24/12/2011

Papouilles de saison et bisoux émus

Coucou, les gens

Question: mais quelle marque de clopes fume donc le Père Noël????

 

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Bonne grosse dinde à toutes et tous

A tout de suite

Votre dévoué: Dr Slurp

13/12/2011

La cuisine sado-maso et le chou rouge qui s’esclaffe

 

Bien le coucou, les zoulous

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L’autre jour, mèzigue préparait une béchamel dans la mini cuisine du copain Bernard. Lequel était fort occupé à grattouiller sur sa guitare dans le salon. Soudain, un ustensile majeur vint à manquer. Rivé aux fourneaux, on lui hurla à travers la cloison: «Bernard, t’as un fouet?». «Oui, sous mon lit, à côté des menottes», répondit-il, avec sa malice légendaire. Sacré Bernard. Toujours le mot pour rire.

La boutade (si cela en était une), nous donna à penser que la thématique de la cuisine SM demeurait un terrain largement inexploré. Il y a pourtant une vraie forme de masochisme culinaire chez certains de nos contemporains, les esclaves du micro-ondes par exemple. Ah, les vicelards! Et un vrai sadisme – enfin, pensait-on étant enfant – chez les gens qui cuisinent du chou rouge à leurs proches. On a, depuis nos jeunes années, changé d’avis sur ledit chou rouge, végétal au look impérial et à la saveur tellurique, qui mériterait une niche au panthéon des légumes d’hiver.
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Tiens, voilà justement (quel hasard incroyable!) une mirobolante poêlée de chou rouge aux pommes, à la coriandre et aux raisins de Corinthe. Nickel avec le gibier ou avec le canard, voire avec ta concierge.
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En garniture, pour quatre gosiers à table...
Réhydratez quelques (disons 22) raisins de Corinthe dans un verre d’eau additionnée d’un trait de vinaigre. Ciselez grossièrement quatre brins de coriandre. Tchik, tchik, tchik.
Virez les feuilles extérieures d’un petit chou rouge. Emincez le reste en fines virgules. Dans un poêlon, faites fondre une échalote hachée ou deux dans une bonne noisette de beurre. Ajoutez le chou, laissez-le se tasser gentiment. Assaisonnez. Puis ajoutez trois doigts de vinaigre de cidre et deux décis d’eau. Couvrez. Laissez mitonner vingt minutes à feu pépère. Rectifiez le niveau d’eau, s’il le faut.

Pendant ce temps, taillez une pomme en mini cubes. Au bout de 20 minutes donc, ajoutez dans la poêle, pour dix minutes supplémentaires, raisins et dés de pomme. Coiffez enfin de pluches coriandre. Et servez, simplement vêtu d’un bustier de latex.
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Bien à vous, mein choux

PS. Certains s'agaceront légitimement de l'iconographie maniérée et monomaniaque de ce billet. Désolé. Le Dr Slurp s'essaie à l'art conceptuel. Et ce n'est visiblement pas gagné.
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12/12/2011

Idée cadeau: les petits plats super crados

Bien le bonjour, cela faisait une paye, non?

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La littérature culinaire peut se montrer utile, alléchante, élégante, distrayante même parfois. Mais mordante et cracra jamais. A vrai dire, 99% de cette production-là s’avère radicalement pétrie de bons sentiments. Or, on peut aimer manger et pas nécessairement copiner avec les Bisounours. Tout ça pour présenter l’ouvrage sans doute le plus hilarant et gastronomiquement incorrect jamais publié dedans le cosmos. Il s’agit de La cuisine abominable du journaliste et activiste culinaire Christophe Casazza (Ed. Desinge). Top dég’, je vous dis pas comment.

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Il faut dire que pour présenter ce tour d’Asie en «100 recettes incroyables mais vraies», l’auteur s’est adjoint les services d’un illustrateur furieusement dégoûtant: Vuillemin. Le bédéaste s’en donne à cœur joie, avec une série de dessins scato-crado-rigolos à ne pas mettre entre toutes les mains, ni dans toutes les cuisines. Le soir de réveillon, ce machin enrubanné pourrait jeter un froid polaire sous le sapin.
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Le texte et les recettes, eux, décrivent avec gourmandise tous ces plats asiatiques qui paraissent répugnants à nos palais occidentaux. Voilà donc le ragoût de chien au miel, les brochettes de peau de serpent, la salade de méduses, la soupe de cobra, le piment aux punaises de rivière, les cafards grillés ou la cervelle de singe cru. Vous choisissez quoi pour le menu de Noël?

Bien à vous, mes gros loups