13/09/2011

Les sept péchés viniques (pas ta mère)

Coucou!



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Un ami cher et bachiquement docte m’a tagué. Entendez qu’il me propose aimablement de répondre à un questionnaire vinique, pertinent et drolatique, qui circule dedans la bloglouglou. Il s’agit d’une variation alcoolisée sur les péchés capitaux. Le Dr Slurp, qui n’a plus vingt ans, aime pourtant à participer à ces récréations sociales. Il s’y colle donc, vite et bien.

L’avarice: Quelle bouteille avez-vous trouvé outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas?
Voyons un peu… Il me semble qu’il s’agissait d’un vin que je n’ai finalement jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver.

La paresse: Quel vin n’avez-vous jamais goûté par flemme de vadrouiller dans X cavistes pour le trouver?
Euh… difficile. Disons un type de vin dans lequel j’aimerais prendre un bain et faire des bisous (il y a des enfants dans l’assemblée, faisons hard) avec ma moitié. Ou Micheline Dax.

La luxure: Dans quel vin aimeriez-vous prendre un bain et faire des bisous (oui, il y a des enfants dans l’assemblée, on fait soft) avec votre moitié?
Au hasard, je dirais un vin dégusté sans moi par l’un de mes amis qui m’a fait envie et enragé (le vin, pas le pote, quoique…).

L’envie: Quel vin dégusté sans vous par l’un de vos amis ou connaissances vous a fait le plus envie et enragé?
Ben justement ce genre de bouteille que je pourrais siffler tout seul d’une traite… ou deux.

La gourmandise: Quelle bouteille pourriez-vous siffler tout seul d’une seule traite ou presque?
Tous, si ce n’est les vins qui m’ont tellement déçu que je les ai jetés de colère après les avoir dégustés.

La colère: Quel vin vous a tellement déçu que vous l’avez jeté de colère après l’avoir dégusté?
Mmmm… pas facile. Un vin que, étrangement, je pensais être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur.

L’orgueil: Quelle bouteille pensez-vous être le seul à pouvoir apprécier à sa juste valeur?
Sans hésiter: une bouteille que j’aurais trouvée outrageusement bonne malgré un prix honteusement bas (n’importe quoi).

Vlà le travail.
Il ne faut évidemment absolument rompre la chaîne de ce quiz charmant, sous peine de mourir écrabouillé comme une baie de mourvèdre dans un pressoir hydraulique autant que méridional. A mon tour de devoir taguer trois blogueurs ou blogueuses. Je vais y songer. Oui.

Papouilles.

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09/11/2009

Grand jeu hilarant: les drapeaux nationaux qui se mangent

Bien le bonsoir, les gros loirs

Houuuu, toi, on sent que t’as très très très envie de jouer, là maintenant.
D’étaler ta culture géo-slurp. De briller dans le salon. De faire le malin, ou la maligne, face à un monde incrédule.
Ben, on va voir ça.

D’abord, sache que les drapeaux viennent toujours du miam. Parfaitement. Les gens qui les inventent ne pensent qu’à manger. Et s’inspirent donc de leurs plats fétiches pour décliner les couleurs du pays. C’est là un aspect mal connu de la construction des diverses identités nationales de la planète Terre.

Voilà donc 12 assiettes ouvragées autant qu'alléchantes, qui ont servi à créer des drapeaux de nations notables. Retrouve le nom des pays. Et gagne ton poids en carambars frits et en moules surgelées.

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Oui, le drapeau de Groland manque hélas à l'appel.

Bonne nuit, les amis

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15/10/2009

Pascal Henry, le gastronome en série, passe à confesse

Gros coucou, les gens

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Sa disparition
, un soir de juin 2008 après un repas chez El Bulli, avait fait les choux gras des gazettes. Il faut dire qu’on avait là une drôle d’histoire. Et un drôle de bonhomme avec. Souvenez-vous: le Genevois Pascal Henry avait entrepris un marathon gastronomique consistant à visiter, en 68 jours, 68 tables triplement étoilées au Michelin. A la quarantième étape, le serial gastronome pète un plomb. Et s’évanouit dans la nature. Avant de réapparaître, la queue entre les jambes, quatre mois plus tard.


Voilà pour le fait divers. Reste qu’au-delà de ce défi insensé, Pascal Henry mérite d’être entendu. C’est un type aux manières simples et aux idées claires, sincère et vif, plein de bon sens et d’enthousiasme. Un vrai passionné, qui tutoie la grande cuisine, et les grands cuisiniers, comme peu de gourmets peuvent s’en enorgueillir. Et causant avec ça. Tiens justement, l’autre jour, on est allé boire une bière avec lui…

L’initiation
«J’ai toujours été gourmand. Pas le genre qui laisse la moitié de son assiette, avec le petit doigt en l’air. Non, gourmand. Ma mère cuisinait comme une pive; ma grand-mère, en revanche, faisait des trucs simples mais vraiment bons: le biscuit roulé ou la confiture de coing. J’ai essayé de refaire ses recettes, au millimètre, sans jamais parvenir à en retrouver le goût. A vingt ans, pour fêter l’obtention de mon bac en France, mes grands-parents m’ont offert Girardet. Ç’a été le déclic: le ballet des serveurs, la découpe au guéridon et puis, surtout, le goût. Tout est parti de là.»

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La passion

«Pendant des années, j’ai pas mal gagné ma vie comme coursier indépendant. Voilà comment je dépensais mes sous. Je ciblais une table dans une région, puis j’en greffais d’autres autour. Il y a clairement une forme de démesure, de frénésie, chez moi. Certains ont la passion des bagnoles, de la hi-fi ou de la peinture. Moi, c’est la gastro. Ce que je cherche? L’émotion. Autant dans une sardine que dans un homard ou un turbot. Et les cuisines signées, personnelles. Les musiciens ont sept notes; les peintres les mêmes couleurs. Pareil pour les cuisiniers. Avec un nombre restreint de produits, certains composent, interprètent, et arrivent à nous embarquer dans un truc fou.»

Les chocs
«En gastronomie, les vrais chocs sont rares. Si tu fais une table référencée par le Michelin, t’es prêt à recevoir un coup. Et un coût, aussi. L’émotion et l’addition, quoi. Mais quand tu ne t’attends à rien de particulier, ça peut devenir vraiment intense. Ça m’est arrivé à l’Astrance, à Paris. Ce type, Pascal Barbot, c’est le Mozart de la rue Beethoven, un virtuose. Idem au Mirazur à Menton. J’y suis allé un peu par hasard, j’ai été foudroyé. En février dernier, sur un coup de tête, je suis redescendu en moto pour vérifier que je n’avais pas rêvé.»

 

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Les grands plats
«Les tables gastronomiques, globalement, c’est toujours bon. Mais on vient y chercher un peu plus que ça. Parfois, il y a des plats qui te font vraiment décoller. Et entre un bon plat et un grand plat, il n’y a rien, pas grand-chose, une alchimie, une épure, une lisibilité, un sens. La cuisine, c’est de l’horlogerie, il faut que ça donne l’heure juste. Parfois, ça ne fonctionne pas, sans que je sache d’abord pourquoi. Plusieurs jours plus tard, il m’arrive de piger. Là, je téléphone au chef pour lui raconter. Un grand plat, quand il débarque à table, je me dis: «ça, ce n’est pas appris». Sans pour autant chercher à l’analyser ou à le décortiquer, ce n’est pas mon truc.»

Les agacements
«En général, je trouve les chefs assez peu légumiers. Pour un Passard ou un Bras, combien traitent les légumes comme des garnitures, par-dessus la jambe, sans chercher à les cuisiner comme de vrais produits. L’autre chose, c’est le prix des boissons. De l’eau, en particulier. Ils t’assaisonnent. L’autre jour, dans un resto à Genève, je leur ai dit qu’à 7,50 fr. l’Henniez, ça faisait 15 000 fr. le m³ de flotte. Il faut arrêter. Et puis, il y a le «menu servi uniquement à l’ensemble de la table». Ça m’énerve. Quand on est quatre, deux bons mangeurs, deux petits appétits, ça fait deux frustrés. Ils ont des brigades pour ça. Si tout le monde prend 50 trucs à la carte, là, ils sont vraiment dans la mouise.»

 

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La cuisine moléculaire
«Il faut que la technique soit au service du goût. Quand elle devient une fin en soi, ce n’est plus de la cuisine, mais de la prestidigitation. Il faut avoir mangé une fois chez Denis Martin, mais pas plus. Quant à Ferran Adrià, c’est un grand cuisinier, mais il ne fait pas de la cuisine, au sens étymologique du terme.»

Les chefs et les clients
«Quand les gens vont au resto, il faut qu’ils aient faim et qu’ils se montrent curieux. Disponibles mentalement, prêts à l’aventure gourmande, et critiques aussi. Après tout, c’est eux qui payent l’addition. Trop souvent, quand le chef passe en salle à la fin, personne n’ose lui faire la moindre remarque négative. Bon, t’es assis, lui debout, tu le regardes par en dessous; c’est compliqué. Mais moi, je leur dis, tout: mes émotions comme mes déceptions. Ça les fait avancer. J’ai grondé Anne-Sophie Pic récemment. Mais gentiment, attention.»

La solitude

«Les gens pensent que je mange seul pour la concentration ou je ne sais quoi. Ben non. Je mange seul, parce que je vis seul. Si j’étais marié, les choses seraient différentes. Et puis, ils ne sont pas nombreux ceux qui peuvent me suivre midi et soir.»

Bavard, le gaillard. Mais palpitant, non?

Tchou!

NB: Les photos sont de Steeve Iuncker; l’interview de mèzigue.
NB 2: Une autre interview du phénomène, à lire sur le blog de Maître Perrin (clic).

11/08/2009

Le grand quiz gastronomique de l’été, troisième saison

Bien le bonjour, coquelets savants

 

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Les lecteurs de ce blog connaissent bien notre esprit ludique et tordu. Celui-là même qui, pour la 3e année consécutive, vous a pondu un questionnaire de culture gastronomico-générale, grâce auquel tout un chacun pourra se situer sur l’échelle de la marmite savante.

Attachez vos ceintures cloutées. Avalez un jéroboam d’air pur. On y va:

1. Vous aimez le poulet marengo? Nous aussi. Mais d’où vient donc ce nom-là? Hein?

A. De la bataille napoléonienne du même nom, au soir de laquelle – selon la rumeur – un cuisinier nommé Dunan aurait improvisé ce plat, avec les moyens du bord, pour rassasier le petit empereur qui avait grand faim.
B. Du resto «Le Petit Marengo», jadis niché dans la rue de Paris éponyme, où la recette demeura l’unique plat du jour durant 37 ans, et peu ou prou au même prix pour la joie des fidèles.
C. D’Aristide Marengo (1894-1947), illustre cuisinier albinos d’origine bretonne, auquel on doit également l’increvable Paris-Brest.
D. De la ville algérienne Marengo où, du reste, nul ne connaît la recette, ni ne sait d’où elle vient. C’est là l’une des nombreuses anomalies qui pavent la glorieuse route de l’histoire gastronomique.


ramtur_mars_attacks.jpg2. Thierry Marx, cuisinier aquitain de renom, a publié plusieurs livres. Parmi ces quatre titres, trouvez le seul qui existe.

A. "Marx Attaks"
B. "Un coup de Marx et ça repart"
C. "Marx la menace"
D. "Planète Marx"

3. Le saviez-vous? La pizza Margherita fête cette année ses 120 ans. Bon ani, Marguerite! Elle doit son nom à une dame atchement célèbre. Trouvez laquelle…

A. Marguerite de Valois (ou Reine Margot pour les intimes)
B. Margherita Teresa Giovanna (soit Marguerite de Savoie, et reine d’Italie avec ça)
C. Marguerite Duras (Duras campagne? Hum...)
D. Margherita Pizzaïola di Napoli (une légende du four à pain)

sushi-poster-glow.jpg4. Un brin d’orientalisme à présent. Parmi ces quatre types de sushis, trouvez celui qui n’est que le fruit de notre imagination malade.

A. Nigirizushi
B. Temakizushi
C. Gédégrozuchi
D. Oshizushi

5. C’est un critique gastronomique, drôle, doué et redouté, exerçant son art dans un quotidien national français. Bien à droite, le quotidien. Zut, il s’appelle comment, déjà, le gaillard?

A. François Saumâtre
B. François Simenon
C. François Saumon
D. François Simon

tete-de-moine-11-1.jpg6. L’un de ces fromages existe pour de vrai. Il fait même la gloire et la richesse du jura bernois. Mais lequel est-ce…

A. La couille de pape
B. La tête de moine
C. Le balcon de nonne
D. Le nombril de capucin


7. Restons dans la fromagerie. C’est un bleu rare et lunaire, un bleu savoyard et mirobolant, produit là-haut sur la montagne, à quelques rares meules annuelles, par une petite poignée de fromagers intrépides. Trouvez son nom…

A. Le bleu de Termignon
B. Le bleu de Tromignon
C. La tome Cruise
D. La tartifoulette

8. A Roanne, la maison Troigros a naguère inventé une recette, qui est presto devenue un classique indiscutable de la gastronomie cosmique. C’est…

A. La truite à la fraîche
B. L’omble aux radis
C. Le saumon à l’oseille
D. La carpe au blé

9. Encore une recette mythique: les bonbons de veau au caramel de raisin. Mais qui a donc pu trouver un truc à ce point ouf?

A. Jamie Oliver, sans faire exprès
B. Le Dr Slurp, mézigue 1er quoi
C. Antonin Carême, qui ne le faisait guère
wagyu_beef1.jpgD. Paul Bocuse, un soir d’oubli


10. Le bœuf de Kobé devient gentiment l’un de ces produits de luxe absolu, réservé aux gourmets pétris de bonus distribués par BNP Paribas. C’est un gros animal placide et japonais, giga gras et super chouchouté durant son existence ruminante puisqu’il est…

A. Massé à la bière
B. Oint de crème antirides
C. Nourri de loukoums
D. Grattouillé sous le ventre avec une plume de paon et au son de la Macarena

11. Dans l’inoubliable film «Le Festin de Babette», le troisième plat du menu concocté par Stéphane Audran est entré dans la légende. Il s’agit de…

A. Tortues en bière
babette4.jpgB. Momies de foie gras
C. Cailles en sarcophage
D. Linceuls de pigeonneaux

12. Héros de la littérature policière, il raffole de la blanquette de veau que lui prépare son épouse aimante. Quelle chance qu’il a! Mais, au fait... qui est-ce?

A. Le commissaire Maigret
B. Son Altesse Sérénissime le prince Malko Linge, alias SAS
C. Hercule Poirot
D. Terminator

13. Parmi ces ustensiles de cuisine aux noms exotiques, trouvez celui qu’on a inventé juste pour vous distraire.

A. Un bandiagara
B. Un kalou
C. Un ulu
D.
Un schmoulbouk

boeuf.jpg14. Les bouchers utilisent tout plein de noms saugrenus pour diverses pièces cachées dans la plastique bovine. Parmi ces morceaux de bœuf goûteux, trouvez celui qui n’existe pas.

A. Le mimosa
B. La poire
C. Le merlan
D. L’araignée

15. Pour mettre un peu de beurre dans les épinards, certains grands chefs font volontiers ami-ami avec l’industrie agroalimentaire. Pas toujours glorieux, le flirt. Prenez Marc Veyrat par exemple, il a ainsi vendu son nom et son image pour…

A. De la fondue en boîte
B. Des cornichons en bocal
C. Des merguez surgelées
D. De la tartiflette déshydratée

16. Encore faim? Bon, un dessert pour finir. Cela se fait, dit-on. Voilà une pâtisserie normande, où une poire truffée de gelée de fruits se cache dans une pâte feuilletée. Son nom?

A.
Le pouillon
B. Le souillon
C. Le douillon
D. Le couillon

 

Les réponses? Les voilà:
A1; 2-D; 3-B; 4-C; 5-D; 6-B; 7-A; 8-C; 9-B (notre modestie nous perdra); 10-A; 11-C; 12_A; 13-D; 14-A; 15-B; 16-C.

Faites vos comptes. Un point par réponse juste. Un expert en évaluation gastro-ludique va maintenant dresser l’état de votre savoir culinaire.
16 points. Impossible, t’as triché. Va illico te cacher sous les bocaux de cornichons dans le placard.
12-15 points. Fortiche.
6-11 points. Moyen fortiche
1-6 point. Naze.
O points. Impossible, t’as triché. Va illico rejoindre machin sous les bocaux de cornichons dans le placard.

D’autres quiz récréatifs quoique culturellement nutritionnels? Ben, Madame, nous vous proposons çui-là (clic). Et puis aussi çui-là (clic). Et puis çui-ci aussi, qui cause pinard.

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09:21 Publié dans Questionnaires | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : quiz |  Imprimer |  Facebook | | |

12/01/2009

Test : découvre le meilleur cordon-bleu du sytème solaire

Bonjour,

C’est pas tout ça. Mais il s’agit déjà de sacrer le (a) meilleur(e) cuisinier (ière) du XXIe siècle.
Pour cela, on a décidé d’éliminer les techniques démocratiques, romantiques, subjectives ou approximatives, pour utiliser l’outil scientifique, le seul capable de nommer, sans émotion ou parti-pris, le (ou la) plus grand cuistot de notre ère.

Quel est donc le phénix des marmites contemporaines selon toi? Hein ?

Fais donc le test ci-dessous, sans regarder les réponses, et tu découvriras l’éclaboussante vérité.

1) Choisis ton chiffre favori de 1 à 9
2) Multiplie ce chiffre par 3
3) Additionne 3 au résultat, et multiplie par 3 à nouveau
4) Le résultat de ce calcul donnera un chiffre de 2 à 3 positions
5) Additionne ces chiffres (exemple: 64 donnerait 10)
6) C'est ce résultat qui te donnera le nom du plus grand cordon-bleu du système solaire…

 

Allez, au boulot

Interlude zen

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Et voilà:


1 Thierry Marx (attacks)
2 Alain Ducasse (noisettes)
3 Cyril Lignac (gnac gnac)
4 Anne-Sophie Pic (à glace)
5 Ferran Adrià (tique)
6 Frédy Girardet (à coudre)
7 Hélène Darroze (bonbon)
8 Maïté (à la menthe)
9 Estèbe (Mèzigue 1er, quoi)
10 Jamie Oliver (de terre)

Hou. surprise. Ne discute pas. C’est arithmétique.

Et toc!

Adios

PS. Tu doutais encore qu'on peut faire raconter n'importe quoi aux chiffres?

03/07/2007

Trois rôtis, cinq chanterelles et sept indiscrétions

Bonjour L'autre jour, on s'est retrouvé sur un alpage jurassien avec quelques proches aimables. Et aussi avec 37 personnes et demi à nourrir. Comment fait-on pour nourrir 37 personnes et demi?

Ben, on fait de gros rôtis de porc à la broche. Trois kilos pièce.


 

 

 

Et puis un taboulé géant.


 

 

 

Et puis une salade de patates avec des câpres et des cornichons dedans.


 

 

 

Et puis, on part aux champignons. C'est la saison des chanterelles. Youpi!


 

 

Rien à voir, mais l'ami Baraou (dit Lolo le Haut) nous a récemment jeté un défi. Il s'agit de répondre au questionnaire des sept indiscrétions. Soit de livrer en pâture à la curiosité trouble de nos lecteurs quelques détails intimes. Déballage impudique s’il en est, auquel pourtant on se soumet avec une franchise quasi psychanalytique.

1. Je suis né aujourd'hui.

2. Je chausse du 43, ce qui est grand pour un enfant, mais peu pour un basketteur américain.

3. Une fois, à San Francisco, une loutre de mer m'a fait un clin d'œil.

3 (bis). J'éprouve une vive sympathie pour le grenache, Charles Trenet et Emma Peel.

4. J'ai récemment trouvé deux trois girolles sous un sapin jurassien.

5. Il reste des recoins de mon âme à explorer (au fond à gauche)

6. En revanche, j'ai une guitare transparente. Qu'on peut voir à travers.

7. J'aurai pu collectionner les photos de Bernadette Chirac. Mais j'ai préféré m'abstenir.

Fin de l'effeuillage. Total exhibi, l'Estèbe. On en est tout chose d'avoir raconter tout ça.

Il s'agit à présent de refiler la patate chaude. Les sept premiers blogueurs ou blogueuses nés entre 1873 et 1996, dont le prénom commence par l'une des lettres de l'alphabet, qui liront ce texte n'ont qu'à s'y coller. Na!

 Bye bye

 

24/04/2007

Bibi et ses lectures, de Jim à Langelot

Salud! 

Depuis quelques semaines un questionnaire résolument non culinaire toupine dans la blogomiam. Il s'agit de littérature. Et quand la plus exquise des Turtles nous prie d'y répondre, ben, on obtempère, sans rechigner ni gagatiser non plus.

 

 

Les quatre livres de mon enfance

 

OK, mais dans le désordre. Langelot et les Espions; Langelot contre Mr X; Langelot Agent Secret; Langelot contre six. Certains verront là comme les prémices d'une monomaniaquerie carabinée. Certes. Mais Langelot était solitaire mais solidaire, Choupette top appétissante et Mr. T le plus méchant des méchants. Snif, Langelot.

 

Les quatre écrivains que je lirai et relirai encore

Jamais de relecture. Ou presque. Mais sous la menace (par exemple de devoir avaler un menu Swiss de chez McDo), on se replongerait volontiers dans la noirceur abyssale de Méridien de sang de Cormac McCarthy; dans la spirale drastique de la trilogie de la Taupe de John Le Carré; dans l'humour savant et labyrinthique de La Vie mode d'emploi de Perrec, ou encore dans l'immense Route du retour de Jim Harrison (photo), roman pastoral, gourmand et métaphysique, qui inflige un coup de massue émotionnel à tout être pourvu d'un cœur en état de marche. 

 

Les quatre auteurs que je n’achèterai (ou n’emprunterai) probablement plus

On ne lira plus Montalban, qui est mort. Ni San Antonio, qui est mort aussi. Ni Ledesma, qui est trop vieux to rock'n'roll. Ni Dantec, qui est devenu trop crypto-naze.

Les quatre bouquins que j’emmènerais sur une île déserte

 

Il faudrait d'abord prendre l'annuaire de la ville de Vierzon, manière d'avoir assez de papier pour allumer le feu.
Cela dit, comme sur une île déserte personne ne cultive la vigne, on prendrait aussi Mes aventures sur les routes du vin de l'Américain Kermit Lynch, le bouquin le plus juste, humaniste et malicieux jamais écrit sur le divin breuvage. Message perso: Mr Pul, SVP, pour nous rendre ce bouquin, emprunté en 1992, c'est quand vous voulez.
Comme sur une île déserte, la compagnie et les plantes potagères manquent, on prendrait aussi le Dictionnaire littéraire et érotique des fruits et légumes de Jean-Luc Hennig, traité où paillardise, fantaisie et érudition mènent une joyeuse farandole.
Et puis, on s'équiperait aussi des œuvres complètes de Franquin. Et puis aussi d'un sommet de la littérature jamais encore escaladé par bibi (on s'emmerde le soir sur la plage en attendant les secours, surtout quand on arrive à la lettre W de l'annuaire de Vierzon): La Recherche de Proust par exemple, manière de pouvoir se la péter dans les salons une fois revenu à la civilisation. On notera au passage la candeur de cette dernière remarque. Car cela fait belle lurette que citer Proust ne fait plus impression dans les salons. A part dans les salons de massage, où la chair est triste, c'est notoire, mais où on est loin d'avoir lu tous les livres. Fin de la parenthèse.

Les (quatre fois quatre) derniers mots d’un de mes livres préférés

Elle lui lança un regard oblique et aigu (ce qui est géométriquement balèze). Sauta sur son Solex ailé, pour disparaître dans un gros cumulus rosé par le crépuscule. Il était l'heure de passer à table.

Euh, ça fait quatre fois quatre, ça?

Les quatre premiers bouquins de ma liste de livres à (re)lire

Sur la table de chevet, ils s'empilent. Et, tapi dans un coin sombre de la chambre, notre mauvaise conscience balance des regards noirs à la cantonade. Pourquoi acheter des bouquins qu'on ne lit guère. Hein? Il y a là, entre autres, les Nouvelles Complètes de Hemingway (Ernest), la moitié de la totale de l'inégalable Aymé (Marcel) dans la Pléiade; deux gros Eco (Umberto) et le Larousse des tartes, quiches et pizzas. Celui-là attendra.

Les quatre lecteurs (lectrices) dont j’aimerais connaître les quatre…

Bon, on va refiler la hot potatoe à quelques aimables concitoyennes, pourquoi pas Cath, les Frangines et Calamity. Plus à une étoile rigolarde de la blogomiam, Anaïk herself.

A bientôt. Et vivement bientôt.

PS. Dès demain, on recause de choses qui se mangent avec les dents. Promis.

20/03/2007

Du sexe des anges en bouteille

Bonjour, les potes

 

Quand l'aimable blogueuse Tiuscha nous prie de répondre au questionnaire baptisé "Le vin a-t-il un sexe?" qu'elle a initié, ben, on obtempère. Le doigt sur la couture du kilt.

 

- Selon vous, le vin est-il féminin ou masculin (et vous...) ?

Dans la prose œnologique traditionnelle, ces considérations sur les vins féminins/masculins, nous ont toujours paru masquer un vieux sexisme lourdaud qui ne dit pas son nom (avec le cortège de vannes égrillardes qui va avec). Résumons: d'un côté la souplesse et le charme pour les dames; de l'autre la puissance et le caractère pour ces messieurs. Hou... bonjour la vision simplette de l'univers. D'ailleurs, on connaît tout plein de vigneronnes très féminines dans la vie (au hasard Fabienne Cottagnoud, Marlène Soria ou Nicole Couturier) qui mitonnent des rouges balèzes, aux biscoteaux saillants et aux poitrails velus.
Imaginons donc d'autres dichotomies moins chargées, genre les vins de droite et les vins de gauche; les vins wagnériens et les vins funky; les vins endimanchés et les vins en salopette, etc.

- Etes-vous plutôt vin rouge, blanc ou rosé ?

Rouge familialement; blanc par alliance; et rosé depuis qu'il existe des rosés vineux et gourmands, soit depuis peu. Le rosé permet seul d'arroser amicalement certains plats giga épicés, qui napalment les autres vins sans faire de prisonnier.

- Etes-vous plutôt Champagne blanc ou rosé ?

Plutôt blanc de blanc, pour la fraîcheur et l'allonge, même si un rosé millésimé de chez Jacquesson slurpé récemment nous a tourneboulés la luette.

- Quelle est votre "première fois" ?

Huuuu... difficile à dire. On garde le souvenir du "Carré de Vigne" conditionné en brick de carton, vin rouge d'origine incontrôlée (voire multiple), que l'on buvait très frais et très vite dans nos années estudiantines. Un puissant antirouille probablement. 

- Votre meilleur souvenir "émotionnel" avec un vin ?

Huuuu... difficile à dire (bis repetita). On peut causer du dernier en date, la petite arvine 2004 du brillant Valaisan Philippe Darioli. Du volume. De la précision. Du terroir. De la complexité. Carton plein. Extaaaaase. 

- Votre meilleure association mets/vin ?

Cahors-canard. Tiens, ça commence par les mêmes lettres. Comme chaourse-chablis, aligoté-aligot, gigot-givry, champignon-champigny. Mais pas saucisse-sauterne. Ni cornichon-cornalin.

- Votre prochaine dégustation (prévue ou fantasmée) ?

La semaine prochaine (ça n'a rien d'un fantasme): des bordeaux plus ou moins prestigieux, issus de diverses propriétés appartenant à un magnat installé en Gironde, magnat avec lequel on ne partirait pas en vacances.

Qui choisit le vin dans votre foyer et qui "gère" la cave ?

Mèzigue, la plupart du temps. Mais rien d'exclusif.

- Combien de vin avez-vous en cave ?

Vous savez ce qu'on dit des banques suisses, ben les caves, c'est kif kif. Hi, hi, hi. Pas des tonnes. Disons qu'on a diverses planques çà et là. Et peu d'étiquettes semblables. Gros curieux qu'on est, on n'arrive jamais à acheter six bouteilles du même vin. Du coup, c'est le big bazar. Le chien de Parker n'y retrouverait pas ses chiots, ni Bacchus ses bacchantes. 

- Question subsidiaire : Comment initieriez-vous un "jeune" au vin ?

En évitant de déblatérer des théories pompeuses et cryptiques, d'une voix pâteuse le nez dans le verre. A vrai dire, on se sent assez peu l'âme d'un missionnaire, dans le domaine bachique comme dans tous les autres. Hips.

Tchin, tchin, les gens 

PS: On ne se souvient pas d'avoir lu les réponses à ce questionnaire sur les blogs d'Olif (oui, encore lui) de Loulou (oui, encore elle), ni même sur ceux de Laurent et de la Pipette. Exécution, allez allez. 

19/03/2007

You eat what you are. Donc I am.

Bonjour,

Notre copine blogueuse et cordon-bleu Mamina, dont l'amabilité est proverbiale, nous a priés il y a quelques jours déjà de répondre à ce questionnaire intitulé You eat what you are.
Bon garçon, on s'y colle, avec franchise et bonne humeur.

 

 

- Si vous étiez coincée sur une île pour le reste de votre vie, et que vous ne pouviez choisir qu’une seule cuisine (française, italienne…), laquelle adopteriez-vous ? Pourquoi ?
- Malin comme un singe, on choisirait une cuisine insulaire, manière d'avoir le matos sous la main. Par exemple, la cuisine suisse, luxembourgeoise, andorrane ou liechtensteinoise. Roborative, la Liechtensteinoise.
- Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté ?
Des grillons grillés et un vin manchou qui avait du goût (c'est vrai de vrai).
- Quel est l’aliment ou le plat le plus inhabituel que vous ayez goûté et aimé ?
Hou, subtil glissement sémantique! Enfant, je me concoctai un jour un sandwich gruyère-chocolat au lait, qui me parut alors merveilleux. Et qui préludait sans doute la folle cuisine post-moderne.
- Quels aliments évitez-vous de manger (que ce soit à cause d’allergies, d’un régime alimentaire précis ou juste parce que vous n’aimez pas) ?
Les aliments venus des Antipodes à grand coup de kérosène (pour des motifs politiques); les aliments bidouillés par la scélérate industrie agroalimentaire (pour des motifs politiques), les brocolis (pour des motifs politiques difficiles à expliquer ici)
- Est-ce que vous cuisinez ?
Je veux, mon neveu. Moins qu'un chef de cuisine, certes. Mais bien plus que tous les garçons et les filles de mon âge.

 

 


- Quel est le plat que vous préparez lorsque vous souhaiter impressionner?
Une perruche en gelée, plat naguère en vogue à la cour du Grand Mogol.
- Lorsque vous allez au restaurant, quels plats préférez-vous choisir ?
Ceux qui respirent l'amour et l'humour.
- Au restaurant, avez-vous déjà demandé à ce que l’on vous change un plat ou un vin ?
Je veux, mon neveu. Proverbe: Quand le vin empeste le bouchon, il ne franchit pas le Rubicon. 
- Combien de livres de cuisine possédez-vous ?
Quelques centaines, ou même un petit millier, dont une édition dédicacée du classique: "Le saindoux de Mamie Lu".
- Quel est l’aliment dont vous ne pourriez vous passer ?
Le pain, le vin, le fromage, la viande, les légumes et les légumineuses, les fruits rouges et les autres, le poisson, la truffe noire et les autres, les herbettes qui embaument, le chocolat noir, la fleur de sel et toutes les épices du cosmos, l'huile d'olive et les coquillages pêchés de la veille grand maximum. Le reste n'est que littérature.

Après ce déballage impudique, on me souffle dans l'oreillette qu'il est l'heure de rendre l'antenne. Donc couic.

Bizzzz

PS: Les illustrations, mal photographiées par mèzigue, viennent des "Diners de Gala", livre de recettes grasses des sixties splendidement illustrées par Dali himself. Livre récemment déniché au fond à droite d'un rayonnage de bibliothèque publique avec une joie intense.

Plats slurp: le hit-parade 2006

Chers connectés,

 

La Turtle, blogueuse miam hors pair, nous convie à un exquis exercice d'onanisme culinaire. Soit de dresser le hit-parade des dix recettes 2006 publiées sur ce blog. Evidemment, l'affaire s'avère déchirante. Les petits plats maison, on les aime tous d'amour tendre. Quasi comme des morveux. Mais bon. Tranchons dans le lard, dans le désordre et avec une autosatisfaction poisseuse.
La terrine de légumes au chèvre frais, avec sa réduction au balsamique, c'est le printemps qui fait toc toc à la fenêtre. Oui, toc toc.


La double côte de veau à la sauge, cuisson douce mais saveur balèze, offre aux cannibales un max de chair rose et juteuse. Contents, les cannibales.
La salade de lentilles à la féta est une entrée hivernale qui remet l'église miam au milieu du village légumineux. Contente, l'église.
Les bagues croustillantes de poivron rouge font un apéro intrigant autant que drôle; ça fait crountch sous la canine.
Le faux tartare aux noix et cognac, variation sur thème classique pour souper vaguement régressif mais voluptueux. 
Les St-Jacques sur canapé lardé et leur réduction aux bolets gingembrés , un plat qui expédie le plus sexy des mollusques (pas vrai Mamina) chez le charcutier après un tour dans les sous-bois. Content, le mollusque.

Les filets de lapin à l'orange et à la canelle, des douceurs carnées qui se tambouillent presto et s'avalent allegro.
La féra acidulée à la Girardet. Grand poisson. Grand chef. Grande recette, giga tonique et archi slurpique.
Le gigot de sept heures aux épices douces, un must du répertoire, dans une version baroque aux 100 000 parfums. Ou juste un peu moins.
La queue de lotte à la tapenade maison est une composition plantureuse d'inspiration méditerranéenne, qui fait impression sur les âmes simples. Et sur les autres aussi. 
Voilà voilà
Peut-être que Mister Jup, Mesdames Loulou et Catherine aimeraient aussi dresser leur hit-parade culinaire de l'année écoulée?

Bye

 

PS. Vu que l'idée même de hit-parade renvoie au monde de la zizique, ben, voilà aussi notre...
Top five des albums 2006.
Clap Your Hand Say Yeah (The Album) et Cold War Kids dans la catégorie "Pop tordue mais maligne"; Jurassic 5 (Feedback) dans la catégorie "Plus groove, tu fonds"; Yo La Tengo (I'm not afraid....) dans la catégorie "Arrime-moi, Simone, je plane"; et Karen Dalton (réédition 2e album) dans la catégorie "Légume oublié". Prix de consolation à Devendra Banhart (Cripple Crow) le plus flamboyant des néo babas illuminés. Ou l'inverse.

PS2. Tant qu'on y est, si nous causions cinoche? Hein?
Top Five des films 2006.
Walk The Line et Volver dans la catégorie "tire-larme grande classe"; Inside Man et Miami Vice dans la catégorie "polar d'auteur et de hauteur" et OSS 117 dans la catégorie "Satire au tromblon". 

PS3. Il faudrait quand même jeter un coup d'oeil au-dessous du panier, non?
Top five des navets 2006.
Le Black Dalhia (grand livre, petit film); Le Diable se machine en Prada (daube mal fagotée); The Sentinel (daube surestimée); le Da Vinci Code (daube intersidérale); et Mission Impossible 3 (chiantologique). Mépris spécial du jury aux Bronzés 3 (beauf dedans, beauf dehors).

PS4. On ne parle pas que de miam dans ce blog. Le glouglou y coule à flots. D'où...
Top Five des pinards 2006.
Les Copines aussi du Domaine des Sablonnettes; le merlot Santat de Fourtout; le Domaine de l'Ancestra tout flacons confondus; L'Ambre d'Abbet; la Cuvée Solstice du Domaine de la Tournelle; et Les Vignes Mythiques (des deux couleurs) du Domaine D'Escausses. Prix spécial du Jury grisé à Stéphane Tissot, pour l'ensemble de son oeuvre.

18/03/2007

Le questionnaire farfelu à la mode slurp

Bonzouuur, 

Voilà un questionnaire qui volette sur la blogomiam depuis des semaines. Nos aimables et compatriotes Frangines nous ayant lancé la patate chaude, on la rattrape au vol et on s'y colle avec un sérieux papal.

- Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la 4e ligne

- "Oui-Oui, ivre de désir, arracha soudain sa vareuse rouge et se jeta, dans un grand cliquetis de grelots, sur Mirou l'Oursonne, qui poussa un faible râle de satisfaction animale. Enfin, Oui-Oui lui succombait."

- Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télé

- Un débat scientifique barbant sur les moeurs sexuelles au Pays des Jouets, sur Arte, ce matin à l'aube, avant mon jogging.

- Sans vérifier, quelle heure est-il

- 9 h 30

Vérifiez, il est:

- 23 h 30. Tiens, suis à la bourre, moi.

- Quel bruit entendez-vous à part celui de l'ordinateur

- L'exquis gazouillis des ptérodactyles tournicotant au-dessus d'une carcasse de brontosaure qui pourrit depuis des jours dans notre jardinet.

- Quand êtes-vous sorti la dernière fois, qu'avez-vous fait?

- Ce matin à l'aube vers 23 h; un jogging de 30 kilomètres, à cloche-pied, avec une marmite Le Creuset sur la tête, le modèle familial, bien sûr.

- Que portez-vous?

- Toute la gourmandise du monde sur les épaules

- Avant de répondre à ce questionnaire, que regardiez-vous?

- Mes longs doigts manucurés virvoltant sur le clavier avec vélocité et élégance

- Avez-vous rêvé cette nuit?

- Oui, un rêve étrange et pénétrant avec Oui-Oui et Mirou dans les rôles principaux.

- Quand avez-vous ri la dernière fois?

- Quand Keith Richards est tombé d'un cocotier. Deux heures que j'ai ri.

- Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce où vous êtes?

- Des traces de doigts. Longs et manucurés, les doigts.

- Avez-vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui?

- Un écureuil écrasé sous une marmite Le Creuset. Très étrange, non?

- Que pensez-vous de ce questionnaire?

- Que Proust peut aller se rhabiller (qu'il enfile son marcel).

- Quel est le dernier film que vous avez vu?

- Le film alimentaire dont j'ai emmailloté mes mignons de veau (Voire post d'hier).

- Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez?

- Il est rare de devenir multimillionnaire en une nuit. En outre, pour acheter quelque chose, il faudrait probablement attendre le matin. Ce serait une grosse cocotte Le Creuset. J'ai égaré bêtement l'autre pendant mon jogging.

- Dites-nous quelque chose de vous que ne nous savons pas encore.

- J'ai des aptitudes rares pour la course à pied.

- Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde, à part la politique et la culpabilité, que changeriez-vous?

- Le goût des brocolis.

- Aimez-vous danser?

- Non, je garde le sac de ma copine.

- George Bush?

- Il empeste le brocoli.

- Quel serait le prénom de votre enfant si c'était une fille?

- Quelle coïncidence extraordinaire! J'en ai justement une, qui a un prénom rare et charmant que, pour rien au monde, je ne jetterais en pâture dans la blogomiam.

- Et si c'était un garçon?

- Minibus.

- Avez-vous déjà pensé vivre à l'étranger?

- Ben oui. Et je l'ai même fait.

- Que voudriez-vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du paradis?

_ Tiens voilà l'Estèbe. Ma cave est la vôtre. Je vous laisse, je dois raser ma barbe.

- Quelles sont les 4 personnes qui doivent prendre le relais sur leur blog?

- Les quatre mousquetaires: soit Miss Ptitpois; Olif le preux; Jupiter le Juste; et la Divine Loulou 

Voilà, voilà

Des odeurs plein le nez (ou l'inverse)

Amis de la sniffette, bonjour

 

Mamina me prie de répondre à ce questionnaire olfactif qui volette de blog en blog à la manière du fumet d'un rôti sortant du four. En route:

Quelle est votre eau de toilette?

Bonjour l'intrusion! C'est un after-chèvre aux senteurs océanes contenu dans un flacon noir oblong.

Quelle odeur de cuisine préfériez-vous enfant?

Le pain grillé, le poulet rôti, le fromage fondu et le café.

Quelle odeur évoque l'été, l'hiver, l'automne, le printemps?

Au début de l'été, le lac Léman se réchauffant exhale des parfums fauves, légèrement putrides, que je trouve rigolos.
L'automne, un arbre - sur le chemin du boulot - perd ses feuilles qui, pourrissant, refoulent la mort. Une puanteur terrible quoiqu'intrigante.
Le printemps, les massifs du Jardin Botanique (rue de Lausanne, Genève, Suisse occidentale) s'éveillent en une explosion quadrichromique en libérant mille fragrances entêtantes, voire revendicatives. Du genre: "Eh oh! J'ai fleuri, j'existe, je suis lààààà."
L'hiver, c'est le bouquet capiteux et profond d'un verre de vieux banyuls dégusté au coin du feu. Façon papi philosophe.

Si la blogosphère avait une odeur.... Que sentirait votre blog préféré.

Maints blogs féminins sniffent délicieusement la pâtisserie qui dore au four. Celui d'Olif, oenophile jurassien, fleure bon le cépage savagnin dans son plus bel état. Soit la Sainte Trinité: résine, noix et curry. Amen.

Votre épice parfumée favorite?

Cumin, garam massala, poivre japonais et une demi-douzaine d'autres venus des quatre coins du cosmos.

Votre aromate favori?

Le romarin (dont z'abuse), le thym citronné et la menthe poivrée, qui vous taquine les naseaux aussi sûrement qu'une plume d'oie.

Bientôt plus de pétrole pour nos voitures... Rouler au colza et sentir la frite? Le carburant idéal à vue de nez?

Plus de voitures du tout, voilà l'idéal. S'il faut en garder six par ville, ben, qu'elles roulent au roquefort; ça sent bon le roquefort chaud.

Quelle l'odeur de rêve pour une maison?

L'odeur indicible des premiers soleils surfant sur les meubles engourdis par l'hiver.

Une odeur de bois?

Celle du buis, qui peut parfois évoquer la pisse de gros matou, a une nuance aigrelette et des notes florales assez subtiles.

Que ne pouvez-vous pas sentir?

L'haleine du McDo et celle d'une salle de ciné percluse de pop-corn. La pâtée pour chats, le beurre rance et le lait bouillu. Top berck.

Hugh

PS: On a fait passer ce devoir de vacances ça et là. Madame Papilles&Pupilles s'y est collée avec promptitude et bonne humeur.

Quel genre de Bacchus êtes-vous?

Youp!

Apparu fin juin au fin fond de la blogosphère gourmande, ce questionnaire a fait dix fois le tour de la Terre depuis. Ou un peu moins. Bref, après Eric, Anne, Mamina, Olif, Damien, Patrick, Hélène, Chantal33  et quelques autres, on s'y colle enfin. Quel genre de Bacchus qu'on est? Euh... ben, moderne, svelte et jovial.

1 - Votre rouge d’anniversaire, de mariage, de première communion. De fête, quoi.
Pour arroser une giga nouba, il nous faut à la fois de la classe et de la gourmandise, de la volupté et de la profondeur, de l'anthologique mais de l'accessible. En un mot: Rayas 95. Na!
2 - La charcutaille qui vous rend fou.
Pour un vrai jambon persillé on ferait des bassesses, des compromissions, des intrigues infâmes. Ou pire encore.
3 - Un blanc de bord de mer, quand le soleil rougeoie sur les flots et que le bar de ligne frétille dans l'assiette.
Le Bergerac Sec du Clos des Verdots, enfanté par David Fourtout. Une chair d'angelot, des parfums floraux exquis et une fraîcheur de rêve. Banzaï!
4 - Un fromage dont le sillage vous a marqué à jamais.
Une tome fermière de brebis des Pyrénées bien affinée, c'est l'éclate des papilles. Un vieux gruyère d'alpage, c'est la surboum en bouche. Un roquefort de chez le Vieux Berger, c'est Versailles au fond de la glotte. Dur de choisir.
5 - Un rouge de tous les jours, de comptoir, de pique-nique. De soif quoi.
Cap sur le beaujolais. Allez hop! Débouchons un Fleurie de Michel Chignard. Voire un Morgon vieilles vignes de Jean Calot. Ou même Moulin à Vent de chez Eric Janin. Mieux? Les trois à la queue leu leu. Glouglouglou.
6 - Que mettre dans un sandwich pour le rendre archi slurpique? Hein? Quoi?
Une tomate bien mûre dont on oint la mie. Dix-sept gouttes d'huile d'olive de noble extraction. Un tour de moulin à poivre. Et tout plein de pata negra au milieu.
7 - Votre cave flambe, vous ne pouvez sauver qu’une bouteille de blanc. Laquelle?
Le premier incendie qui touche à mes vieux clavelins de Château Châlon, je l'étripe.
8 - Votre littérature gastro ou viticole de chevet?
"Mes aventures sur les routes du vin" de l'Américain Kermit Lynch, le meilleur livre sur le vignoble tricolore jamais écrit dans le système solaire. Poétique, drôle, perspicace et tout et tout. Message personnel: Monsieur Pul, pourriez-vous nous rendre ledit bouquin que vous avez emprunté depuis trois ans au bas mot?
9 - Un vin qui fait des bulles. Ben oui, il en faut bien un.
Un Vouvray effervescent du Clos Naudin servi frais mais pas glacé: top moumoute! Les Champenois enragent.
10 – Le barbecue crépite. Que poser dessus?
Des tranches de cou de porc marinées au citron et au romarin. Ou un kilomètre de saucisse de Toulouse achetée à vil prix à la Charcuterie Médal de Caylus, Tarn et Garonne, France-d'en-bas-qui-rigole.
11. - Le vin et le mets de la fin.
Un muscat doux du Cap Corse de chez Arena Antoine avec une pêche blanche mûre. Ou l'inverse.
Amen.

PS: Plus on est de Bacchus et de Dionysettes, plus on rit. Vous aussi répondez à ce questionnaire, là en bas, dans les commentaires. Si, si, si, ça nous fait plaisir.              

    

    

16/03/2007

Quel gourmand que je suis

Yaou

A l'initiative de  Samania, voilà que circule de blog en blog ce questionnaire visant à établir un profil des coquin(e)s oeuvrant sur la Toile miam miam. Ce peuple-là étant très féminin - et sans vouloir donner dans le sexisme de comptoir - l'affaire tourne beaucoup autour des douceurs. Et ne cause guère de glouglou. On a donc un brin tordu tout ça, pour remette la bouteille au centre du village. Ben.... allons-y, comme ça, au débotté.

Desserts préférés

Les tartes de fruits, sans crème anglaise, arrosées d'un muscat doux et corse d'Antoine Arena.

Fruits préférés

Les raisins, of course. Le pinot noir même, une fois vinifié et élevé dans un chai au poil, comme celui de Mr Dugat-Py à Gevrey.

Bonbons préférés

La maison Slurp ne fait guère dans la bonbonaille. Mais si c'est une douceur subtilement régressive que l'on cherche, suggérons l'un de ces nectars que l'on rencontre sur les bords du Layon, chez Joe Pithon par exemple.

Parfum de thé préféré

Ici, impossible de se défiler. Disons le vrai thé vert japonais, pour y traquer la mystérieuse cinquième saveur. Celle qui n'est ni le sucré, ni le salé, ni l'amertume, ni l'acide (Vicious).

Petit-déjeuner idéal

Café noir, tartine de roquefort (Vieux berger, siouplait) et viande des Grisons. Yeap!

Plat préféré

La côte de veau fermier, épaisse comme trois doigts d'adulte, rôtie avec parcimonie et flanquée de chanterelles (ou girolles). Avec un verre ou deux (ou trois) d'un beau blanc de terroir, genre un vouvray sec du Clos Naudin. Ou un rouge ensoleillé mais digeste, genre la Mémé de Gramenon.

Resto favori

Michel Bras à Laïole? Chevrier à Peney? La Diligence à Chêne-Bourg? L'auberge Iparla à Biddaray? Hum... tout dépend des jours, de l'humeur et du porte-monnaie.

Ce que vous ne mangerez jamais

Des coquilles d'huître crues, arrosées d'un chardonnay de chez gonflette et copeaux.

Chocolat blanc, au lait ou noir?

Noir c'est noir. Because le noir, il aime le Maury vintage du Mas Amiel.

Cuisines du monde préférées

Italienne, française, libanaise et corse, baignées de vins de culture et de caractère. Indienne, thaï et japonaise, baignées de ce qu'on peut.

Voilà. Euh... madame... ais-je fait juste?

PS. Manque à ce questionnaire gastro-proustien certes une question sur le vin, mais aussi, me semble-t-il, sur le fromage. Genre "Babybel ou Calandos?".

PS2. Si vous aussi vous brûlez de répondre au test de Samania, les commentaires Top Slurp vous sont grands ouverts.

PS3. On a un peu hâtivement donné le copyright du questionnaire à Miss Samania. Il semble en fait qu'il vienne de loin, de très loin, aux confins sauvages de la blogosphère gourmande. Top Slurp s'y est collé sur l'aimable proposition de Pupilles et Papilles. On l'a depuis transmis à Olif. Comme ça, pour rire.

Vieux Daumas que j'aimais

Coucou, les gens

Tiens, l'autre jour, on a sorti un Mas Daumas Gassac 1996 du coin de cave où il dormait sagement depuis des années. Oh oh, petit Daumas, réveille-toi, c'est l'heure du tire-bouchon!
domass.jpgLe Daumas Gassac, c'est donc la chose d'Aimé Guibert, l'un des héros grisonnants et castagneurs du film Mondovino, farouche chevalier de son terroir et pourtant producteur du plus bordelais des vins languedociens, avec tout plein de cabernet-sauvignon dedans. Evidemment, le couac entre discours et encépagement n'aura pas échappé aux mauvais esprits, qui en ricanent à goulot déployé. Hi hi hi, qu'ils font. 
Le 96, donc, offrait à nos pifs et gosiers émus une belle maturité, avec des notes d'épices, de tabac et de sous-bois, une bouche veloutée et souple, aux tannins soyeux comme un pelage de marmotte. Dans le noir, avec un bandeau sur les yeux, on aurait même pu imaginer ce rouge suave, profond et un brin austère né dans le... Médoc.
Hi, hi, hi, qu'ils refont.

A plou tard

PS: Toujours à la recherche de bouteilles pas chères et slurpiques, on s'est offert le Côteaux du Tricastin 2004 de chez Chapoutier, au prix top sexy chez le marchand du coin (sept balles et quelques à la Coop, soit cinq euros). Ben, c'est pas la joie. Sec, raide, pas parfumé ni gourmand. Caramba!, encore raté!