27/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 4


Coucou


Jouons, jouons, jouons encore, mes aminches. C’est si drôle.

Exercice n°4:

Rédigez le résumé, en trois phrases flamboyantes, d’un roman qui commencerait ainsi:

Le dimanche de bonne heure, elle souleva le couvercle de la marmite, huma longuement; et comprit que rien ne serait jamais pareil.


Les meilleurs seront bénis

Tchou

Commentaires

John resservi un verre de l'excellent "Osez Osez Rosé Fine" de chez PUR à Mary.il regarda d'un oeil humide le homard qui bloubloutait dans l’âtre. Il serra Mary dans ses bras.

Écrit par : Oliv | 27/05/2011

Annie découvre un jour un terrible secret familial. Comme ses ancêtres, elle est daubopathe.Le fumet d'une viande mijotée lui donne une irrépressible envie de meurtre.

Écrit par : Yves | 27/05/2011

Allait-elle regretter à tout jamais son choix ? Un lièvre à la royale n'aurait-il pas mieux convenu qu'un homard thermidor ? John lui pardonnerait-il cette cuisson lente et prégnante, qui s'insinuait jusque sous les draps de cette matinée qu'il aurait - elle le sentait - voulue grasse ?

Écrit par : La Salamandre | 27/05/2011

Polar, plumard, pinard. Fortiches, les gens!

Une proposition:
Brigit Von Snif, arbitre des tendances gastronomiques, perd subitement son odorat. Désormais, sa vie ne sera que supercherie. Deux narines démissionnent et tout est dépeuplé.

Écrit par : Estèbe | 27/05/2011

Après des mois de vie en solitaire, c'était le dernier sac ressorti du congélateur, à venir finir en daube odorante longuement mijotée depuis la veille...
Enfin, elle ne serait plus inquiétée par la crainte de l'intrusion d'un regard étranger furetant dans son électro-ménager...
Cependant, elle gardait un souvenir pétrifiant de sa lecture du "Cœur révélateur" de Poe, et se demandait si elle saurait, elle, vivre désormais avec ce vide provoqué, sans jamais se trahir ?...

Écrit par : Dnad | 27/05/2011

On vivait un état général de pénurie et Big Slurper le savait: cet état accroît l'importance des petits privilèges, magnifie la distinction entre un groupe et un autre; cette recette donc, c'était son privilège, son monde, son univers à elle, à elle seule.

Mais Big Slurper est infaillible et tout-puissant; toute recette, toute réalisation goûteuse, tout plat velu, toute découverte slurpique, toute connaissance mitonnée, toute sagesse culinaire, tout bonheur du ventre, toute vertu d'une cuisson maîtrisée, sont considérés comme émanant directement de sa direction et de son inspiration.

Dès lors, l'extase dans laquelle la mit ce plat si réussi signait son arrêt de mort, elle serait vaporisée, tôt ou tard; au mur de la cuisine un poster orné du portrait de Big Slurper la prévenait sinistrement: Vous ne possédez rien, en dehors des quelques centimètres cubes de votre casserole, vide.

D'après 1984 de Georges Orwell

Écrit par : Marcolino | 27/05/2011

Gaffe Marco: Big Slurper is cooking you.Na!

Dnad. Terrifiant. Mais quel est le morceau qu'elle a gardé pour la fin?

Écrit par : Estèbe | 27/05/2011

Le dernier opus de Dard ne fait pas dans la daube. Car quand la mère Béru souffre d'anosmie, elle laisse son ventripotent de mari sur sa faim. Et quand le gros Béru à les crocs, gare aux escrocs!

Écrit par : Slop Turp | 27/05/2011

Longtemps elle avait cuisiné de bonne heure, mais ce Dimanche, en soulevant le couvercle rouge orangé de sa marmite de marque Le Bosselet, elle se souvint de cette fameuse Daube provençale que son cousin germain, le Gastounet, lui avait preparée pour l’anniversaire de ses dix-huit ans et c’est toute son adolescence provençale qui s’échappa en fumée odorante toute imprégnée des fleurs de la guarrigue dans laquelle ils avaient l’habitude, le Gastounet et elle, de jouer au docteur dans une de ces nombreuses bories qui parsemaient la colline derrière la ferme des parents du Pierrot qui l’avait poursuivie de ses assiduités lors ces fameuses vacances passées en Normandie, non loin du Touquet, sur la longue plage de sable bordée de genets en fleurs et reposant le couvercle elle sut que la décision qu’elle repoussait depuis plusieurs semaines était prise : dés lundi elle irait voir la mère supérieure du couvent de Notre Dame des Nourritures Glorieuse et lui demanderait de l’accepter en tant que novice.

Écrit par : Azrael | 27/05/2011

Top slurp, le blog dont les lecteurs ont du talent.
(on a les lecteurs qu'on mérite)

Écrit par : funambuline | 27/05/2011

Azrael, c'est libidinal autant qu'admirable. Quel cochon, ce Gastounet!


(le Dr Slurp reste à votre disposition pour un atelier ponctuation, en tout bien tout honneur)

Écrit par : Estèbe | 27/05/2011

Le dernier morceau ?... la tête, évidemment !

Écrit par : Dnad | 27/05/2011

Etre cooké par Big Slurper c'est être béni non? Mais attention Doc' on vient d'arrêter un Tchèque pour moins que ça.....

Écrit par : Marcolino | 27/05/2011

Tout nous appelle, dès le début, à la rédemption de la cuisine - matutinale -
celle des suites de lendemain

Pourtant la gabegie de produits odorants masque une volonté de bien faire
l'auteur en abuse

Pourquoi tant de mal pour une soupe somme toute banale.

NB l'odeur ne fais pas la saveur

Écrit par : angevain | 27/05/2011

Mais qu'avait donc mis Dr Slurp là-dedans ?
Et maintenant, qu'allait-il encore inventer pour sa renommée ?
Dubitative, elle le regarda s'installer devant son ordi...

Écrit par : Eglantine | 29/05/2011

Honte à vous, Estèbe, qui osez proposer un atelier de ponctuation à Azraël... N'avez-vous pas remarqué qu'il s'était inspiré d'un grand économe du point, Marcel Prouste lui-même ?! ("Longtemps elle avait cuisiné de bonne heure" pour "Longtemps je me suis levé de bonne heure"...)
À part ça, bravo à vous et à tous ceux qui participent à ces taquineries littéraires avec talent et imagination. C'est un vrai régal.

Écrit par : antirouille | 30/05/2011

Mais si mais si, Antrouille, on avait bien capté et beaucoup aimé. Mais impossible toutefois de proposer ledit atelier à ce bon Marcel: l'est mort. Un point c'est tout.

Écrit par : Estèbe | 30/05/2011

Zut
Marcel est mort ...
une personne " si bien "

Mais, baf, un concurrent de moins ...

Écrit par : angevain | 30/05/2011

Résumé en 3 phrases flamboyantes (faut respecter les consignes bon sang !)

Un dimanche matin au lever du soleil, alors qu'elle touille sa marmite devant la cheminée crépitant d'étincelles, des braises incandescentes explosent. Elles atteignent la chevelure neigeuse de la Bignoule, qui s'enflamme telle une torche. Dans ses yeux rougeoyants d'albinos, flambe alors une colère sauvage. Le couteau étincelant dans sa main signe désormais le destin sanglant des malheureux qui s'obstinent encore à cuisiner dans leur cheminée...

Découvrez vite la suite de ce frilleur haletant !

Miaou.

Écrit par : CAT | 31/05/2011

Et voilà, moi, lors de la taquinerie volume 2, je débutai (notez ici l'emploi d'un passé simple fantastique)ma prose d'une subtile sinon originale allusion à Marcel (çui qu'est mort). Et personne ne le remarcut! Quelle désolation!

Écrit par : Stéphanie | 01/06/2011

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