que c'est drôle!!! Et un tit conseil pour dépiauter le piment, rien de tel qu'une paire de gants :) A enlever avant d'aller aux toilettes bien sûr :) ça m'a l'air bien bon ces supions...

  • Finalement le doute perssiste...zetes vous lavez les mains ? hein?
    vous nous donner des idées marketing en tout cas après les capotes britaniques à la banane ou à la fraise...pour des soirées plus "piquantes" enfin le condom au piment rouge ! merçi mon bon !

  • On s'abstiendra de toute plaisanterie sur le type de pompier qui peut éteindre un incendie de ce genre. On s'abstient, donc.

  • Trop tard Robert. Je crains que le mal soit fait. Notez que je m'y attendais un peu.

  • ben voila, a force de jouer avec le feu, ca devait arriver.
    Ils me plaisent bien ceci-dit les supions qui piquent.

  • Une question me turlupine (pardon pour ce mot un peu douteux mais je n'en vois pas d'autre!)... il n'y a pas l'eau courante àl'évier, dans les cuisines gènevoises, qu'il faille aller à la salle de bains pour se laver les mains? A Bourges et à Vierzon même, on est mieux équipé...on peut se laver les mains tout de suite, avant même d'aller faire pipi!

  • Ah les sarcasmes maminesques! Bien sûr qu'il y a un gros robinet à la cuisine (sans jeu de mot), mais on voulait froter les menottes avec du savon qui sent bon et tout ça. D'où la salle de bain. Voilà tout. Et plus encore.

  • Le sgegue d'Estèbe est caché sur la photo. A vous de deviner où c'est qu'il est

  • Wouarf, quelle bonne poilade !!! Il est arrivé la même mésaventure fumante à mon Jules !! La prochaine fois vous écouterez vos femmes qui vous demandent constamment de pisser assis !!

  • Bonne suggestion d'Anso... si vous nous écoutiez un peu messieurs!

  • Très étonnant ce poivron qui ressemble à un étui pénien de papouasie , il n'y a qu'un pas à faire pour envisager le pire, on en oublie presque le supions qui se consomment non vidés comme le veut la tradition, au fait les supions se sont ils lavés les tentacules avent d'aller se vider ?

  • Pour avoir enduré un jour mille souffrances occulaires par le feu, on ne les touche plus sans gants car même un savonnage dans les règles n'y change rien. Enfin ici, pour vous on ne sait pas.

  • Houhouhouuuuu! j'ai pas pu lire plus loin, d'ailleurs je pleure encore.!

  • je ne peux pas écrire..... je me bidonne trop !!!!!!

  • Je suis sûre que vous l'avez fait exprès!
    D'où la recette pour adultes consentants.
    Je vois.

  • Il n'y a pas que le piment de dangereux… Récemment, en confectionnant des amaretti, j'ai laissé couler une dizaine de gouttes d'essence d'amandes amères sur une table de jardin en fer laqué (modèle Fermob, pourtant censé être résistant). Eh bien la peinture a littéralement été dissoute, mettant le métal à nu. Je n'ose penser à ce qui aurait pu arriver sur une peau tendre et fragile… La cuisson semble neutraliser cette ultra-agressivité (il est vrai que la dose était de de une à deux gouttes pour 500 g de farine).

  • y'en a qui font rien qu'à faire essprès d'avoir envie de faire pipi au mauvais moment moi j'dis !
    'Chuis sure que c'était prémédité tout ça !!!!
    'Sont beaux vos supions, vous les trouvez où ? 'Sont tout choux :)

  • La douleur étant proportionnelle à la surface touchée, on peut penser qu'il y a eu plus de peur que de mâle.
    Faudrait quand même arrêter de cuisiner tout nu (cette histoire de pipi à la sauvette ne trompe personne !).

  • Merci Dano, trop aimable. On pensait pourtant que la référence à la Tour Infernale (678 étages) aurait faire taire les persiflages.

  • Très juste, ces "quelques" étages en trop sont passés inaperçus, car nous étions focalisé sur la nouvelle échelle de mesure , le "ziziroussi" qui certainement aura droit à un examen du Nobel un de ces siècles

  • Les commentaires sont à la hauteur du récit, j'ai bien ri et pleuré de rire, trop même jusqu'à en avoir les adbos tout contracturés, ne pouvant plus m'arrêter ... J'emporte cette recette qui me fera sourire voire bidonner encore, de sa réalisation à sa dégustation au risque de me faire passer pour complètement toquée ... Zipourrontpascomprendre ! ;o)

  • Bon, je voulais écrire "Zizipourrontpascomprendre".
    J'ai pas assez bu ! ;o)

  • oh! pour ce moment je sais ce que je vais faire ces week-ends! Premièrement je dois allez au magasin et acheter quelques produits necessaires, puis preparer ce plat qui e pense doit etre si magnfique et enfin j'appelerai mon cheri! tous est simple!

  • Tant de piment ici, mais cela regarde si goûteux que je suis capable presque d’inhaler sa saveur, mais tant de piment... Alors ne serez-vous pas contre que je vais modifier un peu cette recette irréprochable, car avec mon allergie c’est toujours rien à faire

  • Je préfère dire « à tout à l’heure » ;-) car ce mets est tellement goûteux (je l’ai déjà pratiqué à préparer) qu’on veut de nouveau y revenir. Cette bouteille de vin a achevé ce bouquet culinaire aussi que votre choix bien irréprochable.

Les commentaires sont fermés.