03/04/2008

Dr. Slurp, lanceur de tendances gastronomiques. T’y crois?

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Ingrédients branchés: apprend à les reconnaître.
Sur l'image, désigne du bout de ton petit doigt les feuilles de pandan,
la mélasse de grenade, l'extrait de yuzu, le quinoa,
les graines de tonka et les canneberges
.

 

Bonzoir,

 

 

On a beaucoup causé récemment de produits dans le vent avec la copine Gracianne. Ces quinoa, pandan (quoique...), mélasse de grenade ou baies de Goji qui, du jour où lendemain, rendent la blogomiam gaga.
L’ingrédient tendance, pourtant, a bien souvent une carrière éclair. Genre minet de la Star Ac’.
La veille, nul ne le connaissait. Le lendemain, il est partout. Et le surlendemain? Le voilà tout au fond du placard, où il va prendre la poussière jusqu’au prochain nettoyage de printemps. Ne voyez nulle ironie là-dedans. Notre placard est truffé de fèves tonka et de yuzu.

Bref, las d’assister à des tendances lancées par les voisins et voisines, on s’est décidé de se muer en miam-trend-setter.

 

Voilà donc nos produits branchouilles à nous.

 

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Le poivron padròn. C’est un petit poivron à la fois immature et galicien, vert et doux, que l’on croque en entier, graines comprises, en le saisissant entre le pouce et l’index par la queue. Ce qui est une manière élégante de se poivronner le museau. Il se cuit entier, tout doux à la poêle dans un peu d’huile d’olive, et se coiffe simplement d’un peu de fleur de sel. Le padròn est notre nouveau pote. A Genève, il faut aller le traquer sur les marchés (Pâquis et Rive), il s’y montre parfois. Mais gare aux vieux padròns tachetés de noir. Ceux-là ne méritent que la ratatouille.

 

 

 

438642583.jpgLe radicchio trevigiano est une salade italienne souvent confondue avec le radicchio de Trévise. D’aucuns objecteront que trevigiano signifie littéralement de Trévise. Ben oui. On n’y pige pas grand-chose non plus. Une chose de sûre, il s’agit de deux variétés cousines mais bien distinctes, le trevigiano offrant une chair croquante et substantielle, plus douce que la Trévise. Et chromatiquement distrayante, va sans dire. Ce rouge et ce blanc, on dirait du Stendhal (hum…).

 

1291813547.jpgLa graine d’amarante devrait être le Next Big Thing dans le genre céréale exotico-biologico-fashion. Mexicaine semble-t-il, la marrante amarante se cuit comme du couscous ou du quinoa. Mais peu aussi jouer au pop corn. Ou à plein d’autres trucs, qui restent à expérimenter. Et c’est Top Slurp qui vous en aura causé en premier. Na!

 

 

 

La côte de bœuf, enfin, n’a nullement besoin d’être lancée en tant que nouvelle tendance. Elle va très bien, merci. Pourtant, on s’en est avalé une bien mignonne hier, issue d’une Simmental gentiment rassise après avoir été occise, dont on vous livre la technique de cuisson nickel chrome.

 

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Sortez la côte du frigo une heure avant la cuisson. Faites rugir la poêle à feu démoniaque sans matière grasse, salez et poivrez la côte, puis marquez-la, une minute et demie de chaque côté. Empapillotez alors la bête dans du papier-alu avec deux brins de romarin. Et hop, au four, préchauffé à 80° (voire 75°), pour trente minutes. Voire plus en baissant à 70°.
On découpe, on fleurdesale (du verbe fleurdesaler), on souligne avec un trait d’une huile d’olive de classe cosmique. Et on avale avec une timbale de graines d’amarante, quelques padròns à la plancha et une salade de radicchio trevigiano. Plus branché, ben, ya pas. Plus slurp, non plou.

 

Adios, branchitados!