15/12/2008

Poulardes bien roulées aux Glorieuses

Coucou,

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Une soirée diapo qui caquète, ça vous branche?
C’est que, l’autre jour, on est allé traîner nos moonboots aux Glorieuses de Bresse. Et plus spécialement à Louhans, où se tenait le premier volet de la fiesta à plumes.
Pour ceux qui ignorent tout de cet épisode sublime du folklore culinaire tricolore, quelques explications s’imposent. Chaque année aux Glorieuses, un jury récompense les plus chouettes volailles du cosmos bressan. Des volailles AOC, qui se pavanent dans leur plus bel état, la chair blanche immaculée, le croupion fier et la collerette bien peignée.
Des chapons dodus, des poulardes girondes, mais aussi des pintades, simples poulets, grosses dindes et colverts. Sous la halle de Louhans, toutes ces créatures canichées et alignées comme à la parade offrent un spectacle prodigieux, qui ne manque jamais de brumiser la pupille et d’hyperventiler la papille.

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Avant d’être examinées par les jurés, nos volailles ont été roulées. Soit emmaillotées dans une toile atchement serrée, façon corset SM. L’opération permet, primo, une conservation nickel de la bête, genre sous-vide; deuzio, la pénétration de la graisse dans la chair; tertio, une silhouette oblongue sexy en diable.

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On ne va pas gloser sur l’élevage luxueux et dûment réglementé de ces bestioles qui, pendant quatre mois au moins, ont chacune un peu moins d’un stade de foot pour chasser les limaces et courir le guilledou. Menu de base? Maïs, blé et lait. De vraies princesses, à la chair divine.
Bref, aux Glorieuses, on peut se payer une poularde primée (Grand Prix d'Honneur, Premier, Deuxième et Troisième Prix ou mentions honorables), à un tarif certes largement supérieur au pauvre poulet de supérette, mais humain quand même. Notre pintade médaillée valait trente euros. Elle nourrira une armée.
Aux Glorieuses aussi, on croise plein de stars: une blogueuse exquise, Georges Blanc (qui ressemble un peu à Jimmy Carter, quelque chose  dans le maxillaire, cela soit dit en passant) et Madame Loiseau. Sans oublier le député local, Arnaud Montebourg, grand serreur de paluches, qui est bien plus propre et joli en vrai qu’à la télé. Déjà qu’à la télé, il est super propre et joli, Montebourg. Ben, en vrai, il l’est plus encore. Il aurait presque pu concourir avec les coquelets. On aurait voté pour lui.

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Côt!

PS: Les Glorieuses continuent. Dates, rensignements, machins, ici clic.
PS2: Retrouvez d'autres parfums de cette journée grandiose sur le blog de Camille

 

Commentaires

Ah, la chute, Montebourg chez les poulardes de luxe, impayable!
merci pour l'eclat de rire du lundi matin.

Écrit par : gracianne | 15/12/2008

Cette pintade médaillée, vous allez nous la servir bientôt Maître Estèbe ?
C'est mon volatile préféré.

Écrit par : gabriella | 15/12/2008

Des volailles qui ont le droit de courir, y'en avait plein dans notre cour. Je pense qu'aujourd'hui que ce serait des volailles de luxe... évidemment l'habit était moins beau. Pour le col-vert c'était un peu plus compliqué sauf pour les chasseurs...

Écrit par : Eglantine | 15/12/2008

Oui alors pour la pintade j'attends, ce serait assez urgent même, vu qu'elle est pressentie pour le grand show final et que j'ai déjà examiné votre précédente façon à la bigarade stade de foot pour chasser le ver qui m'intéresse déjà mais comme c'est pas que pour moi vous voyez, j'aimerais avoir le choix.

Écrit par : rose chiffon | 15/12/2008

J'ai vu le film des Glorieuses, top kitsch. Tous édentés, sauf les poules.

Écrit par : Camille | 15/12/2008

Turlututu chapon pointu. Jolies photos

Écrit par : Camille | 15/12/2008

Désolé pour la pintade, mais il se peut qu'elle poireaute dans le frigo jusqu'à la naissance du Petit Machin, le 24 en soirée. Ce soir là, elle pourrait se retrouver le tutu plein de grenade. C'est une piste.
Mais on est aussi revenu de Bressse avec un petit colvert (800 grammes en bikini) dans la gibecière, dont vous entendrez parler sous peu (à l'oignon).
A votre santé, Rose.
Camille, z'avez mangé du clown bio?

Écrit par : Estèbe | 15/12/2008

Santé ? Le ver ? La grenade heu, c'est trop branché pour ici, merci quand même, et sinon je peux mettre des oranges amères ?

Écrit par : rose chiffon | 15/12/2008

Rose, voilà comment que je vois la tactique. Dans une petite casserole, vous faites réduire de moitié le jus de deux oranges amères (ou pas) avec un rien de miel, un rien de poivre et un rien de sucre. Les zestes de ces deux oranges, vous les coupez en tout petit, blanchissez, et ajoutez au laquage. Après vous salez et poivrez la bestiole, avant de la oindre avec votre réduction. Et de lui farcir le tut d'une autre orange, coupée en quartiers (Bresson). Après, hop, enfournez à four froid, montez à 150°, et faites dorez une plombe et demi en arrosant de temps à autre. Quand la bestiole est bien laquée, couvrez là avec du papier-alu pour pas qu'elle crame. C'est une idée comme ça. Qu'elle a l'air bonne sur le papier, mais qu'elle est peut-être naze en vrai.

Écrit par : Estebe | 15/12/2008

Ah oui, mais alors le caramel de vinaigre, je le ferais plus ? Vous savez quoi, le miel ne me dit rien là comme ça (avec l'amer), alors ça sera caramel à la place. Purée de carotte montée en décor à la douille crantée. Au centre, deux pintades en symétrie axiale dans le plat en inox à froufrous sur les bords. Le grand style kitsch avec même pas de la sauce qui rend malade. J'ai trouvé, merci, ça me faisait souci tout ça.

Écrit par : rose chiffon | 15/12/2008

M'enfin. A quoi ça sert que je me décarcasse le cortex si votre symétrie axiale est déjà plannifiée au froufrou près?
Je dis ça, je voudrais pas non plus me prendre un coup de douille crantée sur le derrière

Écrit par : Estèbe | 15/12/2008

Douille crantée de foot pour chasser le ver de derrière si vous ne corrigez pas immédiatement.

Écrit par : rose chiffon | 15/12/2008

Un playboy nommé Monte-Bourre au milieu des poulardes bien roulées, c'est un film X que tu diffuses, Estèbe. Que fait la censure du web?

Écrit par : Robert | 15/12/2008

Punaise cela valait le déplacement, rien que pour les commentaires et pour trente euros un monte bourre c'est pas cher.
Bon à part , j'ai failli lire connard de cols blancs, non je rigole c'était juste pour avoir un blâme SM

Écrit par : jupiter | 15/12/2008

Du cul de Kate le panais au défilé des poulardes, il me semble que l'arrivée du petit Jésus rend l'Estèbe bien coquin...
C'est un peu entre sublime et sordide, ce publi-reportage ; mais je goûterais bien un peu de cette pintade le jour venu. Vous ne feriez pas un petit détour par la Vallée de Conches ?

Écrit par : betterave | 15/12/2008

Je suis une défenseur des animaux, c'est pourqoui je deteste l'art comme ca! c'est terrible, c'est insoutenable violent! il ne faut pas faire comme ca...

Écrit par : about nail fungus | 30/01/2009

oui, ca eatait un spectacle pas pour des gens avec des nerfs faibles... c'est etonnant commen les gens qui disent que le coq est le symbol de leur pays peuvent se payer la gueule de povre oisillon...

Écrit par : Reese | 04/02/2009

Qu'il est étonnant de déambuler au milieu de ces volailles enrubannées, resplendissantes, qui sont la pierre de taille du palmarès établi par le jury !

Quelle émotion lorsque le Grand prix d'Honneur se dévoile, que le vase de Sèvres se profile sur le podium et que le public reconnaît en applaudissant le flambeau de cette région du bien vivre et du bien manger !

Écrit par : Muhammad | 25/02/2009

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