20/01/2010

Le quinoasotto au radicchio et bresaola (t’as compris de quoi il cause, machin, aujourd’hui ?)

Mes hommages, contemporains hirsutes

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Devinette.
1er indice. Les Incas, avant d’être pogromisés par les conquistadors, en engloutissaient des tonnes. Au souper, mais pas seulement.
2e indice. Madame Betterave est sa cousine, monsieur Epinard son cousin. Bonjour la famille.
3e indice. Ton bidon la digère en rigolant, tes papilles la papouillent en gloussant.
4e indice. On n’en causait guère naguère. On en cause beaucoup maintenant.
5e indice. La deuxième partie de son nom évoque celui d’un champion de tennis fort populaire, qui fait dans la chanson reggae pour Club Med'.



Mmmm, t’as pigé ?



Bravo. C’est du quinoa dont on cause. Tût, tût.
Le quinoa, donc, qui croque gentiment sous la molaire et exhale un discret parfum de noisette. Qui se popote un peu comme le riz, salé, sucré, en sushi, en galette, en taboulé, en soupe, en monokini, en état de transe ou en chantant l’Internationale à tue-tête.
Tiens, voilà justement un quinoasotto au radicchio et à la bresaola. Et toc.
Quoi, il faut qu’on répète en articulant? Bon, OK: le quinoasotto, c’est donc un risotto de quinoa; le radicchio (trevigiano pour les intimes), une chicorée italienne croquante qui peut susciter une vénération quasi sectaire (clic); et la bresaola, du bœuf séché, rital itou, light et parfumé.
Tout est clair ? Pour le quinoa, faudra juste faire un crochet par la boutique diététique, celle du baba qui a l’accent germanique. Pour le reste, l’épicier transalpin du coin a tout ça en stock.

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Pour réaliser ce plat complet, cosmopolite et rusé, il faut aussi une carotte, deux brins de céleri branche, une échalote, du bon parmesan râpé, un verre de blanc sec et un litre de bouillon de légumes, maison si possible (recette sur demande, oui, juré).
On compte un grand verre de quinoa pour deux gulus à table. On décline le reste en faisant des multiplications selon le nombre d’invités.
En voiture, Simone.

 

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Chauffez tranquilou le bouillon. Rincez le quinoa à l’eau claire. Lavez et émincez céleri, carotte, radicchio et échalote. Réservez quelques pluches de radicchio et virgules de céleri pour le final.
Faites fondre le reste des légumes dans un peu d’huile d’olive, sans les cramer. Ajoutez le quinoa. Touillez quelques minutes à sec. Puis mouillez avec le verre de vin blanc. Retouillez jusque que liquide se fasse la malle. Puis intégrez le bouillon, par louches successives. Il faut compter environ une vingtaine de minutes et deux tiers de litre pour un grand verre de graines. Quand le quinoa a absorbé tout le bouillon, qu’il fond en bouche tout en gardant son affolant croquant à cœur, il ne reste plus qu’à lier le tout, d’un coup de poignet mâle et félin, avec trois noisettes de beurre et plein de parmesan râpé.
Assaisonnez avec véhémence mais selon affinités.
Ajoutez la bresaola taillée en lamelles. Puis le radicchio et le céleri crus (voire plus haut : oui, il y a une logique dans ce boxonou) pour faire joli sur le dessus.
DSC02861.JPGVoilà. Il n’est nullement répréhensible de se siffler un coup de rouge avec tout ça ; par exemple l’une des très  gourmandes, fraîches et pétaradantes cuvées du domaine Tenuta delle Terre Nere, sis sur les flancs nord de l’Etna,  Sicile orientale, mer Méditerranée du milieu, Europe de tout en bas.

Ciao, ciao, ciao

PS : Le conseil du chef. Si t’as pas de bresaola, utilise de la viande  séchée lambda. Si t’as pas de radicchio, utilise de la Trévise. Si t’as pas de quinoa, fais toi de la purée de marrons.

PS2 : La grenouille qui louche sur le plat, là-haut, est une sacrée crapule.

23/02/2009

Eloge du radicchio (au pamplemousse, thym et pignons)

Bonjournô, les petits museaux pointus

 

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Le saviez-vous? Le radicchio trevigiano est la plus chic des chicorées vivantes. Discutez même pas. Voilà la feuille dans le vent; le végétal qui monte; la côte qui a la cote.
Le radicchio trevigiano, c’est donc cette salade italienne croquante et craquante, doté par la Nature d’une amertume spirituelle, dont la sublime robe pourpre et blanche aurait probablement fait glapir de jalousie feu le Cardinal Mazarin qui, en matière de salade italienne en connaissait un sacré rayon. Voire un rayon sacré.

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Il faudrait d’ailleurs songer à créer au plus vite une Secte des Adorateurs du Radicchio Lumineux (ou S.A.R.L.), sévèrement hiérarchisée à la vaticane, dont le Dr Slurp serait le grand prêtre illuminé autant que sanguinaire. Il y aurait cérémonie sacrificielle tous les dimanches à l’aube. On commencerait par immoler quelques cochons d’Inde en l’honneur de la plante vénitienne. Avant de se mettre tout nus et de se rouler dans la rosée, la bave aux lèvres et les mirettes révulsées, en psalmodiant radicchio radicchi radicchus.
Je vous dis pas l’ambiance. Ça vous branche? On attend les candidatures. Les quatre premiers membres de la SARL bénéficieront d’un rabais substantiel sur leur cotisation annuelle (- 5%) et d’une salade gratuite en guise de bienvenue.
Euh… s’égarerait-on?

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Le radicchio, donc, dans sa région d’origine (la Vénétie) s’ingurgite cru ou cuit. Ou vous la joue mi-cuit pour cette joyeuse poêlée de radicchio aux pignons, thym et pamplemousse.
Au fond d’un poêlon, faites rôtir une poignée de pignons sans matière grasse. Réservez. Arrosez le téfal brûlant d’une rasade d’huile d’olive et ajoutez un radicchio préalablement émincé grossièrement. Touillez deux minutes. Surtout ne pas cramer l’idole. Puis intégrez le thym ciselé, les pignons grillés, les quartiers pelés à vif et zestes d’un pamplemousse. Shakez une minute de rab. Sel, poivre, un filet de citron.

Et scrountch!

La prochaine on vous parlera de rhum, d’humanisme et de merguez. Enfin, peut-être.

Bye

 

PS: Courrier des lecteurs. L'amie toulousaine Gabriella a adapté notre carpaccio de viande séché avec du magret fumé dégraissé et du parmesan. L'était contente, Gab. Ses potes aussi. Elle nous a envoyé la photo du plat. On la publie tellement elle est chouette

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