14/10/2008

La transcendance du coco de Paimpol (en salade d’agrumes)

Salut, les cocos

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Gracianne nous les avait promis. Elle a tenu parole. Sacré copine que voilà. Le paquet nous attendait dans la boîte aux lettres. On l’a ouvert avec la fébrilité d’un bambino sous le sapin de Noël. Les cocos de Paimpol se cachaient dedans. Un bon kilo. Tout ronds, tout blancs, tout frais. Emotion. On en aurait versé une larme.

C’est que, voyez-vous, le coco de Paimpol, c’est un peu l’Excelsior de la légumineuse, le Stradivarius des fayots, l’Aston Martin des haricots. Une délicatesse de la nature, à la saveur subtile et à la texture confondante.

On aurait pu échafauder mille plans devant une telle matière première. On a foncé sur la première inspiration venue: une salade de cocos aux mandarines, thym et zestes de lime. Simplicité virginale. Slurpisme colossal.

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Comptez 150 grammes de cocos par mâchoire. Plongez-les dans une eau frémissante trois quarts d’heure (ou plus selon humeur; croquante ou pas, l'humeur), en compagnie d’un oignon piqué de quatre clous de girofle, d’un bouquet garni et quelques feuilles de poireau. Ne salez pas.
Egouttez, virez oignon et poireau et bouquet, laissez tiédir.
Puis transvasez dans un très joli saladier en faïence bretonne, avec quelques feuilles de roquette hachée, des quartiers de mandarines taillés en deux, une échalote émincée, les zestes d’un citron vert, le jus du dit citron vert, une large rasade d’huile d’olive, plein de thym frais, du sel (beaucoup), du poivre (pas beaucoup), du poivre de Cayenne (pas mal). Touillez avec componction. Goûtez.
Et effondrez-vous sur le sol de la cuisine tellement que c’est bon.
Fracture du crâne. Trois mois d’hosto. Merci le coco.

Tchou!

PS: Il faut presto aller jeter un œil alléché au sort admirable que réserve notre Cianne d’amie à ces divins cocos.