11/11/2011

Bone appétit

Tu cherchais un cadeau à offrir à ce vieux Dr Slurp pour Noël?
Ben, le voilà.
La designeuse Meredith Host nous a inventé la vaiselle Bone Appétit. Et c'est mortel.

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16:08 Publié dans Des ustensiles | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : vaiselle |  Imprimer |  Facebook | | |

06/12/2010

Ces ustensiles débiles qui grouillent dans mon placard

Bien le bonjour, mein cocos


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Un jour, on a rencontré une dame qui achetait tous les gadgets de cuisine qu’elle rencontrait. Même les plus improbables, comme le foodloop lacer en silicone pour brider ce pauvre poulet rôti qui, pourtant, se contente de bouts de ficelle. Et comme ladite dame renouvelait aussi tout son nécessaire à cuire, poêler, émincer, trancher, effiler, moudre, hacher, mixer, blender, mouler, yaourter, sorbeter, lunch-boxer, décorer, touiller, mesurer ou peser tous les deux ans, et sans se débarrasser du matos précédent, sa cuisine ressemblait à la caverne d’Ali-Bab. Un empilement insensé mais fascinant d’objets, de machines et de trucs souvent inutilisés, dont aurait pu faire payer la visite. Cette dame était une foodista. La reine des foodista, peut-être même.

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Cela dit, on aurait tort d’ironiser. Ce bon vieux Dr Slurp n’est pas le dernier à s’offrir des machins débiles. Il en a plein le placard. Une poêle à faire les œufs au plat en forme de cœur. Un rouleau en silicone pour peler les gousses d’ail. Un tranche-pomme en forme d’OVNI. Un couteau pour denteler les carottes. Une planche à découper aux rebords pliables. Des spatules révolutionnaires et des moules à cannelé, un presse-tube très pratique, des tire-bouchons futuristes et une boîte à conserver les demi-citrons.
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Le même Dr Slurp s’est récemment pris à rêvasser devant une cuillère doseuse avec balance digitale intégrée. Devant une manivelle à ananas probablement probante. Et même devant un siphon de poche, pour espumer pépère au camping des Flots bleus.


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Un soir, on a rencontré un type qui nous a assuré d’une voix mâle quoiqu’un rien avinée que pour bien cuisiner, il suffisait d’une grande casserole, d’une cocotte, d’une poêle et d’un bon couteau. Le reste, assurait-il, n’était que littérature, marketing et singeries. Quelques jours plus tard, il nous a invités à manger chez lui. C’était pas bon. Du tout du tout. Il manquait de matos, le bougre, mais pas seulement.

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La morale de tout ça? Aucune idée. A vous de voir. On a une salière auto-vibrante à tester.

Tchou

03/05/2010

La boîte magique à garder les herbettes fraîches

Tchou, les aminches

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Sur la planète Terre, nous sommes quelques centaines de millions de gulus à vivre en ville dans des appartements. Très mignons, éventuellement. Mais sans carré de verdure, balcon pigeonnant ou terrasse panoramique. Quatre murs et basta. Impossible de filer au jardin pour cisailler trois brins de menthe quand rugit le taboulé. Car jardin, ya pas.
Sur la planète Terre, nous sommes donc quelques millions de gulus à devoir acheter à tarifs velus nos herbettes chez le marchand. Et à tâcher de conserver ciboulette, cerfeuil, romarin et je ne sais quelles tiges encore au fond du frigo, dans un linge humide, en assistant d’une pupille humide à leur inexorable dépérissement.
Remarquez, des fois, le végétal déraciné tient bon la rampe. L’ail des ours, par exemple, reste vert et fier des siècles. Ou un peu moins. Mais l’estragon et le basilic, guère. Ces deux-là s’effondrent en quelques heures à peine, comme la gloire d’une starlette de la télé-réalité. Ils étaient drus et flamboyants. Les voilà jaunissants autant qu’avachis. Total spleen.

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Ben, l’autre jour, on s’est payé une boîte magique. Une boîte à garder les herbes jeunes. Notez qu’on était un poil dubitatif au début. Mais ça marche nickel. Il y a un petit réservoir d’eau en bas. Et un dôme équipé d’une grille, qu’on glisse dedans. Le si fragile basilic attend donc son heure debout, les petons dans la flotte, et la tête à l’abri de l’air. Notre dernier bouquet a tenu… huit jours. HUIT JOURS. 192 HEURES.
Pinche me, i’m dreaming, comme on dit à Buckingham. Il aurait peut-être même pu enjamber le mois d’avril si on ne l’avait pas atomisé dans une salade.
Voilà, c’était le gentil blogueur qui te refile gratos ses tuyaux merveilleux. Inutile de préciser qu’on a casqué la chose sans deal ni rabais. Pas donnée, d’ailleurs, la chose. Mais chez Top Slurp, la publi-bafouille et le cadeau-promo, ben, ce n’est pas le genre de la maison. Enfin, pour le moment. Envoyez donc vos colis, on peut toujours discuter.

Bien à vous, mein choux.

01/03/2010

La machine magique à couper les pommes

Bien le bonjour, les rainettes

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Une confession douloureuse en guise de préliminaire. Le Dr Slup est le roi des pipeaux pour tailler joliment les pommes. Pour faire de chouettes quartiers bien réguliers, des demi-lunes mignonnes autant qu’harmonieuses. Le Dr Slurp, il te cisaille péniblement des machins sans forme, biscornus et stupides. Du coup, ses tartes aux pommes ressemblent étrangement à des Waterloo après le passage de l’ouragan Katrina. Pas glop.
Notez qu’on peut vivre avec ce type d’insuffisance manuelle. Surtout quand on tombe sur un engin tout con susceptible d’y pallier dans la rigolade.
Tout ça pour vous exhiber notre dernière acquisition: un tranche-vide-pomme. (Il se peut que nombre d’entre vous connaissent déjà la chose depuis la dernière guerre, qu’ils excusent notre enthousiasme benêt).
Comment ça marche? Ben, c’est comme une roue avec des rayons tranchants et un trou central. De chaque côté, une poignée. Tu pèles ton fruit, ou pas; tu lui poses le machin sur la tête et t’appuies comme un malade.
Et paf: voilà 16 parts égales et glamour, avec le cône central et duraille de la pomme prêt à filer au compost.

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Phase°1: l'attaque contondante
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C’est donc là un ustensile absolument merveilleux (hou, on se calme là, si on vide la malle à superlatifs pour un tranche-pomme tout couillon que restera-t-il pour décrire pour le prochain album des Beatles?).

Euh… c’est donc là un ustensile fort utile en cuisine (hou, on se réveille là, si on cause comme au Téléachat de Bellemare millésime 1986, les lecteurs vont presto aller zapper ailleurs).

Euh… c’est donc là un ustensile gentiment mariol (pfff, OK, ça ira).

Tchou

PS
: Demain démarre sur ce blog une haletante thématique consacrée à la joue de cochon, déclinaison qui nous a valu un 2e prix de consolation au récent Concours international de la recette porcine de Saint-Lizier.

PS:
On fait quoi, au fait, avec la pomme si élégamment détaillée??? Hein? Ben, une tatin, un magret, une charlotte, des crêpes… ou du boudin. Oui, du boudin.

 

 

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27/04/2009

Un snif de whif chocolaté et ça repart.

Bien le bonjour, mes cochons dingues

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lewhif.jpgWhif  c’est le nom qu’on donne en famille aux gros chiens touffus et drôles.
Et t’as vu, Germaine, il y a un whif qui vient de pisser sur ton vélo.

Whif, c’est aussi une ingénieuse invention qui sera commercialisée d’ici quelques jours. Il s’agit d’un inhalateur au goût chocolaté. Un gros cigare en plastoque à saveur variée: choc-framboise; choc-mangue; choc-menthe…
Tu t’envoies une bouffée dans le gosier et t’as la sensation d’avoir englouti une tablette. Enfin, qu’ils disent.
Je vous dis pas l’économie en calories.
Je vous dis pas non plus les addictions qui se préparent. Germaiiine, fais tourner le whif! 

C’est un savant de d’Havard, David Edwards, et un cuistot aquitain de renom, Thierry Marx, qui nous ont pondu l’aérosol cacaoté. Un euro 80 la dose. Un avenir commercial radieux. Un grand bond en avant pour le bonheur de l’humanité.

Reste que l’affaire nous laisse totalement de glace.
Primo, on aime bien mâcher (ce qui est top ringard) avec nos petits crocs acérés et nos maxillaires toniques. Scrountch, scrountch.
Deuzio, le chocolat n’est de loin pas notre ivresse favorite. Non, Madame. Qu’ils nous dégainent le whif parfumé aux rillettes, au savagnin, au curry, à la morue ou à la saucisse de Morteau, et là on reconsidérera peut-être la totale vacuité de ce nouvel avatar de la prodigieuse saga agroalimentaire.

Que Saint Maclou soit avec vous


PS: A utiliser le matos médical à des fins culinaires, autant y aller à fond. Après l’inhalateur chocolaté, on attend donc avec une certaine impatience le suppo parfumé à la fraise et à la menthe.

07/04/2009

La vaisselle olé-olé, l’argenterie cochonne et autres ustensiles de cuisine licencieux

Coucou, les cokinoux

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La littérature a abondamment glosé sur les moites interactions entre nourriture et fesse. On ne parle de culotte de cheval, mais bien de galipettes; les extases de la table étant censées entraîner celles de l’alcôve. Un krakou harmonieux commence par un miam voluptueux, assure, du reste, un proverbe ardéchois.
Cet enchaînement libidinal, s’il fonctionne à l’occasion, n’a pourtant rien de systématique. Quiconque a déjà avalé une choucroute royale arrosée de trois bouteilles de riesling, précédée d’un foie gras géant et suivie d’une cascade de profiteroles, sait que les choses ne sont pas toujours aussi simples.
Mais on n’est pas là pour philosopher. Mais bien pour exhiber à un monde incrédule les dernières saillies de la modernité occidentale et nantie. Aujourd’hui: les sex food toys. Soit les ustensiles de cuisine cochons. Qui sont bien plus nombreux que l’on pourrait imaginer. Oui, Madame.

Sur le marché du design branché et leste, le gourmérotomane (tu l’as vu mon néologisme de la mort?) dégottera ainsi au moins trois lignes de gadgets propres à transformer la plus ripolinée des kitchenettes en lupanar glissant.

 

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La luxueuse collection du designer marseillais Philippe Di Méo pour commencer, où les bouchons de champagne en cristal peuvent se glisser dans tous les goulots, où l’argenterie-pinceau permet de s’oindre l’épiderme de chocolat chaud (ou de sauce tomate en saison), où un collier de boules (de geisha) à thé, porté avec désinvolture, te parfume le sillon prémammaire aux herbes du jardin ou aux épices lointaines. Et de l’infusion à l’effusion, il n’y a jamais qu’un entrechat.

 

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Dans un genre un brin moins chic et un tantinet plus pragmatique, le créateur italien Raffaele Iannello, lui, a imaginé la gamme XXXitchen où, du presse-agrumes au moulin à poivre, tout le matos de cuisine se transforme en petit nécessaire à rêvasser chaudement, voire à se lutiner les zones sensibles. Mention pour la brosse à vaisselle à manche zizounesque, que l’on n'oubliera pas de bien rincer après emploi.

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Montons la chaudière d'un cran, si vous le voulez bien, avec la batterie SexEatToys du designer Charlie Nghiem qui, outre la classique série d’ustensiles suggestifs, met des petits picots partout. Des petits picots au fond des assiettes qui te titillent la goulette quand tu te slurpes le reste de vinaigrette; des petits picots sur les cuillères pour que ta langue rigole toute seule. Astucieux.
Plus romantique, Charlie a également conçu des ustensiles à double ou triple escopettes (la tasse à deux anses, la cuillère à trois réceptacles, etc.) pour rapprocher langoureusement les convives dégustant de concert. Et bing: coup de boule à Germaine.

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Clôturons-là ce chapitre distrayant quoique d’une futilité abyssale.
Quoi? Tu doutais que le blog Top Slurp puisse un jour ressembler un jour à Cosmopolitan?
Ben non. Tout arrive.
Demain, notre régime miracle. Après-demain, des bikini foufous pour l'été. Samedi, une interview de Pâques O' Rabanne.

A plouche

 

04/09/2008

Gloire à la cuillère! Sus aux couverts et canines!

Bonjourno,

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"La défaite". Estèbe 2008. Quatrième prix au festival d'images militaires de Montluçon.


La cuisine contemporaine a deux dadas: le manger avec les doigts et le manger sans les dents.
On s’explique. Rien de plus branché que de sluncher, de lunch-boxer, de pique-niquer, de picorer, d’apéro-dîner, de finger-fooder. Bref, de nourrir ses potes et proches de bouchées, cakes salés, wraps, tartelettes, bruschettas et autres petits mets charmants à attraper avec les mimines. La moitié des bouquins du rayon miam de la libraire du coin sont consacrés à ce trend-là. Nombre de recettes de ce blog itou.

L’autre moitié des livres du même étal, ben, ils coulent: soupes, veloutés, émulsions, jus variés. Oui, la modernité aime sa popote liquide. Preuve en est la cuisine moléculaire qui blende, siphonne et espumate à tire-larigot. Pendant que les bobos du Monde Libre s’envoient des hectolitres de smoothies en rigolant. La mastication? Top ringarde. A ce rythme-là, nos râteliers, condamnés au chômage technique, risquent fort de se déchausser par désœuvrement. La canine a le blues. La molaire déprime.

DSC01108.JPGPlus triste: ces tendances, certes exquises, expédient les couverts aux oubliettes. Dans un monde d’amuse-bouches et de jus de légumes, qui a encore besoin de couteaux et de fourchettes? Hein? On ne voudrait pas annoncer la mort prochaine de l’argenterie de votre Tante Ursule, mais c’est mal barré. Elle risque fort de se retrouver fissa dans une vitrine du Musée des curiosités culinaires anciennes (qui est à Vierzon, sauf erreur).

La grande gagnante de tout ce tralala, c’est, je vous le donne en mille,… la cuillère. Applause! Elle qui s’est faite indispensable pour se slurper les verrines et granités. Ou pour abriter vos exquises bouchées apéritives. Bref, cette bonne vieille cuillère entame le nouveau millésime le torse bombé et le manche dressé. La voilà qui règne sur tous le repas, des tapas à la soupe de figue. La voilà qui se fait la belle en tête de gondole dans les boutiques d’art de la table. La voilà qui se retrouve consacrée par de pleins bouquins de recettes. La voilà qui se la pète grave, en somme.

Question. Une humanité qui vénère la cuillère et ne mâche guère ne devrait-elle pas porter des couches?

Bonsoir

PS: On a l’air un peu réac pour le coup, voire nostalgique. En fait, non. Tout ça nous fait bien rigoler. Tiens repasse-moi la pipette de gaspacho virtuel.

PS2: Le tire-bouchon, lui, va bien. Merci.

23/08/2007

Un nouvel ustensile inutile mais fun? L'épluche-ail magique

 

Mes hommages les plus ailliacés,

L'autre jour, on s'est offert un nouveau joujou pour la cuisine. Un épluche-ail magique en forme de tube de mousse, imaginé par la très respectable autant que très suisse maison Zyliss. Comment ça marche? Pas mal, merci. Démonstration photographique.

 

 

 

 

 

On glisse la gousse à l'intérieur du tube.

 

 

 

 

On fait goulou goulou en roulant l'engin sous la paume de la main. Et quand on entend scrtchhhhh....

 

 

 

 

 

 

... ben, l'ail, il ressort tout nu. Magie.

 

Bien sûr, ça vous paraît superflu et débile. Bien sûr, votre cuisine regorge de gadgets tout aussi ridicules qui encombrent les placards. Bien sûr, éplucher une gousse d'ail est une opération n'exigeant - jusqu'à présent - aucune assistance technologique. Mais, voyez-vous, nul ne peut arrêter la marche majestueuse et inexorable du progrès. 
Aujourd'hui, on ne va plus aux Bahamas en pédalo, pas plus que l'on ne se chauffe au crottin de mammouth. Ben, l'épluche-ail, euh... c'est pareil.

Bye bye

22/06/2007

De l’usage imprévu du Mustela en cuisine

Bien le bonzour,


Pour humecter une préparation culinaire d’un trait d’huile d’olive, la doctrine suggère de boucher la bouteille d’huile avec le pouce. Manière de contrôler le débit du liquide. Vous suivez? Or, l’opération s’avère périlleuse. Je ne sais pas vous, mais quand on s’y essaie, soit notre gros pouce ne laisse rien échapper du tout. Soit c’est un tsunami oléagineux qui jaillit. Au final, on a la marque du goulot imprimé dans l’épiderme (ce qui est disgracieux); le souffle court (l’angoisse); et le plat huilé comme une mémé scandinave sur une plage espagnole.


Dr Slurp ayant toujours mille idées bouillonnant dedans sa boîte crânienne, il a résolu le problème. Le Mustela est une crème universelle, utile pour oindre les fesses fripées de la marmaille en bas âge, ou pour démaquiller le museau des dames. Le Mustela se présente sous la forme d’un flacon en plastoc, avec un bec serveur actionnable d’une simple poussée. Or le dit flacon, une fois dûment nettoyé, s’avère idéal pour abriter votre huile d’olive, dont le débit se retrouve enfin maîtrisé.

C’est moderne. C’est malin. C’est éthique.

Ne me remerciez pas, vous m’êtes sympathiques.


Tchou

 

PS: Les copains du mirobolant blog musical Sonotone nous ont demandé notre petite playlist du moment. Et vous savez quoi? Ben on s'est exécuté. C'est .

21/05/2007

L'angoisse de la carafe douteuse et la plaquette pour dentier

Bonjour les coquelets,


Nu ne l'ignore, la génération montante de la viticulture européenne se pique de vin naturel. Et qui dit vin naturel, dit carafage intensif. Car, voyez-vous, ces breuvages sains et libres, au débouchage, ben, ils empestent bien souvent le vieux fennec ballonné. Il faut les oxygéner à mort. Les transvaser dans une carafe. Et shaker la dite carafe comme une maraca, en dansant et en hululant autour de la table. Au bout d'un petit moment (disons entre 15 minutes et trois jours) le remugle s'estompe. Et le fruit, tout chou tout doux, apparaît. Coucou, le fruit.

Le problème, c'est surtout le nettoyage de cette carafe utilisée intensivement. La carafe qui a un cou de girafe. Long et étroit. A moins d'avoir les pognes élastiques de Plastikman, impossible d'aller récurer là-bas au fond. D'où des carafes limite craspeks et donc démoralisantes.

Bon, il existe des petites boules de métal spécialement adaptées à la situation, hors de prix en magasin spécialisé, qui sont censées faire briller le fond. Mouais… Nous, notre truc magique, c'est les tablettes pour nettoyer les dentiers. Oui, oui. Pour avoir une carafe aussi étincelante que le râtelier de Mamie Gertrude, on laisse quatre tablettes agir une nuit. C'est bleu, ça mousse, c'est pop.
Voilà, c'était le conseil domestique du jour.

 A plou tard


PS: Les fidèles de ce blog connaissent bien la figure rassurante et réccurente du moustachu, le boucher de la tribu Slurp. Scoop: le moustachu a ouvert un blog. Oui! Un blog plein de mots d'argot de la boucherie, de photos de vaches nues et de trucs sur la découpe de la viande. Essentiel.

 

19/03/2007

Et hop, un nouvel ustensile débile de cuisine

Tchô

 

 

Ne t'est-t-il jamais arrivé, ô toi cuisinier(ère) compulsif(ve), après avoir coupé des légumes sur la planche idoine, d'en flanquer la moitié à côté au moment de les balancer dans la casserole? C'est là une expérience traumatisante, qui occasionne bien souvent une centaine de séances chez le psy du coin.  Ben, les chercheurs en design culinaire, qui transpirent dans leurs labos pour que rigole l'avenir de l'humanité, ont mis au point la planche magique. Laquelle se plie une fois l'éminçage fini. Les bords se rabattent, emprisonnant le fruit de notre labeur, qui glisse vers la marmite en bon ordre et dans un joli mouvement collectif évoquant une famille nombreuse aux sports d'hiver.
Tout ça pour annoncer à une humanité incrédule qu'on vient de se payer la planche Chop To Pot (25 balles chez Globus). Que c'est cher pour pas grand chose. Que nos placards sont déjà pleins à craquer. Qu'on s'est encore fait couillonner avec un gadget débile. Mais qu'on est content. Très content.

Et comme disait l'autre, le progrès est une belle mécanique qui roule sur l'autoroute de notre bonheur domestique.

Tchô

PS: A bien y réfléchir, cette phrase de conclusion s'avère totalement dénuée de sens; ce qui la rend plus belle encore.

La folle danse des verres mérovingiens


Tchou,

 

Devinez ce qu'il y avait dans nos petits souliers sous le sapin? Des verres dansants. Sacré Papa Noël, toujours le cadeau pour rire. Ces belles bizarreries en verre soufflé sont des répliques de gobelets mérovingiens, vendus à la boutique du Louvre, dont les originaux dorment dans divers musées français et belges. Particularité? Un gros cul avec un téton au milieu (si j'ose). De sorte que le verre ne tient pas seulement débout, mais pas en place non plus. Il toupille. Il tournicote. Il danse, quoi. D'où son nom. Et sans renverser son contenant, ce qui est atchement balèze.

En ce VIe siècle inculte et hirsute, à quoi songeaient donc les Mérovingiens en inventant ça? A se fendre la poire sans doute. Car, sur une table joliment dressée, le spectacle burlesque de verres valsants déride illico l'assemblée la plus morne. Sans compter que le tangage anticipe malicieusement celui du buveur une fois le contenu du danseur englouti. A moins qu'il annonce le twist endiablé qui suivra le repas au Macumba du coin.

Stark peut aller se rhabiller. Merci Papa Noël. Merci les Mérovingiens.

Adios

PS: Les oenophiles lisant ces lignes se posent une question terrible: peut-on déguster du vin avec ces machins? Bof... pas vraiment. Quoique l'actuelle mode des vins naturels, qui renardent durant trois bonnes heures après ouverture, pourrait remettre au goût du jour le verre mérovingien, super oxygénateur autonome et distrayant. 

18/03/2007

Deux nouveaux joujoux dans la cuisine

Glap

 

 

Mon premier t'épluche tomates et poivrons en rigolant. Voilà un économe futuriste et ergonomique (ta mère), espécialement conçu pour ces deux légumes-là, avec une lame pivotante super affûtée. Avant, on s'enquiquinait l'existence en flanquant les uns sous le gril et les autres dans l'eau bouillante. Maintenant, ils se retrouvent à poil en moins de deux. Trop indécent. 

Mon second te broie le poivre sur une seule pression du pouce. Crounnsh. Voilà un moulin à ressort, pour assaisonner tout en touillant. Ou l'inverse. Et puis, appuyer sur ce bouton-là, ça donne l'impression d'être le président du Gogoland faisant exploser le pays voisin. Boum! Trop exaltant.

Mon tout ce sont deux acquisitions récentes, qui amènent bien des satisfactions lors de notre sport favori: la cuistance.
Oui, madame.

A bientôt

16/03/2007

Man at wok

 

Bonjour, les gens

 

 

 

 

Cela faisait des années qu'on y pensait. Puis on oubliait. Puis on y repensait. Puis, on reculait. Mais ce coup-ci, banzaï! On s'est payé un wok. Tout beau, le wok. On s'est mis un bandeau avec des idéogrammes sous le chignon, un kimono sur le dos et on a fait sauter, dans deux cuillères d'huile d'olive, des asperges sauvages détaillées en morceaux et des carottes fanes taillées en bâtonnets. Le tout en écoutant Pizzicato Five. Une pincée de sel, de poivre japonais (à base de frêne, on vous en reparlera de cette épice-là), une giclée de soja et top miam. 
Pour le moment, le répertoire des recettes reste bref. Mais, ça va s'étoffer presto. Appelons ça du wok in progress.

Au revoir , les gens 

PS: Le lendemain de ces prodigieux débuts, les cubes de filet d'agneau (aux épices lointaines et au vinaigre balsamique) saisis au wok étaient... moyen moyen slurp. On ne s'improvise pas woking class hero.