30/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 5

Bonjour,

Jusqu’à la fin du mois de mai (soit demain, quand on y songe), le Dr Slurp te propose de jouer avec ton cerveau et tes doigts. Tiens, vlà une nouvelle joute désopilante.


Exercice n°5:

A l’instar du plat ci-dessous, créez une recette de cuisine avec des ingrédients et des opérations surnaturels et/ou extraterrestres.

... Détantinez six milouzes. Equeutez une cagette de tarfignoles. Laissez reposer. Flambez le tout avec un verre de Maligros. Blanchissez le borzoï quelques secondes. Escanez-le en huit, puis en douze. Mélangez. Assaisonnez. Morillonassez. Servez bien chaud.

Les meilleurs iront sur Mars

Tchou!

27/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 4


Coucou


Jouons, jouons, jouons encore, mes aminches. C’est si drôle.

Exercice n°4:

Rédigez le résumé, en trois phrases flamboyantes, d’un roman qui commencerait ainsi:

Le dimanche de bonne heure, elle souleva le couvercle de la marmite, huma longuement; et comprit que rien ne serait jamais pareil.


Les meilleurs seront bénis

Tchou

26/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 3

Coucou
Vous kiffez nos jeux d’esprit? Ben tiens, en vlà un autre.


Exercice n°3

Composez, sur le thème de la glorieuse choucroute, deux alexandrins dont la somme des pieds est égale à 28.

Les meilleurs se reconnaîtront

Tchou

25/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 2


Tiens, mes chéris(e)s, si nous jouions ensemble? Jusqu’à la fin du mois de mai, le blog Top Slurp, celui qui aime tant distraire intelligemment ses lecteurs, déroule une série de récréations littéraires autant que gourmandes.

Exercice n°2

Imaginez les 347 premières pages d’un roman qui s’achèverait ainsi:
-    C’était donc toi, Madeleine
-    Moi, non; mais lui, oui…
Ils finirent leur soupe sans hâte. Plus rien n'avait d'importance.

 

Les meilleurs seront récompensés.

Tchou!

24/05/2011

Les taquineries littéraires du Dr Slurp: vol 1

Coucou,

Tiens, mes chéris(e)s, si nous jouions ensemble? Jusqu’à la fin du mois de mai, le blog Top Slurp, celui qui aime tant distraire intelligemment ses lecteurs, déroule une série de récréations littéraires autant que gourmandes.

Exercice n°1:


Rédigez une recette avec des merguez dedans en n’utilisant que les quatre dernières lettres de l’alphabet.

 

Hum, pas facile

Les meilleurs seront dûment récompensés.

Tchou

19/05/2011

Le cuistot black métal et les toutous au resto

Bien le bonjour, les potes

Tiens, si on se faisait une toile? Ou deux? C'est que l'on vous a déniché des petites vidéos charmantes, qui permettent de découvrir des zones peu connues du monde merveilleux de la cuisine et du manger.


Démarrons avec l’impayable Vegan Black Metal Chef, traduisez le chef végétarien black métal. Il vient d’Orlando. Il est beau comme un goth. Il met lui-même en musique ses recettes. Et fait des trucs incroyables comme de découper l’oignon avec un poignard viking ou de former «la marque des anciens» avec du tofu. Enjoy!





Poursuivons avec les deux toutous au restaurant. Ils ont l’air nigaud. Et c’est bien normal. Si vous étiez un chien, vous aussi auriez l’air nigaud au resto.




Tchou!

16/05/2011

Le velouté d’asperges au parmesan (à la mode Sofitel)

Bien le bonjour

L’autre jour, alors que le Dr Slurp méditait - pépère et tout nu - dans sa suite à 3000 francs CFA au Sofitel de Vierzon, il eût comme une envie subite. Une envie d’asperges. Vertes, les asperges. C’est de notoriété publique: le Dr Slurp est un tantinet esclave de ses désirs. Qu’une asperge bien fraîche vienne à lui passer sous le pif, et le voilà prêt à tout pour la croquer. Cet aspect de sa personnalité pourrait certes nuire à sa position de chroniqueur culinaire universellement reconnu.
Mais qu’importe. Il doit écouter ses pulsions, sous peine d’être tout triste.

Or donc, voilà que la femme de chambre débarque dans la suite pour faire un brin de ménage, avec à la main… une botte d’asperges vertes. Quel hasard extraordinaire! Le sang du Dr Slurp ne fait qu’un tour. Dans un élan d’une vélocité invraisemblable et en poussant des cris sauvages, il arrache les précieux bourgeons à la malheureuse. Et va s’enfermer dans la salle de bains, équipée d’un petit réchaud à induction, comme dans tous les palaces à 3000 francs CFA la nuit. Ignorant les pleurs de la jeune femme derrière la porte, le Dr Slurp cuit presto et avale goulûment ses asperges, après avoir sectionné un bon tiers de leurs tiges, susceptible de se montrer duraille sous la dent.

Quel gâchis! La police n’allait pas tarder à débarquer. Et il lui restait ces quinze queues d’asperges. Impossible de les jeter. C’eût été pêché.
Que faire?
Ben, un velouté d’asperges au parmesan, pardi!

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Dans une casserole, couvrez d’eau les bouts d’asperges avec deux petites gousses d’ail juste épluchées et une pincée de sel.
Laissez glouglouter un bon petit moment, jusqu’à ce qu’il ne reste qu’un déci de liquide et que les asperges se montrent bien tendres.
Mixez le tout, avec un verre de lait et une cuillère à soupe de parmesan râpé. Rectifiez.
Servez dans d’adorables petits verres, éventuellement avec quelques chips de jambon de parme.
Puis demandez à une enfant de dessiner la chose, because votre appareil photo est resté dans la pièce à côté, où tous les flics de Vierzon essaient d’enfoncer la porte.
Quittez enfin l’hôtel d’un air dégagé.
Zut, où ais-je mis mon portable ?

Toute ressemblance, bla bla, machin, truc

Tchou!

09/05/2011

Le merlu n’a pas la berlue (perché sur son mamelon de cocos au chorizo)


Bien, le bonjour, bipèdes on line

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Le colin, ou merlu, ou merluche (Mère Luche, priez pour nous), n’est pas exactement la créature la plus goûteuse des océans. Hou que non. Manque un peu de caractère gustatif cet animal-là. Pourtant chez nous autres, dans la tribu des Slurp, on l’aime bien, le merlu, ou colin, ou merluche.

Primo, parce que sa chair ne manque pas de tenue au feu. Elle te sort de la poêle ferme et juteuse, flamboyante voire, sans s’effondrer au premier coup de grisou calorique comme nombre de bestioles marines.

Deuzio, parce que le très bien rencardé WWF en recommande la mastication sans arrière-pensées. L’est pas menacé de surpêche (sauf en Amérique du sud). Notre conscience écologique s’en trouve ruisselante de satisfaction et notre bidon tout reconnaissant.

Tertio, parce qu’il demeure tarifairement abordable. Et en ces temps de chute tendancielle du pouvoir d’achat, ben, voyez-vous, ça compte dedans le panier de la ménagère (du ménager en l’occurrence, même si "le panier du ménager" n’est guère employé en langue française, voire lexicalement inacceptable; c’est dingue, ça; comme si c’étaient toujours les nanas qui faisaient les courses; mais par la Couille du Malin, dans quel siècle vivons-nous ? Hein ?).

Où en étions-nous ? Ah, oui : la Mère Luche. Ben, la voilà s’alanguissant sur un petit dôme printanier, dans une composition terre-mer, que l’on a pompeusement baptisé darne de colin sur fantaisie pimentée de borlotti au chorizo. Ça le fait, non ?

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Offrez-vous un tronçon bien épais de merlu par personne (visez les 163 grammes) que le poissonnier vous tranchera sans mot piper.

Offrez-vous
de beaux borlotti, ou cocos roses, dans leurs cosses (visez les 227 grammes par bouche à nourrir), une botte de thym frais, quelques tomates cerise venues d’Italie, de minces rondelles de chorizo (visez les quatre tranches par convives), un petit piment rouge et voilà.

Rentrez à la maison.

Ecossez les borlotti. Balancez dans de l’eau frémissante (sans sel, because le sel à la cuisson, ça te durcit le coco ; ne me remerciez pas pour le tuyau). Une vingtaine de minutes, que le haricot s’attendrisse mais ne s’effondre guère.

Hachez une échalote et une pointe d’ail. Blondissez le tout au fond d’un poêlon. Réservez. Emincez le chorizo en lamelles. Faites revenir sans matière grasse. Déglacez d’une larme de vin blanc. Ajoutez l’ail, l’échalote, les tomates coupées en deux, le piment émincé finement, les cocos roses et le thym. Sel, poivre. Laissez mijoter avec une larme d’huile d’olive, à couvert et pépère. Puis goûtez. Il faut que ça soit bon, parfumé et picotant. Parfaitement.

Salez, poivrez, farinez mollo le poisson. Poêlez à feu vif dans une noisette de beurre, deux minutes et demi de chaque côté (ou plus, ou moins, selon épaisseur et affinités). Saupoudrez d’une tombée de piment d’Espelette. Puis installez la bête sur un mamelon de haricots, avant de servir en dandinant du joufflu (facultatif).

A boire ? Oui, il le faut. Un gamay plein et épicé siouplait, naturel aussi, par exemple la drolatique mais convaincante cuvée «Amène» de la maison mâconnaise P-U-R.
Très bon jus, merci.

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A plutarque

05/05/2011

Le clip de la mort du diable

Coucou!

Scoop! Le Dr Slurp fait son retour derrière la camera obscura.

Que le boogie soit!

 


 

Du reste, il s'agit d'écouter d'urgence le nouveau disque de Hell's Kitchen, drôlement bon pour tes esgourdes, foi de moi, foi de veau.

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A plouche!

03/05/2011

La poulette à la broche, l’apéro méditatif et le bon sens de rotation du mécanisme vintage

Tchou!

 

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Une volaille tounicotant sans hâte sur une broche et devant un âtre rougeoyant est un spectacle sublime, pour ne pas dire hallucinogène. Un spectacle plein de majesté, de langueur et de mystère, propice à l’émulsion de l’imaginaire et au relâchement de l’âme.
Devant une volaille à la broche, l’humain normalement cérébré a la cafetière qui décolle. Le voilà méditant sur l’existence (de Dieu, de Barry White, de Loana…), rêvassant au cosmos sans fin, inventant des choses inouïes, composant peut-être même un slow baveux promis au faîte des hit-parades.

Si on vous raconte ça, c’est que l’autre jour, le Dr Slurp s’offrant une glandouille pascale dans la pampa quercinoise, tombe nez à nez avec une broche antique, planquée dans un coin de la cheminée. Le genre de belle mécanique vintage mais increvable, qu’il faut remonter à la main tous les quarts d’heure, comme la montre gousset de Tonton Octave.

Branle-bas de combat. Une heure après, l’engin était nettoyé, les braises crépitaient, pendant qu’un beau poulet fermier d’un kilo et demi ne demandait plus qu’à être embroché. Oui, le Dr Slurp peut se montrer impulsif à l’occasion.

P1000092.JPGOuvrons ici une nécessaire quoique sans doute fastidieuse parenthèse stratégique. Dans l’art de la broche, technique de cuisson douce autant qu’immémoriale, le sens de rotation a, voyez-vous, une importance décisive. La bestiole, à moins qu’on ne la souhaite toute sèche sous la dent, doit tournoyer du foyer vers vous, chers spectateurs. Et non de vous vers le foyer. Dans le second cas, la petite goutte de graisse, une fois bien chaude et dodue après son passage devant les braises, se casse lamentablement la gueule dans la lèchefrite. C’est la loi de la gravité. Dans le premier cas, en revanche, la même goutte de graisse, une fois le feu remonté, vient aimablement glisser sur la bête. Tu piges? Nous, il nous a fallu six heures d’explications.

Cuisinons maintenant, si vous le souhaitez, un gros poulet à la broche, au citron et au Mauzac, pour apéro méditatif à rallonge.

Videz la bête. Farcissez-lui le tutu avec plein de thym, de romarin, deux gousses d’ail, une giclée d’huile d’olive, sel, poivre. Refermez pudiquement ledit tutu. Oignez ensuite l’animal d’huile d’olive, de jus de citron, sel, poivre. Embrochez-le bien au milieu de la tige. Remontez la mécanique. Installez la broche. C’est parti, mein kiki.

DSC04083.JPGOuvrez maintenant une bouteille d’un blanc local, le formidable et impérieux Mauzac de Patrice Lescarret du Domaine de Causse Marines à Gaillac, par exemple. Remplissez le verre de chacun des convives, en leur demandant gentiment de ne pas le siffler cul sec. Le jeu va en effet consister à balancer à intervalles réguliers le fond de chaque godet sur la poulette qui dore tout doucement là-bas dans la cheminée. Distrayant, non? Et comme il est hors de question de laisser le volatile se déshydrater, il faudra impérativement refaire les niveaux des verres durant les deux heures et demie, voire trois plombes, de cuisson. Comptez trois bouteilles. Au moins.

Le processus s’achève d’ordinaire par une mastication voluptueuse quoique - on ne sait trop pourquoi - un brin somnolente.

Bien à vous