13/05/2008

La tartine de foie gras avec sa gelée de Rivesaltes aux épices toutes douces sur la tête

Mes hommages, les coquelicots

1003481868.JPGOn a déjà hululé ici l’adoration qui est la nôtre pour les vins doux naturels du Roussillon. Quand ils sont bons, bien sûr. Ben oui, banane. Çui-là en photo, le Rivesaltes grenat de Monsieur Boudau, est vachement bon, dans le genre explosion fruitée et équilibre funambulesque entre douceur et fraîcheur. Le tout à prix bisou. Boudu Boudau!


Bref, si vous avez aimé les queues de bœuf au banyuls, ne ratez pas la gelée au rivesaltes grenat et ses mille épices magiques, à ingurgiter sur une tartine de foie gras, les soirs de solitude ou les matins de fête. Ou n’importe quand en fait, pourvu de faire ça la bouche fermée, sans faire trop de bruit en clappant.

Versez un déci et demi de rivesaltes dans une petite casserole. Faites chauffer tout doux. Saupoudrez de 5 épices chinois (soit mix de badiane, casse, gingembre, cardamome et poivre de Sichuan), d’une pincée de cannelle, d'un rien de cumin et d'un nuage de piment d’Espelette. Ajoutez un demi-sucre roux. Puis goûtez, la glotte attentive et émue. Quand l’affaire vous semble épicée au poil, blindez de quatre feuilles de gélatine. Mélangez. Et laissez refroidir, d’abord sur la télé (entre la gondole lumineuse et la photo du Pape), puis au frigo.
Entre-temps, payez-vous quelques tranches d’un bon foie gras mi-cuit (ou mitonnez-le vous). Taillez et grillez quelques tranches d’un pain rustique et aimable. Tartinez sans lésiner. Coiffez de fleur de sel. Et de la gelée, préalablement balkanisée à coup de couteau.
Koikon boit? Ben, il reste quand même six décis au fond de la bouteille susmentionnée. Vu la conjoncture flétrie et ce pouvoir d'achat dans les chaussettes, faudrait pas laisser perdre tout ça.

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Big bisous