15/02/2010

Gare aux morilles (dans leur hamburger de veau aux pousses vertes)

Bien le bonjour, bichons bichonnnes

Une charmante petite histoire en guise de préambule:

Ce sont deux morilles dans une casserole.
- «Il fait chaud ici», note benoîtement la première
- «ARGHHHHH, une morille qui parle!!!», hurle la seconde.
Hilarant. Non?

Tiens, restons le pif dans les morilles – l’une des expériences nasales les plus exaltantes qui soit, cela soit dit en passant – avec notre glorieux hamburger de veau aux morilles. Recette fastoche autant que joyeuse, qui tire, mine de rien, la langue aux titans de la malbouffe et autres multinationales de la frite molle, en offrant une déclinaison du sandwich ricain malicieusement ointe de culture culinaire européenne. Hi, hi, hi. Le Dr Surp se rit de l’ouragan mondialiste.

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Munissons-nous de buns (soit ces pains un peu replets pour burger), de steaks de veau joufflus fraîchement hachés par ce moustachu de boucher (attention Simone: le haché de veau a la durée de vie du papillon, voire moins), de quelques pousses de roquette (ou d’oignon, à défaut), d’un bout de vieux gruyère fleuri de là-haut sur l’alpage, d’une lichette de crème fraîche et de dix petites morilles déshydratées par personne.
Réhydratez les morilles un quart d’heure dans un peu d’eau tiède. Filtrez soigneusement l’eau. Réservez. Poêlez alors, tout doux, les morilles dans une noisette de beurre. Assaisonnez avec volontarisme. Ajoutez un filet d’eau de réhydratation (voir plus haut, banane), laissez évaporer partiellement. Puis liez d’une lichette de crème. Touillez. Goûtez.
Assaisonnez puis poêlez vos steaks hachés à feu dru. Après les avoir retournés, coiffez-les de copeaux de gruyère. Qui va se mettre à fondre, comme un collégien devant l’Origine du monde.
Dorez les buns au four, voire au grille-pain.

Et alors? Ben alors, this is the end (My only friend, the end): Humectez chaque pain de crème, aménagez un lit de pousses de roquette, installez-y des morilles, puis le steak. Refermez. Passez au four ouvert vingt secondes. ET CROUNTCH CROUNTCH CROUNTCH. Oui, trois fois.
Ça, c’est de la coda poétique ou on ne s’y connaît pas.

A sous peu, chers vous

DSC02937.JPGPS. Il n’est pas outrecuidant de boire du vin avec le machin sus-décrit, tout plein même, un vin ferme et vif, épicé et frondeur, rouge et nature, qui te fait dresser les poils des portugaises et écarquiller les orteils de volupté. Par exemple la cuvée La Guerrerie 08 (cot + gamay) du Clos du Tue-Bœuf, sis en Touraine, bords de Loire, France-du-milieu-un-peu- à-gauche-sur-la-carte-routière. Voilà, voilà.

 

Commentaires

Le modèle de l'Origine du monde en fait elle s'appelle Britney.

Écrit par : rose chiffon | 15/02/2010

Non, la citation des Doors ne m'a pas échappé. Même si je cherche encore le lien entre Jim Morrison et la morille. Quelque chose dans le sourire, peut-être?

Écrit par : Yves | 15/02/2010

Je cherche vainement onomatopée exacte qui pourrait retranscrire un tant soit peu le bruit qu'ont fait mes entrailles à la lecture de ce post.

Par contre, je crois pouvoir affirmer sans me tromper qu'une traduction du sens pourrait s'approcher de "FAIM, VIANDE, MIAM, VITE". Grosso-modo.

Écrit par : funambuline | 15/02/2010

On reconnaît Estèbe-le-gourmand qui croque un hamburger avec deux faces garnies de sésame... J'espère que les deux autres parties ne sont pas allées lover le burger de quelqu'un d'autre...! :)

Écrit par : Arnaud | 15/02/2010

Arnaud, que Diable, vous avez donc piqué les mirettes de Super Jaimie? C'est vrai. Mais c'était un accident, un accident, un accident.

Écrit par : Estèbe | 15/02/2010

Très appétissant... je me passerais simplement du pain, du veau et du fromage ;)

Écrit par : Anne-Laure | 16/02/2010

Tu veux que je te dise, ton histoire de morilles m'a fait rire... un burger de luxe... on a du goût en suisse

Écrit par : Eglantine | 16/02/2010

Anne-Laure, c'est une idée ça le burger végétarien sans pain; pourquoi pas?
Eglantine, luxe pas vraiment, le cours de la morille a bien perdu de sa superbe.

Écrit par : Estèbe | 16/02/2010

Pas mal ce hamburger, le seul truc qui me gène c'est l'oeil !
On le mange aussi?

Écrit par : Marie-Hélène | 16/02/2010

Je ne dirai qu'une chose: Gare aux mori-i-i-i-illeuh (sur l'air de "Gare au gorille" évidement!)

Écrit par : antirouille | 17/02/2010

ça se passe comme ça chez Mc Slurp

Écrit par : sophie 13 | 17/02/2010

mais pourquoi donc hacher du veau?
Un militant pour le retour des fourchettes et couteaux et des dents surtout !

Écrit par : jupiter | 17/02/2010

Est ce donc un modèle purement hélevète que ce burger avec deux dessus et sans dessous.....mon dieu mon dieu....enfin nous sommes ravis que la relève burguèrisante soit enfin là après le tragique décédement de louloudanslacuisine....

Écrit par : loulou | 17/02/2010

Bon pour une fois, Jup, laissons pioncer nos crocs. Loulou, on le répète, les deux dessus, c'est un accideeeeeent (voix pleine de sanglots).

Écrit par : Estèbe | 17/02/2010

N'empêche, comme ça, sur le pouce, tu pourrais commander un truc pareil à n'importe quelle heure, ce serait pas si grave.

Écrit par : MamCastor | 20/02/2010

Mon ventre gargouille à la lecture de cette recette, purée, vous me donnez faim, pour l'instant, je m'en vais cueillir une bonne racine de raifort pour me mitonner votre rognon au porto et raifort, une chose à la fois, et l'idée de ce rognon me ravit !

Écrit par : chapot | 22/02/2010

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