15/08/2011
Les cailles en crapaudine dessus ton BBQ
Hello, les batraciens
Nul ne sait à quoi songe le crapaud immobile au bord de l’étang. A rien? Aux primaires du PS? A la greluche qui viendra le smacker pour le transformer en prince gommeux? A la blanche colombe qu’il pourrait (malgré la rumeur) aisément atteindre d’un jet de bave?
Impossible de percer la méditation du crapaud immobile.
Une chose de sûre, il est superbe. Ses quatre petits membres solidement rivés au caillou immergé, la paupière paresseuse et le museau barré d’un sourire placide, il a une classe aussi infinie qu’amphibie.
La flamboyante posture du crapaud immobile, on s’en est d’ailleurs inspiré pour désigner une technique vintage consistant à écrabouiller divers volatiles en vue de les faire griller. Ben oui: c’est la crapaudine. Et c’est aussi là où nous voulions en venir. Car voilà justement des cailles en crapaudine à la mode cajun. Un truc fastoche et slurp pour le barbecue du dimanche, qui n’exige qu’un tour de main que l’on va te décrire avec notre verve légendaire.
The marinade. Pour quatre cailles, touillez le jus de deux limes, un petit piment rouge haché, un oignon frais émincé, deux gousses d’ail écrasées, quatre brins de thym, deux brins de romarin, une pincée de cumin, une pincée d’origan, une pincée de poivre noir, une cuillère de cassonade et deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Immergez les bestioles là-dedans quelques heures, au frais.
The crapaudinage. Posez la caille sur le plan de travail, dos contre la planche, pattes en l’air. Glisser un long couteau le long de la carcasse. Appuyez sur la lame. Et clac, fendez la bestiole en deux (ce qui est assez satisfaisant, somme toute). Il s’agit ensuite d’ôter un petit os triangulaire, le bréchet, en le dégageant délicatement des chairs avec un petit couteau pointu (poil au tutu).
The cuisson. Qui est délicate. Installez les cailles à une distance prudente du foyer sur un papier-alu, pour éviter que l’huile de la marinade n’enflamme les braises. Oui, on pense à tout. Cuisez un quart d’heure de chaque côté, en arrosant de marinade quand vous y pensez. Puis virez l’alu et bronzez les oiseux presto, quelques minutes de chaque côté. Salez à la fleur de sel.
The final. Mangez avec les doigts et quelques amis chers, trois légumes en papillotes confits sur le barbecue et cinq bouteilles de la somptueuse cuvée Véjade 2010 du Domaine de l’Anglore, Tavel, Gard, France d’en bas un peu à droite.
13:27 Publié dans Recettes: plaisirs carnés | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : crapaudine, cailles |
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26/10/2010
Les cailles au coing et l'esprit humain. Oui, Madame
Bien le bonjour
L’autre matin, mèzigue errait au marché comme un idiot, en se demandant ce qu’il allait bien pouvoir faire à manger le soir même. Question récurrente. Et méchamment taraudante. Soudain, un maraîcher qui sautillait sur place en soufflant dans ses mains – l’air était vif, l’autre matin – s’exclama ceci. «Dedieu si ça caille! Cette température en octobre, ça m’en bouche un coin.»
Ces quelques mots bien anodins jetés dans l’air de l’aube déclenchèrent brusquement un processus cognitif, créatif autant que dialectique dedans notre crâne chevelu. C’est que le cerveau est un engin merveilleux, particulièrement quand il s’associe avec l’estomac, dont on ne sait jamais quand il va se mettre à carburer. L’encéphalogramme était plat, ou quasi; un stimulus odoriférant vient à passer par là; et voilà que la machine démarre au quart de tour. Ça fume. Ça crachote. Ça pétarade là-haut sous le bonnet. C’est magique; c’est soudain; c’est l’esprit humain, baby.
On demanda au marchand s’il pouvait répéter. Il s’exécuta. «Dedieu si ça caille! Cette température en octobre, ça m’en bouche un coin.» Caille-Coin. Caille-coing. On tenait notre plat du soir! Trop fort. Vive le neurone athlétique! Vive le cortex agile!
Bref, voilà des cailles farcies au coing et aux noix _ truffées à l’automne en somme, quand on y réfléchit avec son cervelet_, flanquées de leur cortège de gros muscats épépinés. Un plat glam, fastoche et savoureux, qui ravira la ménagère de plus de 118 ans qui sommeille en chacun de nous.
Payez-vous des cailles dodues autant que désossées. Une par personne à nourrir. Et un coing ou deux aussi. Et quelques noix encore. Et une grappe de gros muscats. Et voilà.
En jurant, pelez et taillez en tous petits dés ce maudit fruit que le créateur a pourvu d’une chair incroyablement coriace. Balancez la brunoise à la casserole avec un filet de vinaigre, une cuillère de miel, un peu d’eau, du sel, de la muscade râpée, du poivre, du sucre en poudre, un rien de piment, un clou de girofle, une feuille de laurier et une lichette de gingembre râpé. Laissez cuire tout doux à couvert, jusqu’à ce que le coing s’attendrisse, mais ne s’effondre pas. Rectifiez l’assaisonnement selon humeur.
Ouvrez les cailles façon crapaudine. Sel, poivre. Émiettez les cerneaux sur le bidon des volatiles. Garnissez de coings. Puis refermez avec un cure-dent. Sel, poivre.
Et hop, au four, préchauffé à fond les manettes, genre 220°, pour une petite demi-heure. Dix minutes avant la fin, ajoutez les grains de muscat, dûment coupés en deux et épépinés de vos blanches mains. Et voilà le travail.
Bien sûr, il s’agit d’avaler les oiseaux en buvant du vin. Rouge, le vin. Mais là, on n’a rien sous le capot comme suggestion. Demandez à Parker, Bettane et Olif.
Tchou, les crapaudines
11:32 Publié dans Recettes: plaisirs carnés | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : coings, cailles, noix, raisin |
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20/04/2008
M. Volailles, gibier and co
Parce que la basse-cour grouille de petites créatures pleines de charme et d'esprit.

Lapin en ail des ours façon sushi
Filets de lapin au pamplemousse et quatre épices
Râble farci au brocciu et tomates séchées
Râble au fruits secs en papillote
Ficassée de lapin à l’abricot confit, cumin et pistaches
Lapin au genièvre, laurier et oignon frais confit
Filets de lapin à l'orange et graines de courge rôties
Brochette de lapin au pruneau et ras-el-hanout

Brochette de magret aux cinq épices
Hamburger de canard, chutney de cerises
Crépinettes de canard à la coriandre, chutney d'Agen
Fricassée de champignons aux gésiers confits
Poulet au cidre, navets, petits radis et pommes épicées
Poulet au citron, coriandre et olives vertes
Poulet au vin jaune et morilles
Tajine de poulet aux légumes et citrons confits
Poitrines de poulet farcies à la féta, origan et Ouzo
Brochettes de poulet à l'aigre douce

Cailles farcies à la feta, tomates séchées et câpres
Cailles sur la braise façon saltimboca

Epaule de cabri au cumin, gingembre et patates douces
Pavés de cerfs, compotée de figues aux noix, marrons braisés au cognac
Filet de chevreuil, purée de courge et poires au vin
18:33 Publié dans Le grand index des recettes slurp | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : magret, canard, râble, lapin, lièvre, poulet, cailles |
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