29/11/2010

Les ballottines de pestragon et le code secret


Bien le bonjour, les cryptographes

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Tu as toujours cru que ton cerveau épelait les lettres à l’intérieur les mots pour piger de quoi qu’on cause dans un texte. Ben non. L’ingénieuse cafetière humaine semble capable de capter à peu près n’importe quoi du moment que la première et la dernière lettres restent à leur place. Le milieu peut être un boxonou sans nom, la plupart des gens pige tout quand même. Un exemple?

Si vuos pvueoz lrie ccei, vuos aevz asusi nu dôrle de cvreeau. Seleuemnt 56 porsnenes sur cnet en snot cpalabes. Je n'en cyoaris pas mes yuex mias je sios cabaple de cdrpormendre ce que je liasis. C’est le povuoir phoémanénl du crveeau huamin, bbay.

Rigolo, non? A présent un gag subtilement crypté.

Jsute au memont où le dinteste se pneche sur une pitaente pour la siogner, il
sursuate:
- Excsuez-moi, mamade, mias ce snot mes tistecelus que vuos tneez!
- Je sias, ropénd la pitaente. Nuos alolns tuos les duex fiare bein
attinteon de ne pas fiare mal à l'atrue.

DSC03778.JPGWarf.

Certes, on aurait pu te refiler une recette entièrement rédigée en charabia. Mais contentons-nous aimablement de l’intitulé. Voilà donc des bollattines firçaes au pseto d’estargon.
Hum… tu entraperçois ce qui va se passer en cuisine?
Non? Tant pis.

Pour le pesto d’estragon
(ou pestragon pour les intimes). Zestez un citron vert. Expédier les zestes avec un peu de sucre et un filet d’eau au fond d’une casserole. Laissez caraméliser pépère jusqu’à évaporation de l’eau.

Dans le bol du mixer, tassez un bouquet d’estragon équeuté, une demi-gousse d’ail dégermée, quelques noisettes préalablement concassées, une bonne lichette d’huile d’olive, un filet de citron, sel, poivre. Vroumvroumez. Goûtez. Rectifier. Puis ajoutez les zestes.

Pour les ballottines. Ouvrez de gros blancs de poulet bio dans le sens de la longueur façon portefeuille. Garnissez de pesto. Refermez le blanc sur lui-même. Assaisonnez. Roulez le blanc dans un océan de graines de pavot puis dans un film plastique, bien serré genre saucisson, en entortillant et liant d’un nœud chaque extrémité.

Cuisez dans le panier vapeur, un gros quart d’heure (ou plus en cas de poulette de compétition). Puis découper en rouelles riantes, avant de servir avec une verdure bien relevée. Et un Saint-Péray, tendu, nature et parfumé, celui de la respectable maison Les Champs Libres par exemple.

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Violà, les gnes, à pluoche

23/11/2010

Genève, ses marchés, Dieu et Mèzigue

Coucou les filles,

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Tenez, demain, si vous passez devant une librairie genevoise, ce qui peut arriver à quasi n'importe qui, ou presque, n'oubliez pas de débourser quelque mitraille pour acquérir Genève et ses marchés (ed. Glénat). Bouquin à vocation locale mais à ambition cosmique, mirifiquement illustré par le pote Olivier Vogelsang et rédigé par mèzigue 1er, d'une plume que l'on dit primesautière.

Bon, je dis ça, je dis rien.

Tchou

PS: Oui, l'autopromo est un genre littéraire exigeant.

PS2: Ben justement: dédicace samedi matin 9h-midi, chez Bruand, Halle de Rive, Genève, Suisse de l'Ouest... ça, c'est fait

 

22/11/2010

Le parmentier orange et violet qui te fait voir la vie en rose (pfff, c’est d’un kitch)

Bien le bonjour, les cokinous

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Mauvaise nouvelle: le Dr Slurp commence à yoyoter de la touffe. Peut-être que c’est l’âge. Peut-être l’abus de jaja de contrebande. Peut-être l’hiver qui lui engourdit le cervelet. Une chose de sûre, il a la cafetière qui s’émaille. Tenez, l’autre jour, le cœur frétillant et le moral tintinnabulant, il concocte un énorme Parmentier bicolore de courge et patates vitelotte. Avec du cochon et du bœuf mijotés au porto et kamoun dedans. Le genre de plat coquin et joufflu, qui te transforme une table guindée en foire aux bestiaux éméchés. C’est bon. C’est chaud. C’est crapuleux.

Le seul hic, c’est que ce crétin de Dr Slurp avait totalement oublié que…

1/ Il t’avait déjà cuisiné un parmentier en pyjama de bagnard (aïe).

2/ Il t’avait déjà bricolé un gratin avec les mêmes légumes, et il y a quelques jours à peine (ouille).

Plus ça va, moins ça va, je te dis.
D’ici Noël, le Dr Slurp roulera des yeux dedans leurs orbites en ânonnant des insanités en sanskrit. Faudra appeler René le proctologue, Jacky l’exorciste et Brigitte la rebouteuse.


Mais bon. La cuisine n’est-elle pas un exquis recommencement sur la suave mélodie de la gourmandise?

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Pour un Parmentier de courge et vitelotte susceptible de combler cinq adultes consentants, il nous faut 500 grammes d’échine de porc, 500 grammes de ragoût de bœuf, un kilo de courge, un kilo de pomme de terre vitelotte (celle qui est toute violette), du porto, une carotte, du fond de veau, un bouquet garni, du kamoun, des graines de courges et du gruyère râpé. Entre autres.

Hachez grossièrement les viandes (quand il reste des morceaux, c’est plus fête encore, c’est comme ça, c’est statistiquement prouvé). Faites dorer deux gousses d’ail émincées et une échalote au fond d’une cocotte. Ajoutez les viandes et une carotte taillée en brunoise. Touillez. Puis mouillez avec un demi-déci de porto et un verre de fond de veau. Assaisonnez. Saupoudrez de kamoun (cumin moulu). Immergez le bouquet garni. Et hop, laissez glouglouter à couvert deux heures et demie. Voire plus.

Epluchez
et taillez patates et courge en cubes. Cuisez-les à l’eau dans deux casseroles. La courge s’attendrit presto. Essorez longuement après cuisson. La vitelotte, plus coriace, exige un brin de patience. Ecrabouillez enfin à la fourchette l’une et l’autre. Mixez, séparément toujours. Puis liez vos purées avec un peu de crème fraîche et de lait, jusqu’à texture onctueuse. Râpez y un brin de muscade. Assaisonnez. Goûtez. Et souriez.
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Montez
enfin votre parmentier en commençant par une couche de viande bien mouillée de jus, puis une couche de patate, une couche de viande bien mouillée, une couche de courge, etc. Parvenus au sommet de l’échafaudage, dessinez un motif géométrique avec les deux purées. Quelque chose d’élégant et de postmoderne. Coiffez de graines de courge et de gruyère râpé.
Enfournez à four chaud pour une demi-heure.
Et toc.

Dès lors, il n’est pas stupido de faire sauter le bouchon d’un Petit Duc 2008, riante cuvée du Mas Foulaquier, propriété sise au nord du Pic St-Loup. Un rouge de fruit, de soleil et de vie. L’une de nos tocades récentes aussi, qui pourrait bien grimper sur notre podium des vins les plus slurpiques de l’an de grâce 010.

Tchou

18/11/2010

"J'ai connu une Polonaise qui en prenait au petit déjeuner"

Coucou, les Tatas flingueuses

Aujourd'hui, c'est ciné.

Rien que pour vous, sacrés veinards, une scène de cuisine culte, qui n'a rien perdu de sa fraîcheur poétique. Hips.

- On n'est quand même pas venu beurrer les sandwichs?

- Pourquoi pas? Les tâches ménagères ne sont pas sans noblesse...

 

16/11/2010

Nous sommes tous des poireaux (aux noix et gouda)

 

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Bien le bonjour, les aminches

On aurait vraiment adoré commencer ce billet avec une maxime intrigante autant que décapante genre… nous sommes tous des poireaux.
Déjà, ça te l’aurait coupé.
Après ça, on aurait adoré broder la métaphore avec des trucs genre: nous avons tous une longue tige blanche. Et les cheveux verts. Et des poils sous les pieds.
Là, t’aurais souri, peut-être, en te disant: quel poète cet Estèbe!
On aurait adoré démarrer ce billet avec brio, érudition et audace. Mais tout le monde n’est pas Fénélon, Jean-Pierre Pernaud ou Maître Capello. L’analogie des hommes et des poireaux, on a beau phosphorer comme un malade, ben, ça ne marche pas. Mais alors, pas du tout.

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Du coup, contentons-nous de bricoler, en toute modestie, ces poireaux vinaigrette aux noix et vieux Gouda (recette vaguement pompée à un grand dadais gérant d’un zinc cool), qui sont notoirement bien meilleurs qu’excellents, ce qui va péter loin dans l’échelle de la satisfaction buccale.


DSC03727.JPGComptez deux poireaux par âme à table. Virez le vert. Taillez en biseau des tronçons confortables. Nettoyez à grande eau. Et expédiez à la vapeur un bon moment, que le poireau s’attendrisse velu.

Touillez-moi une vinaigrette corsée à l’huile de noix (non pas de moutarde, pitié, ce n’est pas que j’aime pas, mais c’est pas bon).


Ecrabouillez quelques cerneaux au pilon. Taillez des copeaux dans un vieux gouda de caractère, venu tout droit de l’autre pays du fromage.


Puis mouillez
les poireaux de vinaigrette, coiffez de cerneaux et fromage, avant de taquiner le tout d’un tour de moulin à poivre et d’une pincée de fleur de sel.

Emerveillez-vous, enfin, du subtil glissando chromatique autant qu’automnal qu’offrent le brun bistre de la noix, le vert tendre du poireau et l’orangé batave du gouda.
C’est beau comme le dessus-de-lit en patchwork de Tante Ginette.

Tchou

PS: Le conseil de Jacky le sommelier: avec ce plat, il faut boire du vin.

12/11/2010

Les joues de cochon à l’orange ou la recette du bonheur en trois plombes

Bien le bonjour, les porcelets ravis
 

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Le bonheur, c’est simple comme un coup de fil, disait naguère une pub pour les Télécoms. Ben non. Même pas vrai. Tout dépend du coup de fil. On en connaît qui se sont fait virer, larguer, harceler, lobotomiser, étriper, crumbelisés même, par un simple coup de fil. Pas toujours bon, le téléfon.
A vrai dire, le bonheur, c’est simple comme…
Un coussin péteur soigneusement planqué sous le fauteuil de votre chef de service, celui qui manque un brin d’humour. Gros, le brin.

L’enlèvement de Sarah Palin par des chirurgiens extraterrestres (et de toutes les bigotes frappadingues du Tea-Party avec) en vue d’examen approfondi des recoins putrides de l’âme humaine.

Un barbu au regard doux qui se met à jouer du blues comme un sauvage, là devant vous, sur sa guitare vintage, avec un son gros comme un building et un feeling de diable.

Une lueur de lubricité complice qui se met à luire dans la pupille de l’être convoité en silence depuis des lustres. Genre, c’est OK, darling, right now.

Une joue de cochon à ce point mijotée, qu’elle fond dedans votre cavité buccale et y dégageant une cascade de parfums acidulés autant qu’exquis.

Z’avez vu la transition?

Pour réaliser cette couillonnissime quoiqu’affolante recette de joues de porc mijotées à l’orange, il nous faut trois joues par personne (ce qui nous fait un cochon et demi, quand on y songe), deux oranges, une mignonnette de Cointreau, des épices, un bon fond de veau artisanal (par de merdouille en poudre, je vous en conjure à genoux et la larme à l’œil), deux carottes, deux brins de céleri branche et une chouette polenta pour jouer les garnitures moelleuses.

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Zestez une demi-orange puis pressez-la. Pressez l’autre aussi. Blanchissez les zestes deux minutes dans de l’eau frémissante.
Dans une boule à thé, tassez une feuille de laurier, deux clous de girofle, un demi-brin de romarin et quelques graines d’un poivre aromatique venu de très loin avec SwissAir.
Faites dorer les joues au fond d’une cocotte dans une lichette d’huile d’olive. Réservez. Faites blondir deux échalotes et une gousse d’ail émincées dedans ladite cocotte. Ajoutez la viande. Assaisonnez. Mouillez avec un déci de fond de veau, le jus d’orange et une giclée de Cointreau. Immergez la boule à thé. Couvrez. Laissez glouglouter tout doux environ trois plombes.

Ce qui vous laisse le temps de songer au bonheur, un concept total ringard et réac inventé par la CIA pour endormir la vigilance du petit peuple opprimé.

DSC03748.JPGUne demi-heure avant le miam, déposez sur la viande les zestes, ainsi que les carottes et le céleri, les uns et l’autre artistiquement et respectivement émincés en rondelles et virgules. Quand les légumes sont tendres, rectifiez avec vigueur d’une pincée de sel vengeresse ou d’un tour de moulin à poivre flamboyant. Puis servez avec la polenta, et un vin du Piémont, oui du Piémont, un Gattinara racé et profond, ça change, ça fait exotique, ça te chavire la bouche.

Bye, bye love

PS: Mais que fait ce briquet d’un goût déplorable à côté du cochon? Hein? Ben, il passait par là. Chez les Slurp, on sait accueillir les gens et les objets, aussi indécents soient-ils.

 

08/11/2010

Voilà comment j’ai foiré mon crumble

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Messieurs Mesdames, applaudissez les débuts de Petit Corps Sain, le culino-slammeur qui monte (et qui descend).
En avant-première cosmique, oyons son nouveau titre intitulé Voilà comment j’ai foiré mon crumble.

Envoie le beat, Jacky.
Poum, tchak, poum, tchak...

 

Aux fourneaux, chéri, je suis un genre de phénix
Je tambouille, je mijote, je cocotte, je flamboie
Au feeling, à la louche, sans grammage fixe
Pour l’arithmétique, ne comptez pas sur moi

Il aurait peut-être fallu se montrer plus humble
Voilà comment j’ai foiré mon crumble

L’autre jour, une fulgurance me frappe l’occiput
Un gratin de poireaux au roquefort et noisettes
Avec un crumble salé en guide de huppe
Sitôt rêvé, sitôt fait, je bricole la recette

Le croustillant des Anglais, c’est vraiment la jungle
Voilà comment j’ai foiré mon crumble

Du beurre, de la farine, et au pif comme d’hab’
Crumbéliser des porreaux, un jeu de môme
Hop, hop, Dr Slurp se prend pour un nabab
Il mitonne sans balance ni vade-mecum

Dans la cuisine, la radio passait les Bangles
Voilà comment j’ai raté mon crumble

Le gratin était sec comme Gobi au mois d’août
Le crumble collait comme un vieux chewing
Pire qu’un plat du jour au restoroute
La prochaine fois, je tricoterai un pudding

Il aurait peut-être fallu se montrer plus humble
Voilà comment j’ai foiré mon crumble
Voilà comment j’ai foiré mon crumble
Voilà comment j’ai foiré mon crumble
Voilà comment j’ai foiré mon crumble

Bis repetita placent


PS : Va trouver des rimes en français avec crumble. Sacrée galère, je te jure.

01/11/2010

Jambalaya ou la paella du bayou rien que pour vous


Bien les bonjour, les têtes de gumbo

 

Tiens l’autre jour, alors qu’une armada de gulus hirsutes débarquait à la maison avec la ferme intention de s’en mettre plein sous le plastron, on s’est mis en tête de bricoler un gros jambalaya. Soit la recette fétiche des Cajuns. La brûlante paella du bayou. Le slurp du dimanche de tous les Acadiens et toutes les Acadiennes (vont sauter, vont danser sur le violon).

C’est là un mets solide autant qu’ardent. Et un mot qui sonne délicieusement exotique à nos esgourdes européennes. Son origine déchire d’ailleurs la Faculté. Certains le disent issu de «Djembé halal» (un tambour consommable par les musulmans), étymologie franchement tirée par les poils du derrière de l’alligator de ta voisine. D’autres y voient une déformation créole de «jambe à l’ail», insulte créole au sens obscur et probablement obscène, aujourd’hui tombée en désuétude.


Bon, je dis ça, je dis rien.

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Pour six cadiens affamés, il nous faut trois verres d’un riz rond pour paella (bomba par exemple), trois saucisses espagnoles piquantes, quatre tranches de lomo assez épaisses, un talon de jambon cuit fumé, six brins de thym frais, un bouillon de volaille, une livre de grosses tomates charnues (viiiite, c’est la fin), une belle branche de céleri, trois poivrons, un petit piment, 700 grammes de grosses crevettes crues décortiquées et un litre de moules. Plus divers aromates, que vous allez découvrir, haletants, en dévorant les lignes palpitantes que voilà.


Tranchez le lomo et le jambon en cubes, les saucisses en rondelles. Faites revenir le tout à feu dru dans un plat à paella. Ou, à défaut, dans une cocote. Que dore la charcutaille! Réservez.
Epongez le fond du récipient. Balancez-y une bonne lichette d’huile d’olive. Faites dorer deux échalotes et deux gousses d’ail hachées.

Intégrez ensuite la branche de céleri, les poivrons, le piment; le tout émincé bien sûr. Plus le thym effeuillé, une cuillère à café de clous de girofle moulus, deux feuilles de laurier et quelques gouttes de Tabasco. Salez. Laissez crépiter dix minutes, en shakant le tout d’une spatule athlétique.

Intégrez les tomates, préalablement pelées et épépinées. Laissez compoter dix minutes de plus.

Pendant ce temps, lavez les moules, faites-les s’ouvrir, dans une casserole à couvert dans un demi-verre de blanc.
Rincez les crevettes. Préparez le bouillon.

DSC03712.JPGExpédiez le riz dans le jambalaya, remuez avec véhémence, et mouillez avec un verre de bouillon. Attendez que le liquide soit absorbé. Puis mouillez à nouveau, jusqu’à ce que le riz se montre tendre mais encore un tantinet croquant à cœur. Ajoutez la viande. Touillez. Ajoutez les crevettes, laissez-les rougir à couvert. Ajoutez les moules. Goûtez. Touillez. Regoûtez. Rectifiez. Retouillez etc.

Servez enfin, en hurlant d'une voix de fausset la chanson idoine:

Jambalaya, a-crawfish pie and-a file gumbo
'Cause tonight I'm gonna see my ma cher amio
Pick guitar, fill fruit jar and be gay-oh
Son of a gun, we'll have big fun on the bayou.


Bonsoir

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PS: Buvons donc un rouge venu de ce côté-ci de l’Atlantique avec cette platée néo-orléanaise. Par exemple la plantureuse cuvée La Gérine 2009 du Domaine de la Ferme St Martin, installée dessus les Côtes du Ventoux. Un pif nature de chez nature, plein de fruits mûrs et de rondeurs affriolantes, qui tient tête pépère au feu cajun. Et en rigolant avec ça.