19/05/2008

Indiana Jones dans la soupe de tomates au basilic

Bien le bonjour,

1796164107.jpgOn bouquinait la presse de charme mondiale ce matin, quand deux news nous ont fait soulever le sourcil gauche et écarquiller l’œil droit (ce qui est très difficile à faire simultanément).
Le Guardian d’abord rend compte d’une étude scientifique portant sur le kebab. Car le kebab tue (et pue parfois). Les chercheurs ont simplement analysé la chose. Et y ont trouvé une dose de graisse saturée équivalent à un verre plein d’huile de cuisson. 140 grammes. Mille calories. Et boum sous la ceinture! De quoi t’encrasser l’artère velu. Et t’expédier, à raison de deux kebabs hebdomadaires, dans les bras de la crise cardiaque en dix petites années. M’enfin!


53619418.jpgPendant ce temps, le reste de la presse glose sur le come-back d’Indiana Jones sur la Croisette. Ce qui semble a priori très loin de notre intro pondérale. Ben non. Because aux USA, Indiana et Burger King font ami ami. Le géant du burger a signé un contrat promo. Et lance une campagne bien huileuse en se servant de l’aventurier comme homme-sandwich. Les gamins peuvent ainsi investir 4, 25 dollars dans un Indian Jones Special, l’«Indy Double», qui pèse aussi son millier de calories et ses 30 grammes de graisse saturée. Pas sûr qu’à ce régime là le vieil Harrison Ford pourrait encore escalader les sarcophages sur une jambe, draguer la donzelle et casser du nazi à coup de fouet.
On ne sait trop pourquoi, toutes ces nouvelles nous ont donné envie de cuisiner light. Dingue non?
Et ploutch, voilà une soupe de tomates au basilic.

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Pour quatre petits bols fumants et odoriférants, réunissez un petit poivron rouge et une dizaine de tomates moyennement joufflues (de la cœur de bœuf, de la petite noire, de la potiron écarlate, de la russe…). Et bien mûres, ce qui, en cette saison, implique des tomates venues du sud de l’Europe. En Solex ou en stop.
Pelez, épépinez, détaillez le tout en dés.
Faites suer un petit oignon haché au fond d’une sauteuse. Ajoutez neuf des dix tomates. Plus trois beaux brins de basilic. Faites compoter un tantinet. Puis mouillez avec cinq décis d’un bouillon de légumes bien corsé. Laissez réduire pépère un quart d’heure. Salez, sucrez. Virez le basilic. Et mixez. Vrouuuuuuum. Goûtez. Rectifiez. Puis servez, en ayant pris soin d’immerger dans les bols quelques dés de tomate crue et autres rondelles de ciboule fraîche. Ça se siffle avec de gros grissini artisannaux (un million de dollars le paquet en épicerie fine). Avec un chapeau sur la tête et un fouet à la main.
Tchou!