31/08/2010

Le carpaccio bicolore de pêches qui te la file (la pêche… hum)

Bien le bonjour, les bufflons hirsutes

DSC03495.JPG

Il faut parfois savoir citer ses sources sous peine de faire laver le museau à la prochaine réunion des pochtrons non anonymes. Ben voilà: cette recette-là, on l’a piqué. Oui.
On l’a piqué au grand Renald, qui vend des chouettes jajas naturels dans son bar à vin. Et fait à manger parfois aussi, à la tête du client et du marché, à l’humeur et à l’instinct. Renald, il fait drôlement bien à manger, même. Des trucs qui font mouche, simples et justes, modestes et mirobolants. L’autre soir, dans sa cuisine grande comme une boîte de préservatif, il a ainsi mitonné plein de choses formidables. On ne se souvient pas de tout avec une clarté éblouissante. Disons qu’il faisait sombre sur la terrasse. Mais il y a une recette qu’on a illico essayé de photocopier. Celle du carpaccio de pêches à la mozzarella di buffala. Traduisez mozzarella de bufflonne, qui n’est autre que la chérie du buffle, et la maman du bufflon aussi. Bien jolie famille que voilà.

DSC03486.JPG


DSC03458.JPGBref, pour trois purs esprits en entrée, expédiez une pêche blanche et une pêche jaune bien fermes au frigo, qu’elles raidissent un tantinet.
Taillez en tranches fines. Qu’il s’agit de disposer ensuite sur un plat plat en rosace bicolore. Vous suivez? Coiffez de basilic haché, de virgules de céleri branche (très important, pour le gnac, tant gustatif que tactile), et de gros dés, voire de quart de boules, d’une vraie mozzie bien crémeuse.
Poivrez à donf ‘. Salez à la fleur de sel. Puis arrosez d’une huile d’olive ardente et fruitée. Une discrète tombée de piment des squelettes, et voilà le boulot.

Il serait certes préjudiciable de ne pas boire un coup avec cette fantaisie-là. Essayez donc le pétillant naturel de Sieur Puzelat. Dans ce pif-là, ya des bulles originelles, de la minéralité, du fruit, de la vie et tout ça. Mais pas de sucre. Ouf.

A tout soudain

Commentaires

Ca fait quand même trois fois de suite que j'aimerais ça beaucoup. Vous recevriez la reine d'Angleterre bientôt que vous ne vous y prendriez pas autrement.

Écrit par : rose chiffon | 31/08/2010

Nous fréquentons décidément les mêmes (bonnes) adresses. Le bonjour de Marius.

Écrit par : M.Rouier | 31/08/2010

Trsè frais, très simple, très bien. Adopté et dès ce soir.

Écrit par : anne-laure | 31/08/2010

Poser une pêche dans la mozarrella, c'est divin... Désolé, je n'ai rien trouvé de mieux ;))))

Écrit par : Gina | 31/08/2010

Au coin, Gina! On a aussi un Renald par ici, petits plats et petits crus. Le seul endroit fréquentable du bled. Bravo pour le carpaccio.

Écrit par : Sophie 13 | 01/09/2010

préparé hier soir ! très bon, très bonne idée qui a réussi à me faire manger du céleri

Écrit par : camille | 01/09/2010

Oh oui qu'il était bon ce carpaccio au Marius, et tout ce qui a suivi aussi. C'est vrai qu'il faisait de plus en plus sombre mais un grand moment pour les papilles, avec la cuisine de Renald et les vins de l'Anglore...

Écrit par : Jérôme C. | 02/09/2010

En effet, trois purs esprits absolument délicieux en entrée.

Écrit par : rose chiffon | 03/10/2010

Quelle pêche ce virevoltant docteur !
Quand le loup se ride, tu wok on the lux side.

Indice : Le fils de la famille Plus d'beurre dans le frigo.

Écrit par : qui suis-je ? | 03/10/2010

Les commentaires sont fermés.