12/12/2007

Comment choper "La Fureur des Vivres"

Salud,

Un mot, vite fait sur le gaz, pour signaler la naissance d'un mensuel en ligne branché sur les choses qui se mangent.
Un magazine culinaire et virtuel donc, qui tue la mort de la mortadelle de ta mère (n'importe quoi). Premier numéro en janvier.
La chose s'appelle "la Fureur des Vivres" et en est encore à dérouler un casting de rêêêêêve.

A demain, peut-être bien.

19/03/2007

Le sourire de Robuchon et le boc de Lignac

Coucou

Au début de l'histoire de ce blog, (Louis XVI était encore en un seul morceau), on avait imaginé tenir une revue de presse viti-gastro régulière. Or, on s'est lassé. C'est que cette presse-là, si elle se lit parfois avec appétit, n'appelle pas vraiment la glose. Mais quand Lignac et Robuchon jouent les têtes de gondole, non à Venise, mais au kiosque, quand la presse gastro se pipolise à feu vif, ben, on ressort du bois.

Appendice éditorial de Gourmet TV au format riquiqui, Cuisinez comme un chef se place donc sous l'enveloppant patronage de Robuchon. Lequel exhibe d'ailleurs son minois une page sur deux au moins, avec cet étrange sourire pas totalement rassurant. Sourire évoquant (avec une bonne dose de mauvais esprit) le chien péteur de la voisine, quand il vient de sévir et fait mine de rien.
Bref, voilà des recettes des copains de Joël (oui, mesdames, il y a Thierry Marx dans le lot) et Dieu sait si Joël a des copains qui connaissent de bonnes recettes. Voilà des trucs, astuces et machins bien ficelés. Et voilà aussi des accords mets-vins assez convenus (Eh les gars, il y a une vie loin de la Gironde). Seul vrai souci: le look de la chose - papier cheap, graphisme vieillot, photos fades -, qui ressemble à ces mini magazines TV que l'on trouvait aux caisses de supermarchés dans les années 80.
Bref, substantiel... mais moche.

On notera d'abord l'anglicisme top tendance du nouveau titre concurrent: Cuisine by Cyril Lignac. Oui, tout est dans ce by. Et dans le boc du chef, si jeune, si sympa, si fresh.  Lignac qui pourrait être d'ailleurs le Steevy de la gastronomie, révélé par une émission de téléréalité et capitalisant depuis son écume de célébrité avec une ardeur toute loanienne. Le bimestriel se la joue moderne et cool, avec graphisme et rubriques ad hoc. Seul problème, le fond. Les infos, les recettes et tout ça. On arrive à la dernière page très vite. Trop vite. Surfer dix minutes dans la blogomiam nourrit infiniment plus. 
Bref, joli... mais vide.

Moralité? Lignac et Robuchon devraient se mettre en ménage.

Bye

18/03/2007

Le goût du chocolat à sa seule prononciation

Zour,

bouche.jpgLa revue anglaise Nature, peu portée sur les falbalas gastronomiques d'ordinaire, nous parle aujourd'hui d'un syndrome humain atchment intéressant. La Synesthésie, ça s'appelle. Les gens qui en sont frappés perçoivent un goût à la simple prononciation du mot la désignant. Vous captez le topo?
Ils disent cassoulet. Et se retrouvent avec la glotte envahie de la saveur inimitable du plat gascon. Ils articulent chocolat et voilà leur palais tout chocolaté. Pas pour de vrai, bien sûr; c'est dans la tête. Mais le goût, lui, est là.
Du coup, le synesthète condamné à suivre un régime amincissant, ben, il rigole. "Roquefort"; "bourgogne"; "frites"; "tarte tatin couverte de crème fraîche", qu'il clame à tue-tête. Le paradis acalorique.

Remarquez, il arrive sûrement aussi que le synesthète doive dire "caca de bique diarrhéique". Hi, hi, hi. Bien fait.

Tchou

Le poids et moi (3): manger de tout pour cajoler sa cervelle

Rebonjour

 

 

 

 

Il y a un chercheur top cool qui s'appelle Jean-Marie Bourre. C'est une sommité de la neurotoxicologie, qui a passé quelques décennies à étudier les matières grasses, vitamines, omégas 3-6-9 et tout ça. Ben, dans une interview accordée au Le Monde 2 il n'y a pas longtemps, le monsieur disait - grosso modo - qu'il faut manger de tout et ne se priver de rien (ou presque). Même de trucs bien riches et culpabilisants. Que la charcuterie, le boudin, les poissons gras, le foie de veau, le sucre, le pain, les pâtes, le vin et autres mets diététiquement suspects sont bons, voire indispensables, pour le cerveau. Et que les régimes, en détruisant la volupté du manger en en criminalisant la gourmandise, constituent un réel danger pour notre matière grise. Bon, on caricature un poil. N'en demeure pas moins que le bon miam rend intelligent et que ce type-là mérite une médaille.

J.M Bourre "La nouvelle diététique du cerveau", Odile Jacob.

Bon app'

Des Papilles sous la casquette

Coucou,

 

Comme la cuisine c'est un peu plus que la préparation de bonnes soussoupes pour nourrir la tribu. Que ce n'est pas simplement qu'une histoire d'ingrédients, d'habileté et de marmites. Comme la cuisine est aussi affaire de culture et d'histoire, d'esprit et de civilisation, il existe Papilles, revue rare et élégante, éditée par l'Association bourguignonne des Bibliothèques gourmandes aux éditions Virgile (editionsvirgile@aol.com). Dispo que sur abonnements, Papilles sort deux fois par an, en proposant des sommaires gastro-savants, où se mêlent socio, ethno, philo, linguistico, news gourmandes et critiques de bouquins. Le tout s'en se départir d'un humour pince-sans-rire, voire d'une discrète loufoquerie, que seuls les érudits savent manier. Le n°28 vient de sortir. Il est cool en diable.

Au revoir, les gens