15/06/2009

Sucer Bond, James Bond

Bien le bonjour, barbouzes en cornet

glace-james-bond.jpg

Evidemment, on vous épargnera le torrent de jeux de mots scabreux qui tourbillonne dans notre petit cerveau depuis la découverte de la nouvelle invention de cette chère industrie agroalimentaire. Soit la glace à l’effigie de Bond. James, Bond.
Oui, Madame.
Voilà donc Daniel Graig dans son plus bel état, torse poil et maillot de bain bien ajusté, pectoral saillant et regard minéral, prêt à se faire suçoter par tous les gosiers. C’est la maison Del Monte qui a récemment mis cette douceur glacée en vente sur le marché britannique, sous le nom de «Licence to Chill» (permis de rafraîchir), clin d’œil à l'illustre "Licence to Kill" (permis de tuer). Succès dégoulinant outre-manche.

license_to_chill_popsicle_m.jpgBon, les gens lèchent ce qu’ils veulent. Nous autres, on s’abstiendra de gober ce Bond frigorifié.

C’est que, voyez-vous, l’espion des services secrets britanniques est une de nos idoles de jeunesse. Et voir ce mâle balèze, doublé d’un vrai gentleman, se liquéfier lamentablement au premier rayon de soleil, qui plus est, empalé sur un stupide bâtonnet en bois, cela nous mite l’imaginaire. Trop triste, le dur à cuire qui fond.
Sans compter qu’il suffit d’un coup de dent pour décapiter le héros, chose que les plus tordus tueurs du KGB et autres crapules à la solde des puissances du mal ne sont jamais parvenus à faire en un demi-siècle de sourde lutte. Inimaginable.

Non, non, non, jamais on ne sucera 007.

Notez que si l’industrie venait à commercialiser des glaces épousant la plastique de quelques-unes des James Bond girls historiques (au hasard Ursula Andress, Jacqueline Bisset, Halle Berry ou Tanya Roberts), un jour où il fait très très chaud et qu’il n’y a rien d’autre de drôle à faire, on pourrait éventuellement revenir sur notre décision.

Bien à vous