16/11/2010

Nous sommes tous des poireaux (aux noix et gouda)

 

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Bien le bonjour, les aminches

On aurait vraiment adoré commencer ce billet avec une maxime intrigante autant que décapante genre… nous sommes tous des poireaux.
Déjà, ça te l’aurait coupé.
Après ça, on aurait adoré broder la métaphore avec des trucs genre: nous avons tous une longue tige blanche. Et les cheveux verts. Et des poils sous les pieds.
Là, t’aurais souri, peut-être, en te disant: quel poète cet Estèbe!
On aurait adoré démarrer ce billet avec brio, érudition et audace. Mais tout le monde n’est pas Fénélon, Jean-Pierre Pernaud ou Maître Capello. L’analogie des hommes et des poireaux, on a beau phosphorer comme un malade, ben, ça ne marche pas. Mais alors, pas du tout.

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Du coup, contentons-nous de bricoler, en toute modestie, ces poireaux vinaigrette aux noix et vieux Gouda (recette vaguement pompée à un grand dadais gérant d’un zinc cool), qui sont notoirement bien meilleurs qu’excellents, ce qui va péter loin dans l’échelle de la satisfaction buccale.


DSC03727.JPGComptez deux poireaux par âme à table. Virez le vert. Taillez en biseau des tronçons confortables. Nettoyez à grande eau. Et expédiez à la vapeur un bon moment, que le poireau s’attendrisse velu.

Touillez-moi une vinaigrette corsée à l’huile de noix (non pas de moutarde, pitié, ce n’est pas que j’aime pas, mais c’est pas bon).


Ecrabouillez quelques cerneaux au pilon. Taillez des copeaux dans un vieux gouda de caractère, venu tout droit de l’autre pays du fromage.


Puis mouillez
les poireaux de vinaigrette, coiffez de cerneaux et fromage, avant de taquiner le tout d’un tour de moulin à poivre et d’une pincée de fleur de sel.

Emerveillez-vous, enfin, du subtil glissando chromatique autant qu’automnal qu’offrent le brun bistre de la noix, le vert tendre du poireau et l’orangé batave du gouda.
C’est beau comme le dessus-de-lit en patchwork de Tante Ginette.

Tchou

PS: Le conseil de Jacky le sommelier: avec ce plat, il faut boire du vin.

Commentaires

Alors, si c'est permis de boire du vin avec, je veux bien en manger, de ce plat. Et pourquoi pas un Beaujolais nouveau? Mettez les poireaux au frigo, je repasse jeudi!

Écrit par : olif | 16/11/2010

Du Beaujolais ? Oui, mais de 2009 et des précédents.
Du nouveau ? Ce sera pour l'automne prochain.
Santé Olif !

Écrit par : Benoît Marquis | 16/11/2010

Et pendant ce temps là, Hercule poireaute !!
J'adore le conseil pointu de votre Jacky, c'est du Quartz !!
http://www.youtube.com/watch?v=wQTmLBuGR8k

Écrit par : docadn | 16/11/2010

L'autre pays du fromage!
Le truc orange genre Casimir?
Rêve je?

Écrit par : Marie-Hélène | 16/11/2010

Si...
je dois appendre, par la " Tribune " le poireau vinaigrette,
- même (aux noix et gouda)
je vais poser devant " le F.. M.. " le weekand
A l'est, rien de nouveau ???

Écrit par : angevain | 17/11/2010

Un vrai bâtard orangiste du poireau noyé dans la gadoue ce plat-là, comparé au précédent qui m'avait enjoué.
J’fais quoi demain ?

Écrit par : Benoît Marquis | 17/11/2010

Houuuu... on sent comme un doute, là. Sachez, mes adorables potes connectés, que le vieux gouda, affiné avec amour et rigueur, est au gouda de supérette, caoutchouteux et insipide, ce que le piment d'Espelette est au yaourt aux fraises à 0% de matière grasse. Une bombe donc, à la texture de palimpseste et à la folle saveur corsée. Le vieux gouda mériterait même son inscription au patrimoine mondial de l'Unesco, entre les Pyramides et la momie de Bocuse. Na!

Écrit par : Estèbe | 17/11/2010

Bien d'accord avec votre commentaire sur le vieux Gouda cher Estèbe ( pas forcément facile à trouver sous nos latitudes maybe). Pas d'accord par contre avec votre position en ce qui concerne la moutarde: moi j'aime la moutarde dans la vinaigrette et je le revendique. Surtout d'ailleurs dans une vinaigrette destinée à des poireaux, noble destinée si il en est.

Écrit par : Marcolino | 17/11/2010

J'adore tes poireaux!

Écrit par : Eol | 17/11/2010

J'approuve le vieux gouda aussi bon que le parmiggiano staggionato et je retiens cette petite recette dans mes filets pour un jour où je n'aurai plus de riz à risotto!
Quoique risotto aux poireau, gouda et noix, ça m'irait bien!

Écrit par : mamina | 17/11/2010

Marco, visez Bruant, Halle de Rive. Y'en a.

Écrit par : Estèbe | 17/11/2010

Hou Dodcadn, on n'avait pas cliqué sur le lien du diable. Terrible. Vite Jacky, à boire!!!!

Écrit par : Estèbe | 17/11/2010

Je mettrais de la moutarde à l'ancienne, qui n'émulsionne pas pareil. Parce que ce qui est vilain c'est la couleur et la texture de la vinaigrette à la moutarde, pas le goût. Enfin pas ici. On a déjà délocalisé pour moins que ça, comprenez.

Écrit par : rose chiffon | 17/11/2010

? yaourt aux fraises à 0% de matière grasse.
Ben, y'a pas de matière(s) grasse(s) dans les fraises... chez nous !
et pis,
Bocuse (cuisine moderne) "I sera pas - momifié - "
mais
Plastiné...(de plastination...)

Bon je me vais me remettre au " lait ribot "
avant de voir des éléphants roses
et cuisiner, ce soir (cette nuit, chez vous il est tard...)
une soupe" poireaux pommes de terre "
NA

Écrit par : angevain | 17/11/2010

Bruant, j'y cours, merci du conseil.

Merci Rose Chiffon. je retiens le commentaires sur la qualité de l'émulsion de la moutarde à l'ancienne. On pressent l'expérience velue comme dirait notre ami Estèbe. Pardonnez moi Rose, on se comprend, l'expérience est velue, pas vous.

Écrit par : Marcolino | 19/11/2010

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