31.08.2010
Le carpaccio bicolore de pêches qui te la file (la pêche… hum)
Bien le bonjour, les bufflons hirsutes
Il faut parfois savoir citer ses sources sous peine de faire laver le museau à la prochaine réunion des pochtrons non anonymes. Ben voilà: cette recette-là, on l’a piqué. Oui.
On l’a piqué au grand Renald, qui vend des chouettes jajas naturels dans son bar à vin. Et fait à manger parfois aussi, à la tête du client et du marché, à l’humeur et à l’instinct. Renald, il fait drôlement bien à manger, même. Des trucs qui font mouche, simples et justes, modestes et mirobolants. L’autre soir, dans sa cuisine grande comme une boîte de préservatif, il a ainsi mitonné plein de choses formidables. On ne se souvient pas de tout avec une clarté éblouissante. Disons qu’il faisait sombre sur la terrasse. Mais il y a une recette qu’on a illico essayé de photocopier. Celle du carpaccio de pêches à la mozzarella di buffala. Traduisez mozzarella de bufflonne, qui n’est autre que la chérie du buffle, et la maman du bufflon aussi. Bien jolie famille que voilà.
Bref, pour trois purs esprits en entrée, expédiez une pêche blanche et une pêche jaune bien fermes au frigo, qu’elles raidissent un tantinet.
Taillez en tranches fines. Qu’il s’agit de disposer ensuite sur un plat plat en rosace bicolore. Vous suivez? Coiffez de basilic haché, de virgules de céleri branche (très important, pour le gnac, tant gustatif que tactile), et de gros dés, voire de quart de boules, d’une vraie mozzie bien crémeuse.
Poivrez à donf ‘. Salez à la fleur de sel. Puis arrosez d’une huile d’olive ardente et fruitée. Une discrète tombée de piment des squelettes, et voilà le boulot.
Il serait certes préjudiciable de ne pas boire un coup avec cette fantaisie-là. Essayez donc le pétillant naturel de Sieur Puzelat. Dans ce pif-là, ya des bulles originelles, de la minéralité, du fruit, de la vie et tout ça. Mais pas de sucre. Ouf.
A tout soudain
10:03 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : pêche, mozzarella, basilic |
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12.10.2009
Pas glop de figues à la mozzi
Tchou!
La peste brune ayant triomphé hier aux législatives genevoises; notre bulletin de vote n’ayant servi à rien du tout (ou pire); la météo étant infecte dans le genre vent mouillé à 180 km/h; un chewing-gum s’étant collé à la semelle gauche de nos baskets neuves; le spectre du licenciement planant sur notre petit clavier noir; ben, on a décidé de faire dans le minimum syndical aujourd’hui.
Pas glop, aujourd’hui.
Des figues (les dernières). De la mozzarelle (d’une dame bufflonne). Du citron vert, du sel, du vinaigre, de l’huile d’olive, du piment, de la fleur de sel, du poivre de Guinée, de la roquette et du basilic émincés, et je ne sais plus quoi encore.
On allait oublier Jean Sarkozy à la conquête du monde, tiens.
Demain sera un jour radieux. Ou après demain, peut-être bien.
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09:13 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : figues, mozzarella |
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09.06.2009
La pizzobergine: deux façons de la préparer
Salud!
D’aucuns auront noté notre fâcheuse tendresse pour la création de néologismes foireux. N’en doutez pas, il n’y a rien d’immodeste dans ce hobby-là. Car le néologiqueur du dimanche se croit fortiche. A chaque nouvelle trouvaille boiteuse, il imagine amener son caillou au lexique national, écrire une notice inédite du Littré, vaseliner la marche impérieuse du progrès humain.
Bref, le néologiqueur du dimanche se la pète grave.
Ben tiens, en voilà un, tout neuf, tout bon, tout con: la pizzobergine. De pizza et d’aubergine (faut-il vraiment s’enfoncer ainsi?). Création terminologique qui se décline naturellement en pizzeriobergine (le boui-boui où se mange la chose) et en pizzaïolobergineur (le gulu avec un drôle de chapeau qui la cuisine).
Pfffffff, on tient la forme aujourd’hui.
Pour réaliser une pizzobergine parma (jambon cru-mozarella-origan) et une pizzobergine siciliana (anchois-peccorino-origan), avisez des aubergines dodues, oblongues et brillantes comme une cascade de néologismes maison.
Tranchez-les en deux dans le sens de la longueur. Quadrillez la chair en quelques coups de lames, façon Zorro. Salez au gros sel. Et laissez dégorger un bon petit moment, pulpe contre papier ménage. Avant d’enfourner à 150° pour une grosse demi-heure.
Pendant ce temps, tambouillez un coulis avenant en pelant, épépinant et hachant tout plein de tomates mûres (en cette saison, il n’est pas inutile d’essorer maladivement le résultat). Salez bien, poivrez, sucrez un rien et assaisonnez le tout d’une large tombée d’origan.
Rincez à l’eau claire quelques filets d’anchois à l’huile. Et découpez une bonne mozzarella en lamelles. Sortez enfin du frigo le jambon de Parme et un vieux pecorino, puis la râpe du placard (faut-il vraiment tout détailler comme une andouille?).
Au bout d’une demi-heure donc, extrayez les aubergines de leur fournaise. A l’aide d’une cuillère à soupe, écrabouillez leur un brin le bidon, de façon à y ménager une dépression concave autant qu’ovale (il se croit où, machin?).
Tartinez avec le coulis de tomates. Brumisez d'huile d'olive. Puis coiffez les unes d’une tranche de Parme et de quelques lamelles de mozzarelle; les autres de filets d’anchois et de vieux pecorino râpé.
Renfournez, toujours à 150°, un quart d’heure.
Gros débat: faut-il manger la peau des aubergines?
Certains pensent que oui, et la mangent donc.
D’autres pensent que non, et ne la mangent guère.
Voilà toute la controversobergine.
Tchou!
17:14 Publié dans Recettes: scroutchs et préliminaires | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : aubergine, anchois, mozzarella, parme |
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