12/06/2009

Ecossage méditatif, salade de petits pois au chèvre estragoné et tartinade live

Salut, les gnomes ventrus (si je peux ma permettre)

DSC02146.JPG

Parmi les tâches inhérentes à la popote domestique, il en est une qui nous botte particulièrement: l’écossage des petits pois. Parfaitement. C’est que, voyez-vous, au bout de la trentième gousse, la technique s’affine; le tempo se stabilise; les doigts bossent seuls. Et jaillissent en cascade les mignons pois verts de leur fourreau. Pof, pof, pof.
L’écosseur peut alors rêvasser pépère. A quoi? Ben, par exemple, à la tête de Cohn le soir des élections. Ou à l’hypothétique existence d’un Être Supérieur Barbu, là-haut, à dada sur un cumulus. Ou au derrière riant de la cousine Marguerite, entraperçue sous la douche par une chaude après-midi de juillet 1972 (Marguerite, si tu m’entends, j’étais caché dans la panière à linge sale, me pardonneras-tu un jour?).

Voilà donc un exercice méditatif, quasi psychanalytique même, qui peut, en outre, préluder l’élaboration d’une élémentaire mais mirobolante salade de petits pois au chèvre frais et estragon.

Ecossez (voir ci-dessus) et pochez les petits pois quelques minutes dans une eau frémissante autant que salée. Rafraîchissez aussitôt sous l’eau froide.
Préparez une vinaigrette musculeuse au vinaigre de cidre et huile d’olive.
Emiettez le chèvre frais, en y glissant quelques pétales d’un chèvre plus affiné.
Emincez un oignon frais et une botte d’estragon.
Puis touillez le tout avec douceur mais fermeté (n’importe quoi). Voilà tout. Chouette salade.
Plus frais, tu t’enrhumes.

Tchou

cover_C&C.jpgNB. Une info. Une vraie. Vous vous souvenez de notre joli recueil de recettes pour marmots intitulé Corsaires et casseroles? Dimanche après-midi, ses concepteurs (Hélène, la Lucie et mèzigue 1er) tartinent live et dédicacent à tour de bras dans la cour du Musée du Léman à Nyon, de 11 h à 15 h 30. Il fallait vous le dire. L’éditrice nous a grondés. Il faut quand même le vendre ce maudit bouquin! A dimanche, les potes.

 

21/04/2009

Les gros champis parigots au chèvre et gingembre


Hou, ça faisait des lustres. Ça boume chez vous?

DSC02014.JPG

Tiens l’autre jour, sans trop savoir pourquoi, sur l’étal du marchand, ces gros champignons de Paris nous ont procuré une soudaine bouffée de paix intérieure. Tout blancs, tout ronds, tout cons, ils nous attendaient là, sans moufter, benoîts et pépères, somnolant sous leurs chapeaux rigolos. On notera au passage que les champignons de Paris figurent probablement parmi les créations les plus simplettes de Notre Barbu Tout Puissant. Pas une once de conversation. Pas un sou de caractère, ni de malice. Mais une indéniable candeur bonhomme, qui fait de ces champis-là des bouées d’innocence dans la tempête d’une modernité mercantilo-technologico-libérale carnassière et polluante. Et toc.
Bon, on se calme. Et on file en cuisine.

DSC02025.JPG


DSC02015.JPGAu menu: six gros champis parigots farcis au chèvre, gingembre et tomates séchées. Une recette solidement roots, réalisable fingers in the nose le temps d’un slow des Platters, pour une vraie satisfaction buccale au final.
Lavez les champignons, extrayez les pieds, oignez l’intérieur des chapeaux d’huile d’olive. Puis demandez à une fillette qui passe par là de hacher les pieds avec quelques brins de persil plat.
Emincez mini deux tomates séchées, une gousse d’ail et l’équivalent d’un orteil de gingembre frais.
Touillez le tout avec un petit chèvre frais. Assaisonnez sans mollesse.
Puis farcissez les têtes (hu, tu me farcis pas la tête, toi).

DSC02018.JPG


Hop, au four, à 180°, pour une petite vingtaine de minutes.
Le temps de déboucher un rouge de Loire à la chair aérienne et au fruité gracieux; par exemple la très gracile et naturelle cuvée de printemps les Ardilles du Domaine du Moulin à Cour-Cheverny. Light et sexy comme Betty Boop.

DSC02002.JPG


C’est tout, les copains. Mais on remet le couvert dès demain, avec une révélation mafflue qui va vous en boucher un gros coing.

Bye

01/12/2008

Le pressé de pain d’épice au chèvre pimenté:-O


Bonjour,

DSC01587.JPG

Les quelques lecteurs fidèles de ce blog auront noté qu’on n’est guère un accro des smileys (^_^)
Une litote : D
Il s’agit pourtant là de petits machins extrêmement commodes pour préciser ou nuancer la pensée :'(
Un smiley habile peut ainsi désamorcer un commentaire apparemment désagréable, posté sur un blog de cuisine.
Exemple: Berk, ta recette, elle schlingue la mort ;-). Le clin d’œil change tout. Le commentateur faisait de l’ironie. Il adore, en fait.
Notez que le contraire est possible. Waou, ta recette, elle est vraiment sexy ;-). Le smiley contredit ce qui précède. Il faut donc ici traduire: ta recette, elle craint du boudin un max.
Tout cela a l’air élémentaire. Mais le propos peut se complexifier en cas de double smiley, le second venant démentir le premier. Ta recette, elle pue l’enfer ;-);-) signifie que la recette pue effectivement l’enfer. En revanche ta recette pue l’enfer ;-);-);-) signifie que la recette ne pue pas l’enfer du tout.
Vous suivez? :-o
Le lexique smilesque permet aussi de glisser des cochonneries énormes dans le propos sans en avoir l’air, ce qui est très pratique. Tiens j’ai vu Ginette (__y__). Le (__y__), qui désigne de grosses fesses, signifie ici que ladite Ginette a pris quelques kilos sur le derrière.
Tiens, j’ai passé la soirée avec Denis 8 ===D indique que ledit Denis possède un zizi de taille notable et que la soirée était probablement funky ;-)

Rien à voir bien sûr :) , mais voilà un pressé de pain d’épice au chèvre sévèrement pimenté:@, amuse gueule branchouille pour apéro entre gens de bien, librement adapté d’une chouette recette de Miss Confit.

DSC01588.JPG

Touillez donc avec ferveur un demi-chèvre frais, un demi-chèvre plus sec et corsé, une cuillère de crème fraîche, avec plein de piment DSC01579.JPGd’Espelette, de poivre, de cumin et de fleur de sel. Quand ça arrache bien le bec, tartinez une mince tranche de pain d’épice, couvrez d’une deuxième tranche de pain d’épice, retartinez, et couvrez d’une troisième tranche de pain d’épice (oui, cette phrase est laide, mais la clarté a des raisons que le grand style ignore : x).
Pressez bien l’échafaudage dans un film plastique et oubliez au frigo 24 heures.
Le lendemain, tranchez en petites bouchées explosives (_)_TNT___)------*

Puis attendez tranquilou l’arrivée du Père Noël *< §:-) §§§

Tchou, les vampires :-€