31/05/2010

De l’exploitation des enfants en prélude à la folle salade verte et noire

Coucou, les esclavagistes gourmands

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On s’est beaucoup indigné sur le thème du travail des enfants. C’est moche, certes. Mais ces crapules en culotte courtes peuvent quand même bosser un tantinet. Ils peuvent même s’avérer drôlement utiles dans la gestion de nos petites affaires domestiques.

Exemple n°1. Les mômes télégénisés font un assez bon compost.
Placez un, voire deux mômes, devant la télé. Avec un dessin animé dedans la télé. Avisez une botte de vieux radis qui dépérissent au fond du frigo. Tout mous, tout fripés. Passez les sous l’eau. Et balancez-les sous le nez des créatures hypnotisées. Ben, totalement absorbés qu'ils sont par leur cartoon, ils t’avalent la totale. Inutile de dire qu’ils refuseraient catégoriquement de manger ces vieux machins en toute autre occasion. Vive la télé.

PS:
Ça marche aussi avec le pain de l’avant-veille et le jambon sec, voire verdâtre. Attention toutefois de ne pas gâter le compost.

Exemple n°2. Les mômes rivalisés font d’assez bon écosseurs.
Prenez deux mômes doux et complices. Placez, entre les deux têtes blondes, un kilo de petits pois dans leur cosse. Puis créez une saine émulation en annonçant que l’enfant qui aura, devant lui, le plus petit tas de cosses vides sera la reine des andouilles. Ben, totalement boostés par la concurrence et la trouille de passer pour la reine des andouilles, ils te mâchent le boulot en trois minutes chrono. Vive le sport.

PS: Ça marche aussi avec les fèves, les haricots et autres borlottis. Attention toutefois de ne pas abuser, le môme le plus crédule finit par flairer l’entourloupe.

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Nous voilà avec un paquet de petits pois écossés. Nickel pour bricoler cette salade bicolore aux herbes fraîches, qui pacse riso venere (le riz black à la saveur si particulière de nos chers voisins italiens), basilic, ail frais, oignon en botte, menthe et petits pois. Chouette bi-chromatisme à l’arrivée; oui, le vert et le noir cher à Stendhal.


La tactique? Complexe.
Pochez quatre ou cinq minutes les petits pois, qu’ils demeurent croquants. Cuisez 25 minutes (enfin, matez sur l’emballage) le riz noir dans de l’eau salée frémissante. Egouttez et rafraîchissez dûment.
Emincez les herbettes (menthe + basilic) et l’oignon frais. Hachez l’ail. Mélangez le tout. Puis assaisonnez avec plein d’huile d’olive, un trait de vinaigre, un gros filet de citron, sel et poivre. Goûtez et rectifiez jusqu’à palpitation voluptueuse de la muqueuse buccale.

Ah, vous voulez raffiner?
Coiffez donc la salade d’une poêlée de petits poulpes, simplement fricassés à l’ail et au piment. Poulpes pêchés par les mômes, bien sûr.
Tchou!

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12/06/2009

Ecossage méditatif, salade de petits pois au chèvre estragoné et tartinade live

Salut, les gnomes ventrus (si je peux ma permettre)

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Parmi les tâches inhérentes à la popote domestique, il en est une qui nous botte particulièrement: l’écossage des petits pois. Parfaitement. C’est que, voyez-vous, au bout de la trentième gousse, la technique s’affine; le tempo se stabilise; les doigts bossent seuls. Et jaillissent en cascade les mignons pois verts de leur fourreau. Pof, pof, pof.
L’écosseur peut alors rêvasser pépère. A quoi? Ben, par exemple, à la tête de Cohn le soir des élections. Ou à l’hypothétique existence d’un Être Supérieur Barbu, là-haut, à dada sur un cumulus. Ou au derrière riant de la cousine Marguerite, entraperçue sous la douche par une chaude après-midi de juillet 1972 (Marguerite, si tu m’entends, j’étais caché dans la panière à linge sale, me pardonneras-tu un jour?).

Voilà donc un exercice méditatif, quasi psychanalytique même, qui peut, en outre, préluder l’élaboration d’une élémentaire mais mirobolante salade de petits pois au chèvre frais et estragon.

Ecossez (voir ci-dessus) et pochez les petits pois quelques minutes dans une eau frémissante autant que salée. Rafraîchissez aussitôt sous l’eau froide.
Préparez une vinaigrette musculeuse au vinaigre de cidre et huile d’olive.
Emiettez le chèvre frais, en y glissant quelques pétales d’un chèvre plus affiné.
Emincez un oignon frais et une botte d’estragon.
Puis touillez le tout avec douceur mais fermeté (n’importe quoi). Voilà tout. Chouette salade.
Plus frais, tu t’enrhumes.

Tchou

cover_C&C.jpgNB. Une info. Une vraie. Vous vous souvenez de notre joli recueil de recettes pour marmots intitulé Corsaires et casseroles? Dimanche après-midi, ses concepteurs (Hélène, la Lucie et mèzigue 1er) tartinent live et dédicacent à tour de bras dans la cour du Musée du Léman à Nyon, de 11 h à 15 h 30. Il fallait vous le dire. L’éditrice nous a grondés. Il faut quand même le vendre ce maudit bouquin! A dimanche, les potes.