27/08/2009

Le cochon doré à l’asiate dessus le barbecue du jardin


Bonjour, les boulistes amphibies

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Il se peut que la recette du cochon laqué au barbecue ne t’intéresse point du tout.
Il se peut que tu sois musulman, juif, végétarien, végétalien, ou autre cas de force majeure.
Il se peut que tu préfères le gratin de nouilles ou la pétanque amphibie; le taï-chi dominical ou les smoothies aux fraises des bois et bégonia.
Il se peut aussi que tu ne manges que du cochon vivant (ce qui est snob et cruel).
Il se peut encore que tu haïsses le cochon, depuis qu’un goret fou a dévoré ta mamie favorite un soir de pleine lune dans les bois du Berry.
Il se peut enfin que, par un infect caprice de dame Nature, tu sois né affublé d’un groin et d’une queue en tire-bouchon, et que tu ne puisses donc accepter de mastiquer ton sosie rose.

1webview.jpgDans tous les cas, impossible de te blâmer. Mais saches que tu passes à côté d’une super affaire.

Chez le boucher,
avisez (oui, on repasse au vouvoiement, c’est comme ça, une coquetterie stylistique) un beau morceau de cou de porc (ou échine en VF). Demandez donc à l’artisan de vous tailler des tranches de 2, 17 cm d’épaisseur; tranches que le même artisan découpera ensuite dans le sens de la longueur avec son long couteau, de manière à obtenir des steaks oblongs (ou langues de rombière en parler populaire) d’environ 5, 6 cm de large. Tout est clair?

Au fond d’un plat creux
(un plat creux? Et puis quoi aussi?), pacsez une bonne giclée de mirin (qui est un vinaigre à la fois sucré et asiate), une bonne giclée de sauce soja, un morceau de gingembre frais émincé avec maniaquerie, quelques zestes de citron vert, une ou deux gousses d’ail hachées, le jus dudit citron vert, une louchée de miel, quelques grains de poivre, une grosse pincée de piment doux moulu et une grosse pincée de 5 épices. Goûtez. Quand c’est bon, c’est bon (brillant, ça).

Immergez le cochon
. Laissez mariner deux plombes au frigo, voire plus si rendez-vous chez le podologue. Puis rôtissez tranquilou au barbecue, ou à la poêle, en arrosant de marinade et en surveillant que la bête ne chope pas un teint de ramoneur. Inutile de cuire six ans, l’échine gagne à rester gentiment rosée à cœur. Parfaitement.

La garniture? Débrouillez-vous, (tout en sachant que des tranches de courgettes biseautées, citronnées et un rien huilées, sur le barbecue, ben, c’est l'über teuf).
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Le glouglou? Allez, un aveu. Dimanche, on a bu une bouteille de Pie Colette, et on a adoré l’expérience. Lundi, aussi. Mardi, encore. Et hier, euh... rebelote. Voilà donc notre jus chouchou de la semaine, de l’été même, du trimestre voire. Soit la cuvée naturelle, tout en fruit, souplesse et élégance, baptisée La Pie Colette et mitonnée de Catherine et Jean-Mary Le Bihan, Côtes de Duras, France d’en bas à gauche, Europe du milieu.

Bien à vous, très chers

PS: Les photos sont de Dan The Instamatikor; les costumes de Donald Cardwell.

PS2. Rien à voir. Mais René des Musclés est mort. Une génération sanglote. La pauvre.

PS3: Une page de nombrilisme suintant pour finir. Y’a une interview du Dr Slurp là. Il raconte n’importe quoi, comme d'hab'. La faute à la Pie Colette. Elle a bon dos, la Pie Colette.

03/08/2009

La promesse fanfaronne et la salade de pastèque façon thaï

 

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Il se réveilla en sursaut. Dehors lambinait une aube grisâtre. Dedans poissaient les draps, pendant que tournicotaient deux mouches hystériques. Il demeura inerte quelques minutes, incapable de bouger ni de penser, avec un laminoir dans le crâne et une queue de castor dans la bouche.
Gueule de bois massive.
Puis soudain, tout lui revint. Le stupide engagement en nota bene de son dernier post. Maudite salade thaïe. La réaction de la foule, les cris, les pleurs, les doléances. Les gens massés devant ses fenêtres, d’abord joyeux, puis menaçants. Maudite salade thaïe. Une nausée sismique le submergea. Il secoua la tête en gémissant. Puis se traîna jusqu’à la cuisine. Maudite salade thaïe.

 

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Salade de pastèque façon thaï (pour 4 personnes)
-    2 kilos de pastèque
-    Quatre brins de coriandre, quatre brins de menthe, quatre brins de basilic
-    Un brin d’inconscience
-    Six radis
-    Une tête d’oignon frais
-    Une poignée de cacahuètes
   
Pour la vinaigrette
-    Une CàS de sauce soja
-    Une CàS d’huile de tournesol
-    Le jus de deux limes (plus les zestes)
-    50 grammes de racine de gingembre frais
-    Un piment vert
-    Une tête d’oignon nouveau
-    Une gousse d’ail

DSC02318.JPGEpépinez et détaillez la pastèque en petits cubes. Ciselez les herbes. Taillez les radis en rondelles. Mélangez le tout.
Dans un mortier, pilonnez l’ail et le gingembre jusqu’à obtention d’une pâte. Ajoutez la sauce soja, l’oignon finement émincé, l’huile et le jus des limes. Puis le piment, épépiné, taillé en fines rondelles. Mélangez. Goûtez et rectifiez. Arrosez la salade.
Grillez enfin les cacahuètes à la poêle sans matière grasse, salez-les si elles ne le sont pas, puis écrasez grossièrement au pilon.
Coiffez la salade d'éclats de cacahuètes et de zestes de lime avant de servir.



Voilà.

Il rangea la cuisine en grommelant. Et retourna se coucher.
Il détestait la pastèque.

A sous peu



NB
: Il y a de longues années de cela, un petit garçon observateur, planté devant Alerte à Malibu, avait dit ceci: «La sauveteuse, c’est pas des titis qu’elle a, c’est des pastèques.» Voilà qui fait réfléchir, non?

NB2: On a également en stock une recette de pastèque crue, avec les pépins et la peau, mais rien d’autre. Si 157 lecteurs nous la demandent gentiment, on la file. Gratos.