27/10/2010

Quoi, tu ne connais pas le sprunch et le McWedding?

Quoi, tu ne connais pas le sprunch et le McWedding?

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La modernité culinaire nous étonnera toujours. Il faut la suivre. Et elle va vite, la crapule. Sont ainsi apparus ces dernières semaines deux concepts furieusement contemporains, qu’il va bien falloir apprendre à tutoyer sous peine de passer pour le dernier des ringards à moustache et bigoudis. Nul n’en a envie, pour sûr.
Ce sont le sprunch et le McWedding. Oui, Germaine. T’as bien lu dessus ton écran.

Commençons par le premier (boudu, c’est beau ce que j’écris aujourd’hui),  qui n’est autre que la stupéfiante contraction de spa et de brunch. Le brunch étant déjà l’étreinte de lunch et de breakfast. Et le spa le nom d’une bourgade belge où, dit-on, les romains se balnéothérapaient comme des loutres en rut.
Euh… où en étais-je ? Ah oui, le sprunch, que proposent depuis peu quelques établissements urf et in, disséminés dans les capitales occidentales. Il s’agit donc de bruncher en se payant un spa. D’avaler ses œufs brouillés en dégoulinant dans le jacuzzi. De mastiquer son bircher dans un bain à remous plein d’huiles essentielles. C’est exquis. C’est branché. C’est pas donné, bien sûr. L’addition, même qu’elle te sprunche le porte monnaie, paraît-il.

Quant au McWedding, il pourrait un de ces quatre débarquer chez nous. Et on en tremble d’effroi jusqu’en bas dans le boxer. C’est à Hong Kong que ça se passe pour le moment, où une succursale de McDo s’apprête à lancer un service d’épousailles rapides. Oui, des fast noces, arrosées de ketchup, avec Big Mac et barquette de frites congelées en option. Sans oublier Ronald (son sourire gore, sa tignasse débile) dans le rôle de l’abbé. Petits prix, certes, à condition de réunir cent convives minimum. Le McWedding, parfaitement. Pinch me, i’m dreaming.
Mais gare à la nuit de noce. Car mariage vite célébré, mariage vite consommé.
Hi, hi. Trop drôle, la conclusion.

Tchou

Commentaires

et la photo c'est le
" Mc and Pise "
après consommation ?

Écrit par : angevain | 27/10/2010

M'étonnerais pas que le Coca joue le rôle du vin de messe.

Écrit par : Camille | 27/10/2010

J'aime bien le passage sur les loutres en rut. On en parle trop peu.

Écrit par : sophie XIII | 27/10/2010

Ça n'est pas nouveau le sprunch, ça fait plus de trente ans que quotidiennement je fais trempette dans de la blanquette de Limoux en croquant du crémant Sprüngli 64 %. Et ça te donne une pêche du tonnerre de dieu !
Sûr que Ferran Adrià** va nous déstructurer tout ça pour Noël qui tombe cette année, le 25 décembre.
** Note pour les initiés : le grand chef de Barcelone a réussi à déstructurer un schabziger, avec l'aide de la protection civile bien sûre.

Écrit par : Benoît Marquis | 28/10/2010

1 - toujours pas trouvé de " schabziger " sur le marché...
2 - Si on " déstructure " ! pourquoi pas,
Noël...
le 29 février ?
3 - toujours plaisir à vous lire,
Mais, Las...
Bonne fin (faim...) de nuit

Écrit par : angevain | 28/10/2010

@ angevain,
Pas étonnant qu'on ne trouve pas le machin sur les marchés populaires, la concentration de population y est trop grande, aucun commerçant n'ose prendre ce risque.
Vous pouvez tout de même essayer de vous en procurer sur les marchés de Corse, ou alors dans certaines armureries clandestines, mais je n'ai pas d'adresses dans votre région.
Désolé.

Écrit par : Benoît Marquis | 28/10/2010

Merci pour l'info, je saurai quand l'affreux me dira "Chérie, on va spruncher?"

Écrit par : Cocotte | 28/10/2010

@ Cocotte...
celui qui te dis celà...(dans le texte)
l'affreux me dira "Chérie, on va spruncher?"

est un - emmerdolocuteur -
NA

@ Benoît,
Dès ce bon matin (le 30 donc ) "re ré attaque "le marché, mais là, je vais sur un marché " chic " (et plus onéreux...) , pas - populaire -

Pour la Corse, je vais attendre

Écrit par : angevain | 29/10/2010

Mariage vite consommé, mariage vite terminé (et dîner de noce vomi ?)

Écrit par : Tiuscha | 31/10/2010

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