04.11.2011
L'effilochée de haddock et l'anorexie de Tintin
Bien le bonjour
Non, non, non, bande de bachi-bouzouks. N’allez pas imaginer que c’est le dernier blockbuster de Steven Spielberg qui nous a inspiré cette salade de haddock aux machins exquis qui picotent en bouche. Non, non, non. D’abord, on n’a pas vu le film. Pas encore. Jamais peut-être même. C’est que pour cet idiot de Dr Slurp, un bon Tintin est un Tintin en mouvement. Et donc sur papier. Car jamais Tintin n’est aussi leste, vif et speed que sous le Bic d’Hergé. Quand Tintin s’anime pour de bon, à l’écran donc, ben, il nous devient tout mou. Vous suivez?
Et puis, on voit mal pourquoi il faudrait causer de Tintin sur un blog à manger. Car on ne mange guère chez Tintin. Ça bâfre dur chez Astérix, ça boulotte dru chez Lucky Luke, ça boustifaille chez les Schtroumpfs, ça boulotte gentiment chez Spirou & Fantasio. Et à Moulinsart ? Ceinture ! Il y a bien un vague casse-dalle au Tibet. Milou pique des saucisses à bord de l’Aurore. Haddock picole ça et là, voire plus. Mais s’éclater pour de vrai à table, se cajoler le burlingue et se câliner la gidouille, jamais de jamais. T’y crois, toi? Hergé a vendu 230 millions d’albums avec des héros qui becquettent que pouic! De quoi classer les aventures du petit reporter au rayon des anorexigènes les plus retors.
Où qu’on en était ? Ah, oui : l’effilochée de haddock au radis noir, avocat et piment. Soit une petite entrée drolatique et stimulante pour quatre personnes, qui exige un bout de radis noir, un petit piment rouge, un avocat mur (Maitre Vergés par exemple), 120 grammes de haddock (soit l’aiglefin fumé), une branche d’oignon frais, un citron vert et deux branches de persil. Vamos!
Effilochez sans acharnement le haddock, en virant la peau. Taillez un petit bout de radis noir en mini mini cubes. Emincez l’oignon et le piment en fines rondelles. Ciselez le persil. Touillez une vinaigrette généreuse et corsée : huile d’olive + jus de citron + deux gouttes de vinaigre.
Juste avant le miam, détaillez l’avocat en cubes. Dans une jatte, salez, poivrez et mélangez le tout sans faire de carnage. A l’orée d’une soirée chic, on pourra répartir l’effilochée dans des verres à whiskey pour faire urf. A l’orée d’une soirée pas vraiment chic, on pourra s’en abstenir. Jeter le saladier sur la table. Et contempler le spectacle désolant des convives qui se ruent sur le haddock en poussant des jappements d’olibrius.
A pluche
11:02 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : haddock, avocat, piment, radis noir |
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06.01.2011
Amour, papouilles, haddock et lentilles
Bien le bonsoir tout le monde
Alors que la nouvelle année s’ébroue gentiment et que l’hiver sévit méchamment, le corps humain a trois besoins impérieux. Oui, trois. C’est là une réalité à la fois médicale et statistique, qui a fait l’objet de maintes publications dans des revues indiscutables telles que le Chasseur Français, TGV Magazine ou le Petit Berrichon.
Le corps humain donc, début janvier, il veut du fer, de l’amour et des chatouilles. Nos organismes, voyez-vous, sont des machines complexes mais délicates, qu’il faut soigner aux petits oignons. Comment leur procurer fer, amour et papouille, me direz-vous? Ben, en leur servant des lentilles, la seule légumineuse au monde susceptible de combler ces trois aspirations métaboliques autant que saisonnières. Ce qui tombe plutôt bien. Car voilà une salade de lentilles au haddock, cerfeuil et raifort. Quel hasard formidable! Pinch me, i’m dreaming.
(A-t-on déjà vu préambule à ce point niais?)
Pour réaliser la chose, il nous faut un bon morceau de haddock, qui est donc le nom de l’aiglefin quand il est fumé et donc prêt à la mastication. Il nous faut aussi 50 grammes de lentilles vertes par bouche à nourrir, un bouquet garni, un demi-bouquet de cerfeuil, une branche d’oignon frais, une grosse carotte, du raifort râpé en pâte, de la crème fraîche et c’est à peu près tout.
Rincez les lentilles et balancez-les dans un faitout avec deux fois leurs poids en eau. Ajoutez le bouquet garni et la carotte taillée en brunoise (soit en micro dés). Laissez glouglouter 20-25 minutes, jusqu’à ce que la lentille s’attendrisse mais ne s’effondre guère.
Pendant ce temps, émincez l’oignon en rondelles, effeuillez le cerfeuil et escalopez le haddock en très fines lamelles à l’aide d’une lame atchement affûtée.
Pour la vinaigrette enfin, touillez jusqu’à émulsion satinée et corsée une cuillère à soupe de crème fraîche, trois cuillères à soupe d’huile d’olive, une cuillère à soupe de vinaigre de Xérès et une cuillère à café de raifort. Dans cet ordre ou pas. Assaisonnez avec ferveur. Goûtez. Rectifiez. Regoûtez, etc.
Egouttez les lentilles, virez le bouquet garni, laissez tiédir, puis mélangez le tout dans un saladier, après avoir débouché La Bégou 2009 de Maxime Magnon, un blanc des Corbières racé et formidable, au bouquet explosif et à la chair fraîche, qu’on adorerait même se noyer dedans la cuve.
Amour et papouilles
18:45 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : haddock, lentilles, raifort |
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02.09.2008
Mangue + Haddock + Menthe + Piment = BOUM!
Coucou(lis)
Tiens, l’autre jour, voilà qu’un maraîcher nous file une mangue. Et paf. Une mangue donc, pas une mandale, ce fruit exotique à la chair orangée qui t’emmitoufle la papille d’une douceur irrésistible autant que tropicale. Et comme on avait - au préalable - glissé dans notre cabas un joli bout de haddock, soit le nom de l’aiglefin une fois fumé, ben, on s’est mis à échafauder dedans notre for intérieur une recette digne du plus branchouille des estaminets de Paname. Une recette à ce point pouet pouet urf urf, qu’elle pourrait nous valoir les lauriers de la confrérie du Fooding et une accolade de Cyril Lignac.
Tout ça pour vous exhiber avec une impudeur rare cette salade pimentée et mentholée de mangue au haddock. Ça vous laisse sans voix? Ressaisissez-vous. Et attendez seulement que retentisse le clap de faim.
Pour trois dentiers à table, prévoyez 200 grammes de haddock, un bouquet de menthe, un thé de menthe, une lime, un oignon frais, un petit piment vert bien picotant, et une mangue donc.
Pelez et émincez la mangue en cubes.
Faites pocher cinq minutes le haddock dans un thé de menthe corsé (filet qui se tortille dans son bain bouillant que c’en est émouvant).
Emincez l’oignon et le piment. Hachez huit brins de menthe. Pressez la lime et émulsionnez avec une cuillère et demi d’huile d’olive. Au fond d’un saladier, effilochez le poisson du bout des doigts.
Puis mélangez doucement avec tout le reste. Poivrez. Mais gare au sel. Le haddock est déjà bien pourvu de ce côté-là.
Question breuvage, l’affaire est ardue. Car voilà un plat aux saveurs carabinées (citron + piment + poisson fumé = la tête à Toto toute rouge) qui dézingue rouges, rosés et blancs sans faire de prisonnier. Mais peut-être qu’un vin jaune, fier et cinglant, pourrait lui clouer le bec. Ou un fino de la mort. Voyez, quoi.
Et puis rappelez-vous, pour finir, que sur ce blog, le haddock, on l’aime d’un amour rare et vibrant. La preuve ici, la preuve là, la preuve là aussi.
A plouche
18:09 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : haddock, mangue, menthe |
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02.05.2008
Le haddock mariné au pamplemousse et herbettes sur fond de reggae millésimé
Coucou, les esturgeons
Tiens, une initiative rigolote. Une bande de gais Marseillais vient de sortir une compil de gastronomie électro. C’est un cédé réunissant la fine fleur du boum-boum phocéen, doté d’un livret truffé de recettes. A chaque plat, un morceau. Ils appellent ça «la concordance des sens». David Carreta digitalise ainsi l’aïoli; Say Mare groove dans la daube; Congeoland breakbeate dans l’anchoïade. L’objet s’appelle Cook Sound, il est édité par Actes Sud. Et peut s’avérer idéal pour initier votre neveu tektonicien à la cuisine. Ou votre cordon-bleu de mémé à l’électro.
Et pof, vlà une recette osée et coquine de Haddock fumé, mariné au pamplemousse et aux herbes fraîches. Rien à voir en apparence avec ce qui précède, sauf qu’on peut la dévorer en écoutant de la zizique. Par exemple un vieux reggae bien poisseux (liste d’artistes et d’albums contre enveloppe timbrée).
Demandez à la poissonnière de vous escaloper le haddock avec son long couteau affûté en longues tranches minces. Puis garnissez votre panier de menthe fraîche et coriande. Sans oublier un pamplemousse, tout rond, tout con.
Coupez un pamplemousse en deux. Pressez l’hémisphère Nord. Et pelez à vif l’hémisphère sud. S’il le faut, corsez le jus d’une pointe de vinaigre et d'une bonne giclette d'huile d'olive.
Hachez menu seize brins de coriandre et de menthe fraîche.
Disposez le haddock sur un plat, arrosez du jus de pamplemousse, ajoutez les herbettes et les quartiers pelés. Poivrez. Mais ne salez guère. Le haddock a tout ce qui faut de ce côté-là. Oubliez au frigo une heure sous un film.
Juste avant le miam, virez le gros du jus. Et débouchez un Chablis naturel de rêve produit par Alice et Olivier De Moor, l’un des rares blancs dégusté récemment à nous avoir expédié au nirvana sensoriel. Un chardonnay lumineux, racé, tridimensionnel, pur, ciselé, gourmand. Et tout ça, quoi.
Rien que de taper ça sur ce maudit clavier, on en a la muqueuse buccale frétillante.
PS: Alice et Olivier DE MOOR, 4 rue Jacques Ferrand 89800 COURGIS E-Mail : alice.olivier-demoor@worldonline.fr
Tél : 03.86.41.47.94. Apprenez ça par coeur; ça peut vous sauver la vie.
16:19 Publié dans Recettes: la mer et le lac | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : haddock, pamplemousse, menthe, coriandre |
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14.04.2008
H. Les chairs des mers
Parce que le poisson, c'est bon tous les jours, sauf le vendredi
Merlu à la cardamome citronnée
Saint Pierre sur confit d'échalotes, beurre de tomates picotant
Filet de rougets, beurre citronné, fèves et carciofi
Cabillaud mariné au sirop de canne
Cabillaud en robe de veuve joyeuse
Cabillaud en croûte de basilic et parmesan
Pétales de cabillaud au wasabi et lentilles vertes
Rôti de lotte farci à la tapenade
Pageots à l'orange et citronnelle
Lotte dorée aux pousses d'oignon, réduction de poivron
Tartine de sole, bolets et rouille
Filets d'empereur au romarin, lanières de poivron et tomates séchées
Haddock fumé en gelée d'Espelette
Nage de poisson à l'anis étoilé
09:46 Publié dans Le grand index des recettes slurp | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : cabillaud, merlu, lotte, rougets, sole, haddock |
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