24/08/2010

Fraîcheur de féra fumée aux courgettes et glaçons dans la culotte

Salud, les gens biens

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On ne voudrait pas vous raconter nos petites misères. Mais il y a des choses impossibles à taire. Le Dr Slurp s’est fait un gros bobo au sacrum, ou peut-être au coccyx, là en bas où c’est rond, au niveau de la carcasse culière. Comprenez que l’auteur de ces lignes ne peut plus s’asseoir. Il a la lune qui pleure, le joufflu foutu, le tutu en deuil. Parle à ma tête… Forcément, il a dû s’inventer des stratagèmes pour vivre sans gémir. Comme par exemple de quitter le lit à quatre pattes et à reculons, ce qui manque un tantinet de majesté.

La gente médicale, quant à elle, s’est montrée très aimable quoique circonspecte. «Evitez de vous asseoir», a conseillé prudemment la doctoresse. «Asseyez-vous sur des choses molles», a tergiversé le physio. «Mettez-vous des blocs gel pour glacière dans le slip», a tranché l’ostéo. Quelle perspective rafraîchissante! Jamais on n’aurait imaginé se remplir la culotte de glaçons, en dehors des heures de rut bien sûr.

Fort heureusement, ce handicap postérieur n’entrave en rien le hobby favori de Monsieur du Cucassé, mèzigue donc. Soit la cuisine rigolote. C’est debout, et sans grimace, qu’il vous dégaine sa salade de courgettes à la féra fumée et amandes amères, plat lutin autant que tonique, réalisable en quelques minutes et sans se casser les fesses.

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Pour quatre becs en entrée
, remplissez votre panier de quatre radis, trois courgettes, deux petits filets de féra fumée (ou de truite fumée pour nos lecteurs non lacustres), une orange, un citron et quelques amandes amères.
Rôtissez les amandes à la poêle sans matière grasse.
Zestez la moitié de l’orange, blanchissez les zestes quelques minutes.
A l’économe ou à la mandoline (mon petit bambinooooo), détaillez les courgettes en minces rubans. Virez la partie centrale pleine de pépins. Les cochons d’Inde adorent. Au couteau, divisez ensuite lesdits rubans en trois dans le sens de la longueur.
DSC03464.JPGTranchez le poisson en petites bouchées, sans faire de carnage, SVP.
Emincez les radis en rondelles.
Au fond d’un saladier enfin, concoctez une vinaigrette incisive à l’huile d’olive et au jus de citron. Il en faut une bonne dose pour taquiner l'affaire.
Touillez-moi le tout avec souplesse et prudence.

Puis faites sauter le bouchon d’un grand blanc sudiste, un Mas Jullien 2008 par exemple, balèze et vif, classe et impérieux, un jus languedocien comme on s’en slurpe peu au cours de l’existence.

Le tout sans s’asseoir, bien sûr.

Adios

 

Commentaires

ahhhh ! on eu peur que vous vous soyez Louloutisé cette été et que vous disparates completement de la circulation....mais heureusement vous ,vous zetes pas commme cela.... et pour votre séant, pensez donc au bain de siège de mde rika zaraï, cela fait un bien fou.....

Écrit par : loulou | 24/08/2010

Serait-ce à dire que vous vous cassez le "c..." pour nous permettre de casser un grain ?

Écrit par : La Salamandre | 24/08/2010

Achetez-vous un faux derche. C'est un investissement.
Des amandes amères nom de dieu. Ca a l'air bon.

Écrit par : rose chiffon | 24/08/2010

Ton postérieur douloureux ne nuit pas à ta plume. J'en déduis que l'un et l'autre ne se trouvent pas au même endroit.

Écrit par : Anne-laure | 24/08/2010

Quelle compassion vos deux soignants ont pour vous conseiller de vous asseoir sur des choses molles ! Vous avez là deux esculapes qui ne sont pas des veaux.

Ouais ! La cueillette des olives en basse Provence est vachement compromise cette année aurait dit Balladur !

@ Loulou,
Les bidets Rikaka© ça raye toute une partie du corps. Partie que Jérome, l'abbé Chamel et la morale m'interdisent de slurper ici. Donc vous n'allez tout de même pas conseiller à Estèbe ce funeste bidule !

Écrit par : Benoît Marquis | 24/08/2010

Tant que le siège de la raison n'est pas celui du goût, tout espoir reste permis.

Pour cette recette, n'ayant pas de cochon d'Inde, j'utiliserai mon chat (désolé, je ne m'en lasse pas).

Écrit par : Patrick CdM | 24/08/2010

On aurait pu attendre une recette de nouilles, dont, vu vos malheurs, votre séant n'est visiblement pas bordé.

Écrit par : Yves | 24/08/2010

Otez-nous d'un doute, très cher,
Ce s'rait-y le Domaine de Souch de la recette précédente, dont vous auriez peut-être abusé, qui vous aurait conduit à cette extrémité ; nous écrire sans vous assoir, il faut tout de même le faire. Remarquez que dans votre beau pays (si, ne vous connaissant pas, je vous situe en Suisse : inférence de TDG je pense) certaines Abbayes doivent (comme certain Carmel dans notre douce France [enfin douce... à voir encore]), doivent bien encore fabriquer des coussins de plumes d'oie voire même d'eider. Oui Oui pour les couettes d'hiver... Alors votre petit poster tuméfié, sur de la plume, vous pourriez vous faire pardonner quelques mois d'absence ! Non ?
Un lecteur qui vous lit depuis quelques temps et qui n'avait pas encore trouvé une bonne raison de vous écrire. Mais un QKC, si cela ne se fête pas (tout de même !!!) ça peut se plaindre.
Michel de Lyon.

Écrit par : Michel HURIAUX | 24/08/2010

La plume d'oie ne chatouille-t-elle? Je pourrais donc rire de mon malheur arrière. Excellente suggestion. On s'en va traquer le pouf carmélite de ce pas.

Écrit par : Estèbe | 25/08/2010

Je compatis et souhaite un retour aux affaires sans coup férir au bon doc'.
Bien à vous !

Écrit par : Bil Murche | 25/08/2010

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