01/04/2011

L’étreinte matinale et les crevettes à l’ours

Coucou!

DSC04049.JPG



Eloignez les mômes du poste. La gag qui suit suinte d’érotisme.

Un matin, un monsieur se lève, tout chiffonné de sommeil, puis se dirige, tel le zombie en pyjama, vers la cuisine pour se siffler presto un café.
Sa femme est justement en train de se préparer des œufs à la coque. Vêtue d’une très brève nuisette couleur chair, elle se retourne vers lui, une flammèche lubrique luisant dans la pupille. «Chéri, s’il te plaît, prends-moi là, sur la table, tout de suite», lui souffle-t-elle, les yeux déjà mi-clos, d’une voix rauque qui en dit long (n’importe quoi).
L’époux, stupéfait, s’exécute.
Une fois l’affaire achevée, la dame remet de l’ordre dans son pas-grand-chose de satin et retourne à ses œufs. Son mari, toujours abasourdi, bégaie: «Mais Belette??? Qu’est-ce qu’il t’arrive ce matin???» Sans se retourner, elle répond: «J’ai cassé le minuteur
Spirituel, n’est-il pas?

Sans transition et pour l’agrément de vos papilles chatouilleuses, voilà le méli-mélo de crevettes et fèves à l’ail des ours et basilic, la recette light et drôle que t’attendais sans le savoir depuis le jour de ta naissance. Voire avant.

Pour deux personnes et demi aux appétits notables quoique standards, payez-vous 400 grammes de grosses crevettes crues, six brins d’ail des ours, six brins de basilic, deux branches d’oignon frais et 500 grammes de fèves.

Ecossez les fèves. Blanchissez deux minutes. Rafraîchissez et dérobez (ce qui signifie extraire la graine de sa gaine, banane). Réservez.

Décortiquez les crevettes. Rincez. Puis tranchez l’abdomen dans le sens de la longueur, en prenant soin de virer cet intestin jaunâtre si disgracieux.

Emincez l’ail des ours, l’oignon et le basilic. Zestez un demi-citron. Pressez-le.

Raidissez quelques minutes les crevettes dans le panier vapeur. Ajoutez les fèves dix secondes, juste pour les réchauffer.

Avant de touiller le tout avec précaution dedans un très joli plat avec les herbettes, le jus de citron, les zestes émincés et une large rasade d’huile d’olive de haut vol.

DSC03991.JPGTiens, on vous a débouché une drôle de topette avec ça: l’Ondenc de Bob et Bernie Plageoles à Gaillac, un blanc racé et singulier, intempestif pour tout dire, qui nous rappelle à chaque goulée que le monde bachique est une terra incognita pleine de phénix rieurs.


Veuillez agréer l’expression de mes sentiments les plus velus


PS:
On vous cause de vin blanc et il y a du rosé sur la photo. Oui, c'est du n'importe quoi puissance 16.

PS2: Oups, c'est le 1er avril aujourd'hui. Vous savez quoi? Les Extraterrestres ont enlevé Sarkozy.

Commentaires

Très spirituel, le gag. Tout le contraire de votre amour de cette cochonnerie d'ail des ours. Mais comment faites-vous pour supporter "ces ails (aulx ?) de basse cuisine" ?

Écrit par : Géo | 01/04/2011

bien le bonjour déconneur Sieur Estèbe,

En ce jour de poilade facile et de blagounette marine, votre accouplement entre des crevettes et un plantigrade à forte haleine paraît suspect... Vous êtes démasqué !!

Écrit par : docadn | 01/04/2011

Quel est le rapport (haha) entre le petit ça-va ça-vient du couple et la recette? En tout cas blagounette rigolote, recette alléchante. Mais "l'ail des ours"???

Écrit par : Stéphanie | 01/04/2011

L'ail des ours, très chère, est un cousin sauvage de l'ail tout court, qui pousse en jolis bouquets dans les clairières à cette époque de l'année. Parfum entêtant mais nullement schlingant.
On est fan.
A donf'

Écrit par : Estèbe | 01/04/2011

Ah, mon cher Etsèbe,comme vous etes dans le vent et savez du passé mettre l'Hisoire up to date ! Je vous sais gré d'avoir su utiliser les circonstances de ma création comme préambule a votre recette, qui, par ses fèves, est presque familiale. Vous avez bien appris dans les Ecoles Libres que jamais les autres questeurs ne m'ont appelé Marcus Tullius, en raison de ces grains de beauté que j'avais sur le visage, ailleurs aussi, meme a l'entre-sol, mais par ce surnom ridicule dont je signe. Non pas que la famille se fut enrichie dans le commerce des pois-chiches, comme cette vipère de Plutarque s'est plu a le répéter, mais bien parce que maman fut prise sur la table de la cuisine, par papa, alors qu'elle triait des lentilles. Et pendant cette étreinte qui dura le temps qu'il faut pour cuire des oeufs a la coque, maman ne pensait qu'aux lentilles qu'elle aurait a trier a nouveau.

Écrit par : Cicero | 01/04/2011

Moi je l'aime bien cette blague, j'aime aussi les fèves, les crevettes et les les ours, donc tout va bien!
La blague que j'ai renoncée à écrire à écrire aujourd'hui: "Sarkosy a été élu président de la république", tout le monde trouvait que c'était un peu trop" poisson d'avril"...

Écrit par : Marie-Hélène | 01/04/2011

Merci cher Estèbe. Tester je vais. Signé Yoda du miam.

Écrit par : Stéphanie | 02/04/2011

Tss, dérober, c'est enlever la robe, là vous avez dégainé, comme le monsieur aux oeufs réglés comme un minuteur sur position gonocoque.
A part ça, Plageoles is God.

Écrit par : Patrick CdM | 02/04/2011

Bonne plaisanterie, grivoise mais pas macho. Pour une fois. J'approuve.

Écrit par : Sophie XIII | 02/04/2011

ainsi donc je retiendrai: un petit round hussardo-conjugal pour un œuf coque à point.
Mais Estèbe est désormais tenu de fournir de la même manière le temps de préparation de ses autres recettes!
j'attends ses suggestions pour la cuisson d'un magret rosé , ou même, si on a la forme, pour un gigot de sept heures !!

Écrit par : zebulon | 02/04/2011

C'est une recette édifiante et une histoire appétissante

Écrit par : Yves | 04/04/2011

Pour 2 personnes et demi : vous invitez des demis gluglus ? L'homme tronc ou la femme à barbe (là je m'égare) ? Je veux bien faire l'affaire, même une demi-portion de votre recette me rassasierait.

Écrit par : misa | 04/04/2011

et personne ne s'est insurgé de la faute d'orthographe. bon.

j'ai raconté la blague à mes copains ("oh my god, I broke the minuteur"), et ils ont ri, avant d'essayer de trouver le temps de cuisson des oeufs coques. Pas fastoche.

Écrit par : Camille | 04/04/2011

@ Camille
Ignare que je suis, la faute ?

Mais imaginez avec vos ami(e)s " les œufs mollets "


L'Œuf mollet est un œuf cuit à l'eau bouillante dans sa coquille, plus longtemps qu'un œuf à la coque et moins longtemps qu'un œuf dur, de façon que le jaune soit épais, mais encore coulant[1]. La durée de cuisson pour l'obtenir varie en fonction de la température initiale de l'œuf (s'il est à température ambiante ou provient du réfrigérateur) mais aussi de l'altitude (en fait de la pression atmosphérique, qui fait varier la température de l'eau bouillante) et bien sûr de sa taille, mais une base de départ est de plonger l'œuf dans l'eau bouillante pendant 5 minutes et 30 secondes et ensuite stopper immédiatement la cuisson en le plongeant dans une quantité suffisante d'eau froide.

Merci Wikipédia

5 minutes 30 ...

Écrit par : angevain | 05/04/2011

@ Camille
Ignare que je suis, la faute ?

Mais imaginez avec vos ami(e)s " les œufs mollets "


L'Œuf mollet est un œuf cuit à l'eau bouillante dans sa coquille, plus longtemps qu'un œuf à la coque et moins longtemps qu'un œuf dur, de façon que le jaune soit épais, mais encore coulant[1]. La durée de cuisson pour l'obtenir varie en fonction de la température initiale de l'œuf (s'il est à température ambiante ou provient du réfrigérateur) mais aussi de l'altitude (en fait de la pression atmosphérique, qui fait varier la température de l'eau bouillante) et bien sûr de sa taille, mais une base de départ est de plonger l'œuf dans l'eau bouillante pendant 5 minutes et 30 secondes et ensuite stopper immédiatement la cuisson en le plongeant dans une quantité suffisante d'eau froide.

Merci Wikipédia

5 minutes 30 ...

Écrit par : angevain | 05/04/2011

Désolé du doublon...
Et honte sur moi

Écrit par : angevain | 05/04/2011

Angevain, ne vous excusez pas, on a ainsi eu tout le temps de capter la def de l'oeuf mollet.
Camille, sont-ce des amis fiables?

Écrit par : Estèbe | 05/04/2011

disons que c'est une faute artistique.

Écrit par : Camille | 05/04/2011

A vous Toutes et Tous
Merci de votre compréhension
pour l'outre lémanique de l'ouest,
qui persiste à suivre... Estèbe, et la Tribune

J'en ai les mollets qui flageolent d'émotion

Écrit par : angevain | 06/04/2011

Tout printanier, c'est beau, ça fait bien envie ! Mais je ne sais toujours pas où trouver de l'ail des ours à Paris, va falloir repartir sur la route ...

Écrit par : Claire | 08/04/2011

Tout printanier, c'est beau, ça fait bien envie ! Mais je ne sais toujours pas où trouver de l'ail des ours à Paris, va falloir repartir sur la route ...

Écrit par : Claire | 08/04/2011

Ben tiens, moi aussi je doublonne ? Et c'était même pas par solidarité :))

Écrit par : Claire | 08/04/2011

Par ici, l'ail des ours est pire que la mauvaise herbe. Problème : cette cochonnerie pousse en même temps et avec le colchique. Et chaque année, une poignée d'abrutis qui lisent les blogs de Jérôme Estèbe meurent d'avoir confondu le colchique et l'ail des ours.
Bon week-end, Estèbe. De cheval.

Écrit par : Géo | 09/04/2011

Sans vouloir critiquer, Sieur Estèbe
Vous avez , aussi , les R T T dans votre région ?
Les vacances de Pâques sont aux mêmes dates ?
Ah, votre neutralité...
{ je n'ai pas dis moralité :)) }
(mais, heureusement, Claire, les autres et moi même remplissons les pages)

Écrit par : angevain | 11/04/2011

Moi je sais ou trouver de" l'ail des ours"; au jardin botanique du Thabor à Rennes.
On y trouve à peu près tout ce qu'on veut: le Canna. Sativa disparait régulièrement...
C'est idiot ! il suffit d'attendre que les plantes comme"l'ail des ours" fasse des graines.
Oui, c'est interdit aussi, mais bon, 4 ou 5 graines pour multiplier l'espèce en Bretagne, non ?
Evidemment, cette info est "top secret! ".

Écrit par : Marie-Hélène | 11/04/2011

ALORS, se dit il...
Marie-Hélène,
vu mon grand âge, et mes modestes connaissances botaniques...

Je me suis inquiété de Canna.Sativa...
ET... je me suis souvenu,

vieil angevain que je suis,

Nous avions un café, le " Marché au chanvre " ...
(1920/1970 ... !)
Bah...
J'y ai bu ... du coteau du Layon 1947
du Bonnezeaux ... 1969/70
de l'anjou blanc sec (cépage, forcément , chenin ) mis en
bouteille - maison -
de la " bernache " ou " bourru " ou " vin nouveau "
etc etc ...
des produits qui " égaient "

NB je crois que " l'enseigne " même de " MARCHÉ AU CHANVRE " serait
interdite !!!
NB 2 ... à Chemillé, en Anjou,
CAMIFOLIA, le jardin des plantes médicinales et aromatiques

Écrit par : angevain | 11/04/2011

C'était la cuisson des oeufs façon lapin, avec mouillettes
bref c'est torride, raidissez, mais sieur Estèbe il faut châtrer les crevettes il parait, et pas le reste
Désabillez les févettes tendres, on tombe dans la censure presque, et que dire s'il il avait eu une gousse d'ail
bon je m'en vais avant de me faire taillez en pièce par le boucher très affûté
jupiter

Écrit par : jupiter | 12/04/2011

@ Angevain,
"bis", c'est la syllabe qui manquait au nom de la plante, ( volontairement ) because "Big Brother is watching you"!
Mais malgré votre "grand âge", cela était assez clair pour vous!
Le professeur Estèbe n'est pas là et pendant ce temps les souris dansent ( dans le placard de sa cuisine en boulottant ses biscuits au gruyère !).
Ah! c'est du propre ! ( ce qu'il va nous dire en rentrant et en voyant les dégâts ) et moi je dirai que c'est l'autre ( vous ) qui a commencé !

Écrit par : Marie-Hélène | 12/04/2011

Un autre fan de l'ail des ours ! je me sens moins seule.

Écrit par : Vanille | 13/04/2011

@ Marie-Hélène...

1- big brother... nous sommes en territoire NEUTRE, sur " La Tribune "
( pas sur le fig, ou autres journaux " in France ")
Quoique ?
et même, je suis fiché depuis ...1966... Eh oui ... !!!
2- Mon grand âge - woui - surtout selon Môssieu Audiard...
>>>

Moi, Monsieur, je suis ancien combattant, patron de bistrot et militant socialiste, c'est vous dire si des conneries dans ma vie j'en ai entendu quelques-unes. ...

Écrit par : angevain | 13/04/2011

@ Marie-Hélène... (suite)

Pas ancien combattant, mais patron de bistrot et le reste SI...

Bravo pour votre blog, qui " respire l'iode "

Estèbe... TU nous laisse page blanche ?

Écrit par : angevain | 13/04/2011

Désolé, oui, euh.... pfuitt... je veille au grain de folie, mais de loin. L'inspiration pleure, le calendrier suinte. Mais on prépare un come-back en fanfare, les gens. Sous peu, ça va pétarader dans les chaumières.

Écrit par : Estebe | 13/04/2011

@ Angevain
merci pour le compliment.
@ Estèbe
Cher Estèbe, reposez vous, pas d'inquiétude; pendant votre absence on tient la boutique!

Écrit par : Marie-Hélène | 13/04/2011

@ Estèbe,
tiens, nous sommes déjà demain...
La fonte des neiges et l'arrivée des pollens ... à Genève
c'est la même chose que la " pleine lune "
La lune rousse
Les grandes marées d'équinoxe
Le décalage horaire (TOUJOURS - au retour des vacances )
Ça stresse...
Mais, Marie-Hélène doit pouvoir te remonter le moral
Son air iodé, et...
les sardines à huile donnent du tonus etc etc...
(et le poil brillant)
L'air de l'amer, pardon de l'océan est tonique et réconfortant
@ très bientôt

Écrit par : angevain | 14/04/2011

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