02.07.2010

Super Cochon et les slurperies suspendues

Groiiink!

 

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L’été sera Super Cochon ou ne sera pas. Oui, Monsieur.

Super Cochon, c’est le premier motif d’une nouvelle ligne de tee-shirts baptisée «Lard pour Lard Par Louise».

Une ligne jeune et porcine, griffée par l’illustre M’Zelle Sonson.

Une ligne qui devrait faire fureur d’ici demain sur les plages océanes et les dancefloors humides.

Pour l’heure, l’objet n’existe, certes, qu’en trois exemplaires. Un pour la styliste (taille small), un pour mèzigue (taille medium), un pour le pote Dave (taille large). Appelons ça une série limitée. Ça fait si chic.

 

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Vêtu donc de notre Super Cochon donc, on file étudier la faune sous-marine du Grand-Duché de Luxembourg. Ça prendra un temps certain. L’été. L’année. Voire la vie.

Adios

Bisoux chez vous

 

 

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10.05.2010

Parlez moi d'amour; dites moi des machins tendres



Ramoneurs, ramoneuses, bien le bonjour

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Tenir son petit blog, c’est aussi frétiller de joie chaque fois qu’un lecteur laisse un commentaire sous un billet. Récemment, on a ainsi reçu la visite d’une série de nouveaux hôtes aux pseudos charmants, qui savent choisir les mots qu’il faut pour nous vaseliner l’ego.

«Super le blog », nous flatte ainsi le surnommé «Pronostic quinte». On clique sur son nom, et nous voilà sur un super site de pari sportif on line.  Chouette, alors !
«J'apprécie votre article, merci à vous de partager cette astuce, et notez en 1er lieu  que je suis 100% d'accord avec vous(...) », nous miaule dedans le tympan «Cigarette Electronique Pas Cher». On clique sur son nom, et nous voilà sur un super site de fausses clopes pour arrêter le tabac. Trop chou, les gars.
«J'insiste, oui votre travail est très bon, votre site m'a ouvert les yeux», ça c’est «Ramonage» qui nous l’écrit, ce qui est l’un des sobriquets les plus malicieux de l’histoire de l’art épistolaire. On clique sur son nom, un brin troublé quand même, et nous voilà sur un site de… ramonage. Utile à l’occasion, surtout  quand ta cheminée tousse.
Il y a aussi "Location Voiture Pas Cher" et "X Box 360", qui nous disent des choses très aimables, avec des phrases à ce point élégantes qu’on dirait un peu de la poésie. Que de tendresse, mes enfants. Bref, pour être sûr de la pureté des intentions de ces visiteurs énamourés, on vient quand même d’effacer les liens vers leurs sites respectifs. Ne restent comme ça que leurs mots doux, qui nous chauffent si fort le palpitant.

A +

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09.03.2010

La croisade malodorante des grands chefs tricolores

Coucou, mein choux chinois

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En entendant ça hier à la radio, on en a failli renverser le bocal de rillettes sur le carrelage. C’eût été un drame. Voilà la news: douze grands chefs français se sont unis pour défendre la graaaaande gaaaastronomie tricolooore. Car elle est en danger. Oui, Madame. L’étranger (ah, le sale étranger) la raille, la conspue, la juge rhumatisante, soporifique et rétropédalante. Pour faire court.

Du coup, l’association «Cuisine de France» part en croisade pour redorer ce blason mité, sous l’égide de Robuchon et Ducasse, épaulés de leurs croisés Guérard, Troisgros, Alleno, Gagnaire, Marx et autres toques étoilées par une marque de pneus.
Je ne sais pas vous, mais pour nous, ce type d’entreprise exhale toujours un vilain fumet de napht’ chauvinissime. Maréchal, nous voilà, tut tut tut. Car, voyez-vous, la ligue de défense patriotique, gastronomique ou pas, est un peu au militantisme culturel ce que la vanne porno est à l’amour courtois, si vous nous permettez une métaphore osée.

Le plus chouette, c’est la saillie de Guy Savoy lors de la conférence de presse, qui a déclaré sans sourciller (ou à peine): «La cuisine française est le socle de la gastronomie mondiale.» Le socle. MDR. Pince-moi, j’albumine. Et les cuisines italienne, indienne, chinoise, arabe ou japonaise, c’est quoi? Des vieux bouts de parpaing mal cimentés sur le Glorieux socle gaulois? Quel mépris! Quelle suffisance! Quelle ignorance, peut-être même.

Et comme disait allègrement un ami qui connaît un tantinet ce monde-là, «ils feraient mieux de bosser dans leur cuisine plutôt que de se pignoler le cerveau avec leurs idées de grandeur et de suprématie

Tiens ce soir, on va se faire un poulet tandoori. Ou un nasi goreng. Ou un tajine. Ou des lasagnes. A moins de jeuner en signe de consternation.

Chef français, mon ami, mon frère, mon idole, aujourd’hui, tu me fais honte.

Bye bye

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19.02.2010

Top Slurp: quatre bougies déjà. T’y crois, toi?

Haaaaapy Biiiiirthday to Miiiiiii

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Ben nous y voilà. C’est avec une larme dans le clavier et un frelon dans la culotte qu’on te l’avoue: Top Slurp a quatre printemps.
Oui, Madame.
C’était un jour cotonneux de février 2006 que naquit en effet le blog hirsute vers lequel tu viens te surfer; oui, toi, internaute déluré(e) et fan d’Epicure (de rappel).
Que de casse-croûte joviaux, de topettes riantes et de palpitants dialogues alimentaires avons-nous partagé depuis. Tiens, rien que d’y penser, on se sent tout chose.
Une party d’anniversaire s’impose. Au menu? Surimi à gogo, chips à la Vache-qui-rit et chamallows au genièvre. Le tout arrosé de Pepsi tiède, bien sûr.
Que la nouba commence!

Bizzzz

PS: Pas de slurperies la semaine prochaine. On s’en va pêcher au vers solitaire sur les rives du lac Piou-piou.

PS2: Euh... quoi? Que ça fait un peu petit joueur de se souhaiter son propre anniv comme ça? Mais, voyez-vous, si mèzigue ne s'y collait pas, qui le ferait? Hein? Personne ne t'entends hurler dans l'espace de la blogomiam.

PS3: Il est pas chouette le déguisement du Dr Slurp, là-haut, sur la photo? Le chapeau, surtout...

17:12 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (35) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire | |  Facebook

11.01.2010

La rétro 009 du Dr Slurp

Coucou

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Ben, nous y voilà. C’est la tradition dans la blogomiam: alors que s’estompe doucement la gueule de bois des réveillons et que le mois de janvier soulève une paupière, il s’agit de se lancer dans un exercice de rétropédalage contemplatif de l’année écoulée. Comprenez dans la rédaction d’un palmarès masturbatoire de ses œuvres passées. Entreprise pleine d’immodestie, voire d’autosatisfaction gluante, à laquelle le Dr Slurp se livre chaque année. Et avec gourmandise.
Nos plats favoris de l’an de grâce 09? Les voici...


Le Top Ten miam (dans le désordre)

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-L’effilochée de lapinou au chardonnay. La volupté des rillettes sans le gras qui saute aux hanches. Fortiche.


-Le risotto über printanier.
Car les beaux jours reviendront bien un jour. Qu’ils disent.


-La Morteau en salade de lentilles en crème de wasabi et coriandre
. Quand le n’importe quoi embrasse le n’importe comment, on retient son souffle.


-Les calamaretti farcis au pesto qui fait boum. Plaisir d’offrir, joie de recevoir.


-La soupe de melon à la verveine citronnée et gambas rôties en croûte de sésame.
Ce qu’on peut se monter le cou, des fois.


-Les paillassons en spags de carotte et courgette
. Mais les paillassons, c’est pas pour s’essuyer les pieds? DSC02215.JPG(rires)


-Le châteaubriant de lotte cochonne et son cortège estival.
Bon, si on mettait un peu de musique?


-Le burger de betterave au jambon ibérique
.
«Il a neigéééééé sur Yesterdayyyyy…»


-La terrine de canard aux cerises.Le soiiiir où ils se sont quittéééééés.»


-Le brik de veau au citron confit. Hum, t’as pas autre chose? Du rap?


Il est possible que ta recette fétiche de l’année passée ne figure pas dans la liste. Ravale tes sanglots. Les listes récapitulatives sont conçues rien que pour frustrer les honnêtes gens. Bon, ce n’est pas tout ça. Il s’agit maintenant de passer au…

Top Five pinards

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-Yannick Pelletier à Saint-Chinian, pour ses deux cuvées rouges et boombastic: L’Oiselet et Coccigrues.

-Catherine et Jean-Mary Le Bihan, Côtes de Duras, pour leur Pie Colette 08 qu’on aime tendrement.

-Frantz Saumon à Montlouis pour son merveilleux et ciselé Petit Caporal blanc.

-Le Domaine des Côtes de la Molière, Moulin-à-vent, pour l’ensemble de son œuvre.

-Philippe Villard, Anières, canton de Genève à gauche au bord de l’eau, pour son exaltante cuvée de Savagnin

On en oublie plein. Qu’ils nous pardonnent (et nous expédient fissa trois cartons).
Impossible de s’arrêter en si bon chemin. Tiens le…

Top five zizique moderne qui fait un peu de bruit dans ton salon

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-Wilco, avec le nouvel album éponyme (ça veut dire qu’il s’appelle Wilco comme le groupe, banane).

-The Dead Weathers
, Horehound. Calorique, sauvage et venimeux. Tout ça.

-Dead Man Bones
, avec un premier album éponyme (ça veut dire qu’il s’appelle Dead Man Bones comme le groupe, banane).

-Sparklerhorse et Danger Mouse, Dark Night of The Soul. Çui-là, on ne le chope qu’en téléchargement. Demande à ton petit-cousin pirate d’aller farfouiller sur la Toile.

-Ex aequo: Grizzly Bear (Veckatimest) et Passion Pit (Manners). Des disques inégaux avec des vrais morceaux de bonheur cachés dedans.


Bon, on ne va pas vous quitter sans brosser un…

Top Five cinoche

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-Inglorious Bastards du Baron de la Tarantine (pour le solo maboule de Chrisoph Waltz).

-Ponyo sur la falaise, de Hayao Miyazaki.

-Etreintes brisées, le nouveau mélo de notre pote Pedro.

-Gran Torino de et avec Clint Eastwood.

-Les Tontons Flingueurs de Georges Lautner. Quoi? Ce n’est pas sorti cette année que tu dis, toi?

A sous peu, chers ami(e)s

11:34 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : palmarès | |  Facebook

24.12.2009

Les vœux sincères et le bisou du Dr Slurp

 

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Ben, nous y revoilà. En avant le foie gras et les huîtres, la dinde et la bûche. Cadeaux, bisoux, recadeaux, rebisoux. Hips. Amen.
Tiens, avant de filer à la messe de minuit, il faudra se souvenir que Noël n’a pas toujours senti le sapin ni le vieux bénitier. Parfaitement. Petit flash historique: avant que l’église fasse son OPA sur la fête il y a quelques siècles de cela, il s’agissait d’une célébration velument païenne, qui marquait le solstice d’hiver. Les gens se mettaient en caleçon de bain, se roulaient dans la boue parfois, et twistaient jusqu’à l’aube en poussant des cris joyeux. Dans l’âtre rôtissaient des cochons sauvages de taille vertigineuse. Le beaujolais - sans soufre ni levures sélectionnées - coulait à flot. Pendant que le DJ balançait une archéo-techno tribale et envoûtante. On savait s’amuser à l’époque. Même que c’était peut-être bien le bon vieux temps.

Bref, bonne festouille à tous.

On se revoit sous peu (à l’oignon). Nous serons, selon le Grégorien, à l’aube de l’an de grâce 2010.
Que Saint-Chapon vous protège

Bizzzzzzzz

07:17 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : noël | |  Facebook

21.12.2009

Darroze-Estèbe: 10-0

Coucou, les téléphonistes avisés

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C’est l’histoire d’un über provincial (quasi suisse, même) qui monte à Paname pour les fêtes. Et qui aimerait bien offrir à sa petite famille un gueuleton de rêve ans dans un resto dont on cause.
L’histoire d’un plouc affamé, en somme.

iPhoneRetro.jpgPremier essai, quinze jours avant le départ.
Driling driling…
Musique d’ascenseur, qui chante Darroze, Darroze, Darroze. Voix féminine enjouée, façon aéroport: «Restaurant Hélène Darroze, Relais et Château, bonjour» Même chose avec l’accent english. «Ristorainte Hélène Darroze, Relais and Château, hello.» Pause musicale. «Pour le menu en français, tapez 1; for the meniou in ingliche, press tou
Le menu? On voudrait commencer par réserver une table avant de lire le menu. On réfléchit à tout ça, un petit moment. La zizique chantonne. Puis le silence se fait. On pige enfin. On tape sur 1.
La zizique redémarre. «Pour faire une réservation, tapez sur 1»
Ouf, nous y voilà. On tape sur 1, ravi.
La voix enjouée nous avertit en substance que personne n’étant disponible pour le moment, il faut poireauter ou rappeler plus tard. A la St Glinglin, par exemple. Il y a aussi la possibilité de taper sur 0 pour parler à un être humain. Paf, sur le zéro. On attend dix sonneries. Voire plus. On se dit que ça commence à plomber la note. On raccroche, vaguement agacé.
Fin du premier coup de fil.

le-telephone-pleure1-300x191.jpgDeuxième essai, le lendemain, en début de soirée.
Darroze, Darroze, Darroze, hulule le chœur des vierges dans l’écouteur.
Ha, ha, on connaît le disque par coeur: toc sur le 1.
«Pour une réservation…» Hi, hi, on toque derechef sur le 1.
La nana-robot nous explique patiemment qu’il n’y a toujours par un chat pour nous causer. Mais ce coup-ci, on peut laisser un message. On se racle la gorge; on attend le bip; et on se lance d’un gosier ému.
«Je souhaiterais une table pour 5 personnes le 26 décembre à midi, au nom d’Estèbe.» On ajoute au moins trois numéros de téléphone. On dit au revoir, très poliment. Et on attend un signal sonore indiquant que la bafouille est enregistrée. Silence intersidéral à l’autre bout du fil. Très long, le silence. Très anxiogène, le silence. Le compteur tourne. On raccroche, vaguement agacé.
Fin du deuxième coup de fil.

Telephones-2.jpgTroisième essai, le sur-lendemain, vers 17 h 30.
On vous passe les manœuvres apéritives. Pour en arriver direct au message. «Cinq personnes. Le 26 à midi. Oui, au nom d’Estèbe, ESTEBE, E comme Escroquerie, S comme Stupidité, T comme Téléphonie inhumaine, E comme Entourloupe technologique, B comme Bécasse d’opératrice, etc.» Nouveau silence dans les limbes parisiennes. On raccroche, vaguement agacé.
Fin du troisième coup de fil

Quatrième essai, une semaine plus tard, en pleine aprème.
Ce coup-ci, après le rituel manège numérique, une voix vivante nous répond. Incroyable. C’est une dame, un rien corsetée dans son tailleur. Mais bon. On réitère notre demande, d’un ton badin, en brossant au préalable un rapide résumé de nos mésaventures téléphoniques passées. Pour la distraire. L’interlocutrice, pas attendrie pour un sou, tranche aussitôt. «Mais nous sommes fermés le 26 décembre (sous-entendu, mon pauvre monsieur). Au revoir.»
Comme si c’était là une évidence cosmique. On est peu de chose, nous autres indigènes extra-frontaliers.

Comme quoi, dans les restos étoilés, la douloureuse commence avec la note de téléphone.

Bien mes respects chez vous

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10.12.2009

Popote, années 00. L’abécédaire des mots de cuisine de la décennie.

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Bien le bonjour, contemporains affamés

Tiens, vous avez remarqué? La décennie s’achève. Oui, déjà. Exeunt les années 00. Bonjour les années 10. Avant de fixer notre regard altier sur la ligne bleue de la période radieuse qui éclôt, récapitulons, si vous le voulez, les dix ans de cuisine qui s’achèvent. Qu’a-t-on popoté, picolé et mijoté depuis l’an 2000?

Petit abécédaire gourmand autant que rétrospectif.



Basse température (cuisson à). Tiens, si je mets ma côte de bœuf au four 10 heures à 75°, elle cuit aussi. Mieux même. La note d’électricité, remarquez, elle me cuit aussi.

Bento (et lunch box ouvragée). Ou comment réaliser des dessins très jolis avec le miam de midi contenu dans un Tupperware. C’est dans le vent; ça vient du Japon (voir ce mot); ça occupe.

 

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Blogs (explosion des). Dans les années 90, des recettes de cuisine, il n’y en avait quasi que dans les livres et les mags de dames. Maintenant, il y a un milliard de blogs qui ne pensent qu’à ça. Dont celui que vous becquetez. On en est même venu à causer de blogomiam, charmante communauté pleine de camaraderie, d’éthique et de LOL en cascade.

Bio. A cause de ce que vous savez (la planète, la vache dingo, les saloperies chimiques), le bio, confidentiel naguère, est devenu une préoccupation unanime et un business d’envergure (voir naturel). D’ailleurs, ce blog est bio. Ta voisine est bio. Ton chien aimerait bien l’être.

Bistronomie. Néologisme accouplant bistrot et gastronomie, qui désigne des bistrots où l’on mange quasi gastro. Ne riez pas. C’est atchement bon, parfois.

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Cours de cuisine (explosion des). Les dames de naguère fréquentaient des écoles d’économie domestique. Aujourd’hui, t’as un cours sur le couscous à midi trente; un cours de dégustation de mousseux à six heures; puis un cours de cuisson basse température bio (voir ces mots) à 19 h 30.

Cuillère (la). Elle abrite tes bouchées apéritives. Elle te sert à laper les verrines, granitées et petites soupes. Elle est partout, la cuillère. Elle a enterré les autres couverts, la cuillère. Elle se la pète, la cuillère. Grave.

Cupcakes. Il aura suffi qu’une paire de greluches à longues jambes s’en goinfre dans le feuilleton Sex And The City (And The Cream Chantilly) pour que le monde entier s’entiche de cette pâtisserie ricaine, joufflue, calorique et pop.

Design (épuré et contemporain). Côté décor de restos, les années 00 n’ont pas franchement fait dans la rigolade. Le principe? Moins, c’est bien. Rien, c’est mieux. Et un peu beige, le rien, si possible.

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Equitable (produits issu du commerce)
. Tu bouffes encore du thon rouge en boîte pêché par des enfants handicapés en Chine????

Espuma (de pommes vertes, crevettes et artichaut). Technique contemporaine pour désintégrer des aliments qu’il faudrait mâcher autrement (voir moléculaire). Car mâcher, voyez-vous, c’est ringard.

Fooding (le).
On aurait adoré écrire une définition désopilante. Encore aurait-il fallu que l’on pigeât ce que signifie ce terme-là.

Finger food (le)
. Nul ne sait trop comment, manger avec les doigts est devenu un signe extérieur de branchitude intérieure (voire cuillère).

Gluten (le boum des allergies au). Rien à dire, sinon que l’on n’aimerait guère en souffrir.

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Japon (l’engouement pour le miam du). Yuzu, wazabi, soba, udon, matcha, umeishu… le gourmet des années 00 a la papille braquée vers le soleil levant. Et donc la baguette ouverte.

Joues (de bœuf, de porc…). Crise économique et nostalgie de la popote de mémé ont précipité certains bas morceaux sur le dessus de la scène du miam. J’en pince pour les joues. Elles me le rendent bien.

Légumes (oubliés puis retrouvés)
. Idem. Topinambour, mon amour. Panais, mon aimé. Cerfeuil tubéreux, mon amoureux. Scorsonère, mon… euh.

Lignac (Cyril). Très sympathique spécialiste des bons produits (dérivés). Voir télé-réalité.


Macarons (l’averse de). La cuisinière d’aujourd’hui doit savoir tricoter des macarons à tous les parfums de la création. Le cuisinier, lui, est exempté. Ouf.

Machine à pain. Jadis, c’était Jésus qui faisait le boulot. Maintenant, ils vendent la machine.

 

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Malbouffe (le drame de la). Que les gens avalent n’importe quoi, cela ne date pas de la dernière promo sur le surimi et la pizza congelée à la supérette du coin. Mais on s’en inquiète désormais.

Marx (Thierry). Ex-légionnaire et inventeur du wiff, le chocolat à sniffer.

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Moléculaire (la cuisine).
Quand il avait huit ans, Ferran Adrià a reçu Le petit chimiste pour Noël. Après, il est devenu cuisinier.

Naturel (le vin). Sans soufre, ou presque, sans douleur, sans saloperie dans les vignes, sans machin dans la cuve. Mais avec du vrai raisin dedans. Tchin!

 

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Produits branchés (la folle valse des). Baies de Goji, fève Tonka, poivre de Tasmanie, petit épeautre, pandan, quinoa et on en passe et des plus in. Zut, c’est quoi ce mois-ci, au fait?


Smoothies (ploutch). La centrifugeuse est l’avenir de l’homme. Aux fruits exotiques, l’avenir.

Proximité (vive les produits de). Pourquoi se ruiner pour des asperges des Antipodes qui empestent le kérosène et te trouent l’ozone quand, en attendant un tantinet, on peut croquer dans celles du voisin maraîcher? Plus qu’une preuve de conscience écologique, une affaire de bon sens. Et de gourmandise (voire bio et malbouffe).

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Télé-réalité. On causait assez peu popote dans la piscine de Loft Story. Mais M6 a rapidement humé le doux parfum de ressources publicitaires et d’audimat glorieux qui sortait de la cuisine (voire Lignac).

TVA (la baisse de). Si, si, si, elle se répercutera sur les additions. Après-demain, sûrement.

Verrines (la mode des). Nos aïeux appelaient ça simplement des verres. La modernité, après les avoir remplies de bonnes choses à manger, si possible chromatiquement étagées et à manger à la cuillère (voire ce mot), a décidé de les baptiser verrines. On attend les tassines, les assiettines et les coupines.

Salut, les coupines

10:38 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mots de cuisine | |  Facebook

16.10.2009

Les meilleures choses ont une faim

Comment allez-vous, donc?

 

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Bon, on a bien rigolé.
On a mastiqué deux trois choses aimables.
On a causé rillettes, solex et dérives néolibérales.
On a joué au Cluedo et à la dînette.
On a écouté Bob Marley.
On a bu de gentils canons, aussi.

Mais voilà, l'étude de la parade nuptiale chez les orques albinos (l'un de nos multiples hobbies) nous attire sous d'autres cieux.
Ce blog demeurera donc figé dans son élan sublime quelques heures, quelques jours, quelques lunes peut-être.

Séchez vos larmes. Demain sourit.

Adios!

PS: Comme d'ordinaire, les cadeaux, gros chèques, truffes d'Alba, caisses de champ' et autre nomination au Conseil Général des Hauts-de-Seine sont à adresser au:

Dr Slurp
Genf (centre)
Suisse de l'Ouest
Europe non alignée

14:46 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : au revoir | |  Facebook

04.08.2009

«Dinner In The Sky»: un souper d’altitude pour emmerder les pauvres

Coucou, les gastrolâtres démunis

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A table, les gens pétés de thunes trouvent toujours le moyen d’afficher leur richesse pour faire bisquer les gens qui n’en ont guère, des thunes. Notez qu’il s’agit là d’un phénomène très ancien, qui a probablement démarré au fond des cavernes autour d’un gigot de mammouth.

Les gens pétés de thunes
donc, naguère, ingurgitaient des choses très chères pour marquer leur position sociale. Des épices et des vins fins. Puis de la truffe, du saumon, du caviar, du foie gras, tout ça quoi.
Manque de pot, le garde-manger de la haute bourgeoisie s’est démocratisé. Plus ou moins. Les pauvres trouvent désormais du saumon fumé à bas prix à la supérette, du parfait de canard avec un vrai confetti de foie gras dedans, de l’huile de truffe synthétique et des œufs de lump en solde.

Zut, alors! Il a donc fallu trouver autre chose. Les gens pétés de thunes ont longuement réfléchi. Comment se sustenter tranquille en écrabouillant le peuple?

Puis l’idée a germé: EN SOUPANT LOIN AU-DESSUS DE LEURS CHIGNONS POUILLEUX, BIEN SÛR!

 

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En soupant exactement à 50 mètres de haut, sur une plate-forme hissée par une grue. Voilà le concept de «Dinner in the sky». Oui, Madame. Après Budapest, Bruxelles, Dubaï, Londres ou Las Vegas, la tablée aérienne s’installe à Paris, au Jardin des Tuileries, du 11 au 15 septembre prochain, pour 25 repas de 22 convives.

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Et comme on ne se perche pas pour manger des sandwichs aux rillettes et des kahouètes rances, des chefs multi-étoilés concoctent les menus: de Guy Martin à Veyrat, via Gagnaire, Thierry Marx ou Georges Blanc. Que du beau linge.
Prix de la mastication d’altitude: 940 Euros. Chaud devant. Pas de RMIste sur les nuages.

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Certes, l’affaire s’annonce caritative. Sur chaque addition, 100 euros filent à une bonne œuvre, ce qui est très raisonnablement charitable.

Les riches pourront donc s’empiffrer pépères.
Question: mais comment fait-on pipi là-haut? Quand la Baronne Von Machinebleck subit une attaque foudroyante de colique, que fait donc le personnel? Nous, on suggère aimablement de la jeter par-dessus bord avec un parachute.
C’est toujours distrayant une aristocrate diarrhéique qui plane dans les cieux.

Bien à vous

PS: Oups. On allait oublier le dicton du jour. Le voilà: qui mange un chien, chiwawa

10:49 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (30) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dinner in the sk | |  Facebook

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