carottes

  • On se détoxe avec la très chouette effilochée de racines d’hiver

    Tous mes voeux mouillés, les aminches

    Si le simple mot foie gras te lézarde le pancréas; si la vue d’une bulle de champagne te tire-bouchonne l’œsophage; si le caquètement d’une brave volaille te vrille la vésicule, et bien, ma sœur, mon frère, c’est que tu as réveillonné trop fort. Et qu’il te faut d’urgence adopter la détox attitude. Soit te nourrir de laitue et d’eau gazeuse pendant six mois. Amen.

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    On notera au passage que dans cette histoire de diète post-nouba, il est tout autant affaire d’assainissement du corps que de purge de l’âme. C’est que dans notre bonne vieille tribu judéo-chrétienne, la volupté se paye cash. Tu as bâfré comme un goret? Tu as bu comme un évêque? Expie donc maintenant. L’appel du jeûne (parfois qualifié à tort de jeûnisme), c’est donc peut-être moins ton bidon engourdi que ta culpabilité enflammée qui te le lance à la conscience.

    C’est profond, ça, non?

    Méditons un instant sur les recoins obscurs de l’esprit humain. Puis passons presto en cuisine nous mitonner une détoxerie charmante, soit ces tagliatelles de racines d’hiver vinaigrés au cumin.
    Plus light, tu t’envoles.

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    Pour deux personnes, équipez-vous d’un petit radis noir, deux carottes lambda et d’une racine de persil bien bâtie.

    Pelez les légumes. Puis réduisez-les à l’état de longues bandelettes à l’aide d’un économe ou d’une mandoline. Les deux ont leurs adeptes. Le Dr Slurp n’a jamais pu se décider. La chair de la racine de persil, en tout cas, résiste en général à l’un comme à l’autre et s’émince plutôt au couteau.

    Tranchez
    les bandelettes en deux ou trois dans la longueur pour obtenir des lanières évoquant la tagliatelle.

    Tambouillez
    -vous une vinaigrette tonique: huile d’olive + vinaigre de Xérès + trois gouttes de citron + sel + poivre + une mini noisette de wasabi. Goûtez. Il faut que ça détoxe grave.

    Dans le panier à vapeur fumant,
    balancez les carottes. Comptez jusqu’à 30. Puis ajoutez radis noir et racine de persil. Cuisez environ 4 minutes, que les légumes restent gentiment croquants. Essorez, arrosez ensuite de vinaigrette et de graines de cumin.

    Puis servez avec des rillettes d’oie, deux trois tartines de saindoux, un confit de canard ou plus, six os à moelle, un hectolitre de bon pinard,  et 27 truffes en chocolat.
    Détox, quand tu nous tiens…

    A tout soudain

  • Le navarin de veau à la mode de chez les Slurps

    Bien le coucou,

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    Pendant des années, on a stupidement confondu navarin (le ragoût de veau) et Mazarin (le ministre de Louis XIV). Ce Mazarin d’agneau, du coup, on s’en méfiait un peu, craignant un plat filou et sournois. Un plat ecclésiastique pour tout dire. Un jour pourtant, on a fini par piger. Le chouette navarin du printemps n’a rien à voir avec le voleur de Sicile. Ouf!
    En fait, le navarin semble tirer son nom du navet. Ce qui tombe mal, vu que le navarin à la mode de chez les Slurps n’en abrite guère, de navet. On le remplace, avec un zeste d’iconoclasme lutin, par des radis, dont la saveur, un fois cuits, évoque le jeune navet, tout en offrant un rosé distrayant à l’œil.
    Pour un navarin d’agneau de veau destiné à trois adultes aux appétits cardinaux, entassez dans votre panier
    - 500 grammes d’épaule de veau, détaillé en morceaux par votre boucher moustachu.
    - Vingt-deux gousses de petits pois
    - Quinze gousses de fèves
    - Neuf petites patates nouvelles
    - Une gousse d’ail de dimension notable
    - Du thym et du romarin
    - Un bon fond de veau: maison c’est top, artisanal c’est pas mal, industriel s’il le faut vraiment.
    - Deux tomates juteuses
    - Une botte d’oignons nouveaux
    - Une botte de jeunes carottes
    - Une botte de radis
    - Une botte de sept lieues (facultatif)

    L’est lourd, le panier?

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    Salez, poivrez et sucrez mollo la viande. Faites dorer au fond d’une cocotte dans un rien d’huile d’olive.

    Pendant ce temps
    , pelez, épépinez et détaillez les tomates en cubes grossiers (et va donc, cube grossier!).
    Effeuillez et hachez deux brins de romarin et quatre de thym.
    Ecrabouillez la gousse d’ail.
    Préparez un déci de fond de veau corsé.
    Balancez le tout dans la cocotte avec le veau. Touillez, couvrez et laissez mijoter 45 minutes.

    Pendant ce temps (bis) préparez les légumes. Tout le jeu va consister à les cuire al dente (sauf les patates) et donc à respecter à la lettre et sans discuter les instructions que voici.
    Or donc (c’est très laid or donc), pelez les patates, coupez-les en quatre éventuellement (tout dépend de la grosseur des patates, banane) et faites les revenir dix minutes à la poêle avec un oignon frais émincé. Sel, poivre.

    Pendant ce temps (ter) écossez les petits pois. Réservez.
    Taillez (et épluchez, même si un nettoyage suffit) les jeunes carottes en deux dans la largeur. Voire en deux dans la longueur. Réservez.
    Lavez et coupez les radis en deux. Réservez.
    Ecossez les fèves, faites pocher une minute dans de l’eau salée, puis dérobez-les (comme dirait ce voleur de Mazarin). Réservez.

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    Au bout de 45 minutes donc, ajoutez les patates dans la cocotte. Touillez.
    Dix minutes plus tard, ajoutez les carottes et radis. Sans touiller. Couvrez.
    Dix minutes plus tard, ajoutez les petits pois. Sans touiller. Couvrez
    Cinq minutes plus tard, ajoutez les fèves (quasi cuites déjà). Sans touiller. Couvrez. Comptez jusqu’à 180. Et voilà.
    Maintenant, deux alternatives.

    1-
     Vous avez un jus abondant de la mort (sans vouloir vous manquer de respect). Virez tous le matos à l’écumoire et faites réduire à feu fou, en dégraissant et en rectifiant.
    2- Le jus vous semble raisonnable, tant dans sa quantité que dans son goût, aromatique et balèze, servez illico, après avoir enfilé un habit de prélat fourbe.

     

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    Côté spiritueux, on vous suggère de déboucher ce joli rouge languedocien au tarif bisou qui, longtemps, figura au rang de nos breuvages quotidiens favoris. Un vieil ami donc, le svelte mais charnu (si, si), juteux et parfumé, Arbouse du Mas Bruguière, Pic Saint-Loup, Hérault, France-d’en-bas qui-se-lève-tôt-pour-pas-forcément-gagner-plus.

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    Amen

  • D. Raconte-nous tes salades

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    Parce que les salades, on peut tout y mettre dedans. Voire plus encore.

     

    Salade de rognon aux citrons confits

    1431955671.jpgSalade céleri-patate à la Robubu

    Chou-fleur tiède au balsamique

    Salade d'endives et carottes

    Salade thaï de boeuf aux herbes fraîches

    Salade de ris de veau citronnés

    Salade de lentilles et chèvre

    283920284.jpgSalade au brik de jaune d'oeuf

    Salade de carottes aux pistaches et mandarine zestée

    Salade de haricots tarbais acidulée

    Fenouil cru au pignons et parmesan

    Tomate coeur de boeuf à la menthe et fèves

    Salade d'artichauts carciofi au balsamique

    Salade d'asperges sauvage au parmesan

    Salade de farfalle citronnés aux blancs de volaille, noisettes et estragon.