17/12/2010

Le Dr Slurp te file des gentils tuyaux pour Noël

Driling, driling, font les lutins

 

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Au gré de ce long fleuve bouillonnant qu’est le blog Top Slurp, les plats merveilleux susceptibles d’enguirlander ton réveillon ne manquent pas. Hou non! Il y a là de quoi s’offrir un Noël de princesse de la forêt, avec des tresses dorées et un bustier en dentelle rose.
Bon, on dit ça, tout en soupesant la poisseuse immodestie du propos. D’aucuns estiment peut-être que les recettes du Dr Slurp sentent le derrière de fennec en décomposition. D’aucuns ont peut-être raison.

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Tu pourras quand même dénicher des idées rigolotes cachées dans les tréfonds dudit blog. L’indémontable gigot de sept heures aux épices douces (les épices, ça fait Noël; les sept heures de cuisson, c’est les étrennes d’EDF). Des croustillants de Saint-Jacques aux cèpes (accord terre-mer d’une témérité défrisante en aumonière de la mort). Un croquignolet colvert laqué au citron vert et à d'autres trucs aussi (nickel pour un tête à tête langoureux, limite précopulatoire). Un poulet aux morilles et vin jaune (on en connaît qui ont vendu leur mère en nuisette pour ce truc-là). Une pintade aux agrumes et des petites cailles farcies au bonheur; une verrine de pétales de cabillaud aux lentilles et une terrine de jarret à la grenade.
Un ou deux trucs avec du foie gras aussi.
Pfffff... on t'en passe et des plus velus.

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Quoi?? Qui a dit: ya quoi pour le dessert???
Que pouic, Simone!
Les desserts, ça fait grossir et ça file des caries. Reprend du fromage et mastique en silence.


Bien à vous, mes oies sauvages

24/12/2009

Les vœux sincères et le bisou du Dr Slurp

 

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Ben, nous y revoilà. En avant le foie gras et les huîtres, la dinde et la bûche. Cadeaux, bisoux, recadeaux, rebisoux. Hips. Amen.
Tiens, avant de filer à la messe de minuit, il faudra se souvenir que Noël n’a pas toujours senti le sapin ni le vieux bénitier. Parfaitement. Petit flash historique: avant que l’église fasse son OPA sur la fête il y a quelques siècles de cela, il s’agissait d’une célébration velument païenne, qui marquait le solstice d’hiver. Les gens se mettaient en caleçon de bain, se roulaient dans la boue parfois, et twistaient jusqu’à l’aube en poussant des cris joyeux. Dans l’âtre rôtissaient des cochons sauvages de taille vertigineuse. Le beaujolais - sans soufre ni levures sélectionnées - coulait à flot. Pendant que le DJ balançait une archéo-techno tribale et envoûtante. On savait s’amuser à l’époque. Même que c’était peut-être bien le bon vieux temps.

Bref, bonne festouille à tous.

On se revoit sous peu (à l’oignon). Nous serons, selon le Grégorien, à l’aube de l’an de grâce 2010.
Que Saint-Chapon vous protège

Bizzzzzzzz

07:17 Publié dans Humeur de ventre | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : noël |  Imprimer |  Facebook | | |

18/12/2008

Les embûches de Noël


Bien le bonjour, les réveilloneurs fous

 

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Loin de nous l’envie de jouer les vilains lutins. De cracher sur le merveilleux esprit de Noël. De pré-vitrioler la festouille. De vous enguirlander le moral. Mais on sait tous que les brillantes noubas de fin d’année ne se montrent pas toujours aussi voluptueuses que prévu.
Pas seulement d’un point de vue gastronomique. Il y a ainsi des familles où Noël fait boum. Ou plutôt clash. Où le champagne est aromatisé au venin; où la soupe à la grimace coule à flots entre dinde et bûche, où le sapin n’est de loin pas le seul à avoir les boules. C’est la distribution de cadeaux à OK Coral, avec baston verbal jusqu’au 12e coup de minuit.
On n’est certes pas là pour gloser sur la psychologie familiale, mais bien de bons petits plats et grandes bouteilles. Que faut-il redouter au cours des festins qui s’annoncent ?

Petite liste subjective...
 
La Chinoise maléfique.
La fondue chinoise est devenue, depuis quelques années, un classique du miam festif. Or, c’est une cata, neuf fois sur dix. On ne parle même pas de la bidoche reconstituée et surgelée, issue de bovins lointains aux pedigrees troubles. Non, car certains chinoisent avec du bœuf top classe. On ne parle pas des sauces industrielles, à la douceur suspecte et au gras gerbatoire. Non, car certains chinoisent avec d’authentiques sauces maison. On parle simplement de l’inévitable mélange des flux dans l’assiette, ketchup-bouillon-béarnaise and co, qui finit toujours par ressembler à un raoul de nourrisson. Berk.
 
Le liquoreux plombant
 Il est d’usage de dégainer un foie gras en entrée lors de ces agapes de fin d’année. Si possible arrosé d’un vin liquoreux. Sauternes classé chez les Urf ; Monbazillac à prix cassé chez les autres. C’est un accord classique, comme on dit. Et parfois exquis. Le problème, c’est la surenchère. Le gras de la liqueur + le gras du foie = papilles tapissées, ointes à mort, et donc anesthésiées jusqu’au lendemain matin. Zzzzzzz.

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La volaille saharienne.
Pas à dire, c’est festif ces bonnes grosses volailles, chapons ou dindes, qui rôtissent fin décembre. Festif mais pas facile à cuire. Entre des mains inexpérimentées, la plus somptueuse des bestioles de la basse-cour se mue en bloc de carton. Desséchant, va sans dire. Du coup, on crève de soif. On picole. Et on finit par dire des atrocités. Hips.
 
Le bourgogne éreinté
Trop mignon, Tonton Robert nous a sorti – comme chaque année - une grande bouteille de sa cave. Un Pommard du début des années 80, couleur peau d’orange ourlé d’inquiétants reflets brunâtres, aux arômes de vieux raisins de Corinthe oubliés au fond du placard et de madère de cuisine, à la bouche décharnée comme un zob de momie. «En plus, je l’avais pas payé cher», exulte Tonton Robert. Tchin.

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Les bulles omnipotentes
Noël, c’est champagne. En apéro. Au repas. Au dessert. A minuit. Le champagne, ça peut être mirobolant. Mais pas toujours. Et la bulle médiocre ne tarde pas à vous trouer le tuyau, tout en plongeant votre muqueuse buccale dans un état de fébrilité proprement épuisant. Blurp.
 
Et en vrac...
La bûche industrielle en papier mâché ; le saumon fumé grassouillet qui sent la marée basse ; les huîtres mal ouvertes avec de vrais morceaux de coquilles dedans ; les fromages trop affinés qui t’amoniaquent la glotte ; le sapin qui crame ; le bouchon de champ’dans l’œil ; les cadeaux stupides ; le sermon de Mamie Pouet ; les vannes nulles de Papi Pouet ; et tout ça quoi.

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Joyeux Noël et meilleurs vœux, quand même

PS. Ce texte léger quoique pertinent a été initialement publié sur la Fureur de Vivres; l'incontournable et odoriférante revue slurp on line étant, ce mois-ci, consacrée au salmis de lutin, au gigot de renne et à la vie sexuelle du Père Noël.

PS2. Vous cherchez encore des idées de menu pour le Grand Soir? Allez donc guigner cette liste toujours fumante d'actualité.