14/05/2009

Représailles cruelles et filet de veau au foin


Mes hommages, chers tous

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Crapules de cochons d’Inde!!! Aucune éducation, ces bestioles. Jamais un bonjour. Jamais un merci. Jamais un sourire. On leur gratouille le menton. On leur nettoie le croupion. On leur remplit le bidon. Et pas un couinement de reconnaissance. Petits salopards.
Bref, l’autre jour, bien remonté contre par ses viles boules d’ingratitude, on a ourdi de sombres représailles. Un truc vraiment vicelard, cruel, radical.
.... On a piqué leur foin.
Ah, ah, ah… ça vous apprendra les manières, charognes de rongeurs hirsutes!

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On a piqué leur foin, donc, pour réaliser ce filet de veau au foin et herbettes foldingues, recette sublimement couillonne, glissée dedans notre oreille par un gentil cuisinier basque en exil.

Equipez-vous d’un beau morceau de veau, rose et dodu comme un angelot de la sixteen, d’un bouquet de sauge et d’un bouquet d’estragon. Car la sauge et l’estragon copinent joyeusement avec le veau. Mais si d’autres herbettes foldingues dépérissent au fond de votre frigo (romarin, thym, cerfeuil, livèche, serpolet, persil, ortie, ail des ours, ouille des ars…), ne vous gênez pas.
Puis piquez donc une grosse poignée de foin aux deux idiots velus.

Mélangez herbes et foin dans un plat creux doté d’un couvercle. Préchauffez le four à 75°.
Sur la gazinière, marquez vite fait la viande à feu furax, genre une minute de chaque côté. Salez, poivrez. Puis emmitouflez le veau dans le foin aux herbes. Couvrez. Et enfournez une quarantaine de minutes. La viande doit sortir de là rosée à cœur, juteuse et parfumée de notes végétales proprement émoustillantes.

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Avec ça, essayez des patates en robe de chambre, des aspergettes croquantes et un rosé de Bandol. Oui, un rosé de Bandol. C’est une bonne fée qui nous a soufflé cet accord. Ma pauvre dame, de nos jours, même les bonnes fées picolent.

Arrivée d'air chaud 

Commentaires

Zont pas trop gueulés les bestioles? Un peu cruel quand même, non?
Pas de hamsters chez moi mais un chat....je me lance sur le veau à la litière ou bien?
Que les fées picolent c'est bien connu et encore on parle pas des lutins parce qu'alors là........!

Écrit par : marion | 14/05/2009

Ah vous croyez aux fées, vous. Je ne dirai pas à quoi vous me faites repenser, là d'un coup, car c'est épouvantable.

Écrit par : rose chiffon | 14/05/2009

Autrement pour le veau à la crèche je n'aurai qu'un mot : ébouriffant.

Écrit par : rose chiffon | 14/05/2009

le veau à la crèche...mais enfin Rose reprenez-vous, on dirait que vous allez bouffer le petit Jésus.

Sinon, je n'ai pas de hamster non plus mais je vais faire avec le gazon du jardin.

Écrit par : Louise | 14/05/2009

Tu connais l'expression "con à bouffer du foin"?

Écrit par : Robert | 14/05/2009

Louise... ma chérie, je t'en prie. Gardons-nous des grands mots. Je n'ai d'ailleurs jamais communié, je ne sais pas ce que c'est.

Écrit par : rose chiffon | 14/05/2009

Ben Rose, communier, c'est se mettre en petite robe blanche et mastiquer une hostie en regardant le bide de Mr le Curé. Pervers en diable. Et bien moins délicieux que le veau décrit ci-dessus, sans vouloir me faire mousser.

Écrit par : Estèbe | 14/05/2009

Me permettez-vous d'écrire tout haut ce que tous vos lecteurs pensent tout bas.... Pourquoi n'avez-vous pas fait cuire ces maudits rongeurs par la même occasion???

Écrit par : Anne-Laure | 14/05/2009

Vous en savez des choses, remarquez vous êtes plus vieux que moi. Et vous cuisinez au moins aussi bien (sans vouloir me jeter des fleurs).

Écrit par : rose chiffon | 14/05/2009

Avec "un angelot de la sixteen" vous vous vautrez dans la pédophilie cher Jérôme. Attention, votre ordi est surveillé! =:o(

Écrit par : Azrael | 14/05/2009

Pédophilie, pas vraiment. Il ne s'agit jamais que de le manger, le chérubain. Scrountch. Joli smiley.

Écrit par : Estèbe | 14/05/2009

Monsieur Estèbe,

C'est avec une certaine stupéfaction, teintée de scepticisme, que je prends connaissance de votre billet du 14 mai. Et plus particulièrement de la première ligne, que je reproduis ici: "Crapules de cochons d'Inde".
Entendons-nous bien: je ne doute pas qu'il existe des crapules parmi la gent porcine. De sinistres crapules, parfois, même. Toutefois, là où je m'élève, et très fortement, c'est contre la méthode sournoise qui consiste à préciser la nationalité du cochon. Cela apporte-t-il quelque chose au lecteur, sachant qu'en outre ce dernier sera ensuite détourné vers une problématique touchant exclusivement au foin?
A quoi bon désigner à la vindicte populaire un malheureux animal sous prétexte de ses origines. Auriez-vous précisé d'un éléphant qu'il était d'Afrique, au risque de vous mettre tout un continent à dos? D'un chat qu'il était persan (connaissant en outre la susceptibilité des Iraniens?) D'un Diable, qu'il venait de Tasmanie? D'une flûte, de Pan? De Paris Hilton de chez Zara? De la main de ma soeur de la culotte d'un zouave? Mais je m'égare, et pas seulement du Nord.
Non, Estèbe, c'est une bien dommageable attitude raciste que je dénote dans votre billet. Peu nous chaut que le cochon vienne d'Inde, nation admirable où le cochon n'est pas nécessairement une crapule mais où la vache mutine s'en va broutant au soleil complice du Radjasthan.

Bien à vous

Zorg

Écrit par : Zorg | 14/05/2009

Zorg, cochon dingue, inutile de faire tout ce foin

Écrit par : Estèbe | 14/05/2009

M'égare saint Lazare je trouve plus joli.

Écrit par : rose chiffon | 14/05/2009

Ne nous excitons pas car après tout si le cochon est d'inde, le veau est d'or! (bon là ça vire quand même un peu à l'absurde)

Écrit par : diane | 14/05/2009

Dark Veau d'or?

Écrit par : Sophie 13 | 14/05/2009

Vous z'êtes tous trop brillants pour moi avec vos commentaires... quand j'arrive tardivement, je ne peux que dire que la cuisson douce comme ça et au foin de cochon (pas du Mexique heureusement), ça me botte... de foin bien sûr! Mon saumon à l'oseille d'aujourd'hui (volée dans un jardin, l'oseille, ça se vole!) a cuit dans des conditions identiques et c'est bien... l'était tout rose lui aussi. On l'a accompagné d'un ti Sancerre de bonne naissance! Les mamina, c'est comme les fées, ça boit un peu.

Écrit par : mamina | 14/05/2009

hello Estèbe, je fais pression sur ma soeur unique préférée pour obtenir sa recette de rouelle de porc au foin qui avait, il y a quelques mois fait frémir les papilles des ses invités, mais la fourbe dit avoir perdu la trace de cette recette, omis de noter, pas pensé à sauvegarder...ben voilà, je vais pouvoir m'inspirer de la tienne, je te tiendrai au courant: cochon qui s'en dédit!
alannie

Écrit par : alannie | 14/05/2009

c'est dégueulasse de faire cuire les animaux domestiques !!!! j'appelle la SPA immédiatement !!!!!

Écrit par : marion | 14/05/2009

moi je suis comme Mamina, aussi un peu fée sur les bords.

Et je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie là tout de suite de boire du Bordeaux blanc mis au frais dans la rivière de la forêt à côté de chez moi et me tremper les pieds dedans (dedans la rivière) et manger des crackers au fromage en pensant que la vie est si délicieuse ainsi.

Écrit par : Louise | 15/05/2009

et c'est même pas 10h30, une honte...

Écrit par : Louise | 15/05/2009

Huhuhu ! ;)
Au premier abord, j'ai cru que tu parlais des mômes. Nan parce que, après tout, ils sont tout aussi ingrats que tes cochons dingues, hein, si on va par là. Je comprenais pas pourquoi aussi tu leur piquais leur foin. Je me suis dit alors : "Ah ! Depuis le temps que je dis qu'en Suisse, on vit encore comme dans Heïdi, avec le lit (de paille) au grenier !"
J'aurais des a priori ?! Moi ?! Meuh nan, regarde ton compatriote, Claude-Olivier, bah il a fait comme tout le monde pour aller en Australie, il a pris... le vapeur ! Oui, oui, comme les Robinson Suisse !...
Ahem, oui, je sors !

Écrit par : Tit' | 16/05/2009

Je crois bien que dans l'édition du "Je sais cuisiner" de Ginette Mathiot que possède ma grand-mère il y a une recette de cochon d'inde... si ça peut vous être utile...

Écrit par : JvH | 16/05/2009

@JvH : j'ai l'édition de 1871 de Ginette Mathiot, y a une recette de civet de chat. Les temps étaient durs à Paris à c't'époque...

(rhôôôoo, allez, c'est une blague...)

Écrit par : Veig | 17/05/2009

Et le désir s'accroît quand les fées se reculent.

(Des fées sages, autant chercher une aiguille dans une botte de foin)

Écrit par : Camille | 17/05/2009

la prochaine fois, mange les cochons d'inde; c'est ma foi très bon selon nos amis péruviens - garde un pour avoir un peu de foin sous le coude.

Écrit par : marie | 17/05/2009

A déguster, bien entendu, devant ces "!@?!!!#" de cochon ! euh, ote moi d'un doute, le foin, c'était dans la cage que tu l'as piqué ?????? :-)

Écrit par : eglantine | 18/05/2009

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