09/10/2009

Chérie, j’ai fait rougir le pesto


Salut, les merluccius rieurs

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Le colin, ou merlu, est une bête à dos doré et bidon blanc, qui barbote gentiment dans la plupart des mers de la planète.
Quand il est petit, on l’appelle colinot ou merluchon. Et non pas cornichon et merlinot.
Quand il est tatoué et viril, on l’appelle le Colin Farrell.
Quand il porte un masque sur la tête et tripote les filles, on l’appelle le Colin Maillard.
Et l’Armand Colin, quand il édite des bouquins écrits tout petits sans trop d’images dedans.

Le colin, ou merlu, n’a certes pas une saveur totalement scotchante, mais sa chair ferme et tonique tient bon la rampe à la poêle. Et c’est pour ça qu’on l’aime, le colin ou merlu.

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Le colin, ou merlu, nous a inspiré un plat que voilà: le colin, ou merlu, son pesto rouge et ses anneaux de pâtisson. Et toc! Sciés, les mecs et les nanas. Derrière cet intitulé intimidant, gaullien quasi, se cache un plat distrayant à exécuter comme à avaler. Ce qui est quand même la moindre des choses.

 

Pour le pesto rouge. Balancez un poivron rouge au four. Quand il commence à bronzer, oubliez-le quelques minutes dans un sac en plastique. Pelez, ensuite. Epépinez. Taillez en morceaux. Puis expédiez dans le bol du mixer avec une cuillère à soupe de parmesan, une cuillère et demi d’huile d’olive, une cuillère de pignons, 80 grammes de tomates séchées émincées, une pincée de piment d’Espelette et un tour de moulin à poivre. Vrouuuuuum. Goûtez et rectifiez, oui, jusque ça soit bon. Car il faut que le pesto rouge amène du plaisir dedans la bouche.

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Pour le pâtisson. Pelez le légume, puis, avec un petit couteau pointu, virez la partie centrale pleine de graines. Tranchez ensuite en anneaux. Disposez sans chevaucher sur un plat vêtu d’une feuille de papier sulfurisé. Une giclette d’huile d’olive. Sel, poivre, romarin. Et hop, au four, pour une heure, à 140°.
Pour le colin ou merlu. Le poissonnier vous aura gentiment levé les filets, en gardant la peau, SVP. Poêlez à feu velu, deux minutes coté peau, une minute côté chair. Assaisonnez, puis coiffez d’un rien de thym frais.
Le final héroïque. Dressez joliment l’assiette, en laissant enfin éclater votre sens artistique, bridé par des années de labeur abrutissant au service du Grand Capital.
Puis oubliez-vous dans un verre de rosé bien frappé, parfumé, vigoureux et vif, exactement comme l’auteur de ces lignes.

A sous peu

PS: Le pif, au fait, c’est la cuvée les Galets Rosés, du toujours recommandable domaine Mourgues de Grès, Costières de Nîmes, Gard, Vallée du Rhône de tout en bas un peu à droite, juste avant la Camargue. La Camargue, oui, ses taureaux ailés, ses rizières mouillées, ses gardians altiers et tout ça.

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Commentaires

je viens chercher une recette de verrines et je repars avec la banane, une recette de pesto et de merlu colin ...aaaaaah c'est trop bien ici :)
(bon je vais quand même fouiller dans vos archives pour les verrines)

Écrit par : camille | 09/10/2009

Et Colin Tampon quand il bosse dans l'administration...

Écrit par : Azrael | 09/10/2009

Passer les pignons à la poêle jusqu'à que ça embaume dans la cuisine ne nuit pas au pesto.

Enfin moi, ce que j'en dit ...

Écrit par : Fababal | 09/10/2009

Cher Mr. Slurp, je ne suis pas convaincu par le poivron rouge... Un peu plus de tomates séchées et un piment rouge ni trop fort ni trop gros ferait mieux l'affaire, ce me semble. Faut dire que je n'aime pas trop les sauces au poivron!

Écrit par : Azrael | 09/10/2009

Azrael, cet élan de sédition nous remplit d'aise. Car qui a la lettre suit une recette a un QI de belette. Pestonnez comme il vous ravira. Tralala.
Camille, le blog est bon, mais la verrine y est rare, hélas

Écrit par : Estèbe | 09/10/2009

Quand il cherche la baston, on l'appelle le Colin Powell?

Écrit par : yves | 09/10/2009

Je pensais vous parler de colin tampon, mais j'ai été devancée ! La photo est des plus alléchantes et ce pesto du plus beau rouge
Je suis épatée !

Écrit par : chapot | 09/10/2009

Bien vu le pesto empoivronné ! Poil au...

Écrit par : Tiuscha | 09/10/2009

La deuxième photo et assez perturbante , encore un triangle brésilien de la honte, les experts seraient certainement très embêtés avec tous ces indices visuels et olfalctifs

Écrit par : jupiter | 09/10/2009

Sieur Estèbe,
vos pirouettes lexicales ne sont pas sans rappeler un certain Bézu (ex comique français spécialiste du calembour et du jeu de mots dépressif).
Mais je constate aussi que votre priapisme est encore d'actualité et le titre de cet article en est une preuve solide...
et comme dirait le maire Huchon quand "Buddha peste c'est que l'ongle croit..."

Écrit par : docadn | 09/10/2009

Merlu, priez pour moi. Serai-je capable de faire rougir un pesto?

Écrit par : Sophie 13 | 10/10/2009

Merlu c'est plus rigolo que colin (permettez que je relance ce vieux débat).

Écrit par : rose chiffon | 10/10/2009

salut ton petit colin me fait de l'oeil !! et ton pesto idem !
j'aime bien le thon , euh non le ton de ton blog peut être aimeras tu aussi le mien alors viens faire un tour tu es la bienvenu la porte t'est grande ouverte ! à plus !Pierre

Écrit par : pierre | 10/10/2009

Je ne sais si j'ai un QI de belette ou de pétoncle, mais je vais faire
ce pesto rouge que je trouve très original, en suivant vos instructions.

Écrit par : gabriella | 10/10/2009

C'est choupinet comme nom merluchon pour ce petit poisson!

Écrit par : Flo Bretzel | 11/10/2009

C'est pas beau de jouer au petit Gregory avec un poivron.

Écrit par : Camille | 14/10/2009

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