19/01/2012

Le barbecue blues, le plus nourrissant de tous

Yipiiii, les filles

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Le Dr Slurp recommande à toute la population mondiale d’acquérir au plus vite ce disque. Parfaitement.
Ce disque, c’est Barbecue Any Old Time (Blues From The Pit, 1927-1932), une compil réunissant deux douzaines de blues giga vintage, archéo-boogies et rengaines jazzy millésimées.
Jusque-là, rien de particulièrement nutritif, pensez-vous. Certes, sauf que tous ces morceaux rendent hommage au… barbecue. Des morceaux du tonnerre, qui crépitent et grésillent comme une côte de porc sur la braise. Des morceaux qui vivent, qui sentent le graillon, le rire et la sueur. Savannah Churchill swingue grave sur Fat Meat Is Good Meat; Bogus Ben Covington éructe I Heard The Voice Of A Pork Shop en grattouillant son vieux banjo; Memphis Minnie piaille un exquis Pig Meat On The Line qui donne la fringale.

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BBQBluesFor1008.jpgRappelez-vous, nous sommes dans les années 30. La grande dépression sévit. Le boulot manque cruellement. Les dollars sont rares. Pour la communauté noire du sud, qui a souvent fraîchement quitté sa pampa pour venir grossir les villes, le barbecue devient l’une des rares occasions de retrouvailles et de ripaille. D’où l’ambiance d’hédonisme joyeux et de gourmandise grassouillette qui transpire de chaque sillon du cédé.

«Barbecue chicken, barbecue lamb,
Barbecue beef, Barbecue ham,
But when you fix that table for me,
Gimme plain barbecue,
let it be sweet as can be!»
C’est «Big Boy» Teddy Edwards qui le dit.
Croquez ce disque. L’est drôlement bien assaisonné.

Tchou!

PS: En guise d'apéro, un vieil hymne carné de ce bon vieux Barbecue Bob



15:12 Publié dans Zizique slurp | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : blues, barbecue |  Imprimer |  Facebook | | |

05/05/2011

Le clip de la mort du diable

Coucou!

Scoop! Le Dr Slurp fait son retour derrière la camera obscura.

Que le boogie soit!

 


 

Du reste, il s'agit d'écouter d'urgence le nouveau disque de Hell's Kitchen, drôlement bon pour tes esgourdes, foi de moi, foi de veau.

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A plouche!

17/08/2009

Le mystère de la mort de Willy DeVille et le plan perfide

Bien le bonjour, les loutres à vin

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L’autre jour, on farfouillait dans l’armoire à vinyles, bien décidé à dégotter un microsillon millésimé, plein de groove et de moiteur mélodique. Et voilà que nos petits doigts agiles tombent sur le premier album de Mink DeVille. Comme ça, un hasard quasi.
Mazette, cela faisait une paye, quinze ans au bas mot, que nous n’avions pas écouté cette galette-là. Toujours aussi bien, la galette. Chaloupée, romantique, venimeuse, entêtante. Willy, je ne le savais pas, mais tu me manquais dedans mes oreilles.

Ces émouvantes retrouvailles, c’était le 6 août, assez tard dans la soirée.

Or, le lendemain matin, la radio annonçait le décès du monsieur. Mort survenue peu ou prou au moment où nous ressortions son premier disque du placard.
Troublant, non?
tjackson-5.jpgSurtout que l’on s’est alors souvenu avoir déterré récemment un vieux Jackson Five. Fin juin, pour tout dire. Le jour du claquage de Bambi? Impossible de le dire avec certitude. Mais le doute était là, insidieux, flippant, poisseux.
Avions-nous une part de responsabilité dans ces disparitions illustres? C’est évidemment une éventualité à ne pas négliger. Illico, un plan machiavélique a germé dans notre crâne malade...

 Chers rockers vieillissants, gloires grisonnantes et stars d’antan, on vous propose un deal amical. Expédiez donc au Dr Slurp la moitié de vos royalties, en liquide SVP, et il n’ira plus chercher vos œuvres de jeunesse dans sa discothèque.

Sinon… paf le Bowie, pif le Lou Reed, boum le McCartney.

On est riche.

Nyark

PS: On n’a pas de disques de Johnny H à la maison. Y’en a qui ont une chance de cocu.

PS2: Certes, toute cette lugubre affaire n’a aucun rapport avec la bonne chère. On vous promet sous peu un banquet latino, avec de vraies moustaches et des bouts de sombrero dedans.

22/09/2008

Le départ du pape de la psyche-soul et le gratin au lait maternel

Coucou


Deux nouvelles sans nul rapport entre elles aujourd’hui. Une triste, une con. Car sur Top Slurp, on balance sans souci de cohérence.

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Primo, on vient d’apprendre la mort de Norman Whitfield, décès qui n’a visiblement pas fait transpirer les gazettes.
Pourtant, il s’agit là d’un gaillard majeur dans l’histoire de la musique populaire du dernier demi-siècle. Majeur mais dans l’ombre. Compositeur et producteur pour Tamla Motown durant les années 60 et 70, Norman nous a pondu des joyaux immortels comme I Heard It Through the Grapevine, Ain't Too Proud to Beg ou le mirobolant War d’Edwin Starr.

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On lui doit aussi le virage psychédélique de la musique noire à l’aube des années 70, avec des productions follement inventives, baroques et luxuriantes, pour les Temptations principalement, mais aussi par le sous- estimé The Undisputed Truth. Il faut urgemment se replonger dans ces disques aujourd’hui. Pas une ride. De la ferveur. De la moiteur. De l’épaisseur. Des violons qui cascadent. Des rythmes qui hypnotisent. Des vocaux qui ravigotent. Tout ça, quoi.
Discographie sélective contre enveloppe timbrée et petit poutou.
 

Papa was a rolling stone, my son.
Wherever he laid his hat was his home.
(And when he died) All he left us was ALONE


 

Bye Norman


 

Rien à voir, on l’a dit, mais un cuisinier suisse (Hans Locher du restaurant Storchen à Winterthour pour ne pas le citer) a eu une idée pétaradante pour faire causer de lui: cuisiner de bons petits plats avec… du lait maternel. Humain, donc, le lait. Le chef paye 6 francs suisses pour 400 grammes de lait aux mamans donneuses. Faut donc pas espérer devenir riche en contribuant à ce projet culinaire d’envergure. Le hic, c’est que la législation ne dit rien pour l’heure à propos de cet usage du lolo des dames. Et qu’il n’est pas sûr qu’elle trouvera ça si cool.
Nous, en tout cas, on trouve l’idée vaguement glauque, sans qu’on puisse vraiment l’expliquer. Une crème brûlée avec le lait de Ginette, ben, ça coince.


Bien à vous, les choux

01/07/2008

Tous ces grooves dans nos marmites

Bien le bonjour,

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C’est un tremblement de terre musical qui a couronné l’opération «Du Groove dans la marmite» initiée par Gracianne et votre humble serviteur à poil dru. Il s’agissait, pour le 21 juin, de proposer une recette flanquée d’un morceau de zizique. Et vous savez quoi? 53 blogueuses et blogueurs ont fait la popote en rythme. Un succès colossal qui nous donne envie de nous lancer fissa dans une carrière politique de chef d’orchestre virtuel en tablier de cuisine.
Voilà donc la synthèse. Ou la moitié de la synthèse; l’autre partie devant se déguster sur le blog de Gracianne.
Monte le son, Simone, on démarre.

Mamy Danny nous a mitonnés un riz au lait à la régulière au rythme de l’hymne hypocalorique d’Alice Dona. Bien vu.

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Patrick CdM, au terme d’une flamboyante envolée sur Lui, L’Océan et La Musique, a mis un disque de Didier Squiban pour préparer des Sardines à l'huile de combava, souskaï de mangue sable. Bonne idée.

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Véro de cuisine sauvage a logiquement coloré son sirop de menthe avec la Couleur menthe à l’eau d’Eddy Mitchell.

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Natalia a fait dorer d’alléchantes ensaimadas (petits pains briochés originaires de Majorque) au son de la guitare flamenca de Santiago-Lucas Mol.

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Changement de décor, chez le Sieur Olif qui a débouché un gamay tourangeau et punk, qui a logiquement arrosé le God Save The Queen des Sex Pistols. No future?

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Gracianne, reine de la fête, nous l’a joué celtique avec des oignons rings et une vieille ritournelle délicieusement titubante des Pogues.

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Greshka a ressorti un lapin, lapin, lapinou de son trou pour le cuisiner à la moutarde. Et plouf le lapin.

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Marie France a fait fort. Un salmigondis de pirate, une fable érotico-flibustière et une vielle chanson SM de Boris Vian. Plus une confiture douce-amère plongée dans le Tourbillon de la vie, celui qu’entonne si joliment Jeanne Moreau dans Jules et Jim.

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Hors concours mais pile dans la cible, Moschi a mis une pincée du velu Gonzales dans son poulet gingembré.

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Cathy a décidé qu'elle survivrait (I Will Survive, donc, dans la version top moumoute de Cake) en avalant un sorbet fraise gingembre gentiment acidulé.

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Louise a plongé dans la sémantique du mot Groove. Et en est ressortie avec une reprise du grand Marley par Clapton. Et trois recettes affriolantes: un painkiller, des Jamaican Hot Pepper Shrimp et une Salsa à la mangue. Oui, ça nous chante.

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Flo Bretzel s’est muée en juke-box nostalgie, avec six plats inspirants, associés à six tubes des années 80.
Bonnie Tyler gronde pour un gâteau tout choc, les Eurythmics roucoulent pour des scones et Wham pédale dans une salade à la feta. Voilà qui ne nous rajeunit guère.

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Anaïk a exhumé une perle kitschissime, un Frédéric François millésimé, à savourer avec de petits artichauts marinés à l’huile d’olive façon antipasti. Suavement transalpin.

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Didier a eu la bonne idée d’inviter le Massilia Sound System pour engloutir des papillotes de poisson au basilic.

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Agnès, elle, a convoqué le tandem Olivia Ruiz-Adamo pour un yaourt drôlement caféiné.

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Murielle, affairée à la réalisation de très sexy beignets de bananes comme à la Réunion, nous a logiquement mis «ça sent la banane» de Jacqueline Farreyrol entre les oreilles.

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Anso a picoré dans les frites de la drolatique Valérie Lemercier avant de s’attaquer à une «bonne ventrée de sardines à l'escabèche».

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Grand Chef (et Grand Kokin) nous a fait un clip chaud et gainsbourien, mettant en scène un flan érotique. On en est encore tout chose.
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Après moult hésitations, Marion a choisi d’avaler une pizza qui arrache la tête avec un vrai bout de Pulp Fiction dedans. «Any of you fuckin' pricks move and I'll execute every motherfucking last one of you». Culte!

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Vénérable Godon, qui fêtait son anniversaire pile ce jour-là, a juste demandé à Catherine Deneuve de se déguiser en ânesse pour lui faire un gâteau. Y’en a qui manquent pas d’air.
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Cframboise a récupéré un vieux disque de Pink Floyd avec le morceau "Alan's Psychedelic Breakfast" dedans et avec une vache sur la pochette, dont elle a rêvé de manger la cervelle au petit déj’. Avant de préférer cuisiner de Guana Scones aux graines de pavot. Vous suivez?
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Audinette, s’essayant à une solide «deep dish» pizza chicagoane, a glissé le Sweet Home Chicago des Blues Brothers dans son lecteur cédé.

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Irisa s’est dit que tant qu’à faire une foccia des Pouilles (sans contrepèterie), autant demander à Dalida de chantonner son immortel Gigi l'amoroso en même temps. Arrivaaaaa Gigi l'amoroso!

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Menus Propos nous fait du fontainebleau (du nuage en bouche) avec le Money de Pink Floyd à fond dans la cuisine.

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Minouchka a choisi de sonoriser ses reconstituantes tartelettes de Nutella et chocolat avec la chanson de Willy Wonka, celle qui berce le Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton. Playlist cacaotée en cadeau Bonux.

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Anne, accoudée au comptoir et en robe du soir, sirote un très classe daïquiri aux fraises en écoutant vocaliser la blonde Galloise Duffy. Ambiance résolument lounge chez Miss P & P.

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T'as pas vu ton nom dans la liste?
Tu veux encore des rythmiques qui t’enflamment le joufflu?
Tu veux encore des mélodies qui te galvanisent la cafetière?
Tu veux encore des plats plein de couleurs et d’anchois au beurre?
La suite de ce glorieux bilan, c’est là (clic).
Tchou!

 

 

03/06/2008

Bye bye Bo Diddley

Snif!

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Pas de miam aujourd’hui. Mais une larme pour Bo Diddley, qui vient de piquer un dodo éternel, à l’âge vénérable de 80 ans.
Bo, un brin oublié aujourd’hui, fait partie de ceux qui ont gravé les tables de la loi rock’n’roll. Guitariste burlesque et spatial, chanteur volcanique et auteur flamboyant, Diddley a écrit un torrent de classiques 292876718.jpgvicelards autant que sauvages, dans lequel une génération de musiciens, des Stones aux Doors, via Creedance et les Kinks, se sont abreuvés. Il a aussi injecté un peu de folie zouloue dans la musique populaire occidentale, en créant sa rythmique personnelle, syncopée et hypnotique.
Si Bo a particulièrement marqué la fin des années 50 de sa grosse patte noire, il a su, dans les décennies suivantes, enregistrer des machins fulgurants, comme son Big Bad Bo en 74, brûlot soul sous-estimé.
On l’avait vu un soir de 1984 dans un club gersois, donner un concert déjanté devant quelques centaines de personnes. À l’issue du show, il nous avait même dédicacé gentiment une réédition de son deuxième album. Depuis, on nous a piqué le disque. VDM

Tchâo Diddley

Fais de Bo rêves.


PS: Et souvenez-vous: on ne peut juger un livre rien qu’en regardant sa couverture.

15/05/2008

Du groove dans la marmite

Bien le coucou, 

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Après le succès intersidéral de l’affaire cassoulet, l'épatante Gracianne et moi-même avons ourdi un nouveau complot pour faire rire la blogomiam.
Ça s’appelle du Groove dans la marmite. Drôle, non?
Il s’agit simplement de marier un morceau de musique et un plat. Et de célébrer les noces, en publiant la recette flanquée de sa vidéo ou MP3, le 21 juin, jour de la Fête de la Zique.
519035576.jpgJack Lang, priez pour nous.
Bref, l’association peut relever de l'analogie potache (du cake et un morceau de Cake, une salade et de la salsa, des oignons verts et Green Oignons, du gras double et Demis Roussos…). Elle peut être aussi purement subjective. Voire gravement sentimentale. Ou total ouf.
Tout le monde peut jouer, même les œnophiles (ne peut-il y avoir du Groove dans la Carafe?). Il suffit de s’annoncer ici ou chez Gracianne une fois votre union publiée sur la Toile.

A bientôt. Et vivement bientôt. 

NB : On voulait exclure Wagner et Kate Bush des options possibles, mais Gracianne a voulu jouer l’ouverture totale. Dont acte.



  

30/04/2008

La truite, l’estragon et Bob Dylan

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Bien le coucou, 

Un aveu. On entretenait depuis toujours des relations plutôt distantes avec Bob Dylan. Il nous ignorait royalement (jamais un SMS ni une carte postale). On le lui rendait bien. L’autre jour, avisant deux albums passablement célèbres du bonhomme vendus à vil prix chez le marchand, on a décidé de faire un geste. On est reparti avec Blonde on Blonde et Highway 61 Revisited sous le bras. Et on a succombé. Mieux vaut tard…

C’est quand même là une bien drôle de musique. Avec des arrangements sans génie apparent (en fait discrètement brillants), des mélodies que l’on jurerait improvisées au coin du zinc (en fait bien plus malignes et entêtantes qu’il n’y paraît) et cette voix de dindon prétentieux, qui semble nous répéter «si t’es pas content, mon pote, va donc voir ailleurs».


Et, vu qu’on est sur un blog qui s’intéresse d’ordinaire aux choses qui se mangent et boivent, on osera un parallèle entre ce Dylan de 1965 et les vins blancs du Jura. Oui. Même empilement de défauts (ou en tout cas ce que la doctrine obtuse peut considérer comme défauts); même singularité; même rogue de façade; même intemporalité.
Bref; Bob Dylan-Savagnin, même combat. Qui l’eût cru?


Que ces divagations musico-viniques ne nous empêchent pas de passer en cuisine pour se mitonner des truites à l’estragon, recette un brin niaise mais stimulante au palais, qui exige des truites (ben oui) d’environ 217 grammes, dûment vidées et ébarbées par la poissonnière, un bouquet d’estragon, un poivron (ou un paprika blanc en l’occurrence), une grosse tomate, un blanc sec, un bouquet de ciboule et un citron.

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"Truites impudiques", Nature Morte, Estèbe, 2008
Troisième prix au festival de la photo piscicole de Vierzon.


Rincez les poissons. Egouttez-les. Salez, poivrez et farcissez-les d’estragon entier.
Puis disposez-les gentiment dans un plat allant au four, avec deux décis de blanc, deux brins d’estragon haché, une giclette d’huile d’olive, une pincée de sel, deux brins de ciboule émincée, le jus d’un demi-citron. Plus la tomate et le poivron, préalablement pelés, épépinés et réduits à l’état de cubes nains. Et pourquoi pas quelques tranches de citron pour faire genre.
1875288008.JPGCoiffez d’une feuille de papier-alu. Puis enfournez dans le four préchauffé à 200 degrés pour une petite vingtaine de minutes.


Vous l’aurez capté, gros malins et malignes, il s’agit d’engloutir les arcs-en-ciel ainsi accommodées en écoutant Ballade Of A Thin Man de Robert Allen Zimmerman, tout en sirotant un blanc jurassien altier mais girond. Pourquoi pas l’immense cuvée Sacha de ce cher Monsieur Puffeney? Hein?

Bien le bonsoir

16/03/2007

MFK Fisher, Franz Ferdinand, Dieu, l'art et le miam

Les gens, salut 

fisher.gifC’est émouvant un rocker gourmet et lettré. Ben, Alex Kapranos, le boss à frange du groupe Franz Ferdinand, l’est. Dans le dernier "Inrocks", à la rubrique «Guest List», qui interroge les artistes sur leur livres, films et disques fétiches, vlà t’y pas que le blondinet cite MFK Fisher au nombre de ses écrivains favoris. Nom d’un mollusque bleu! On en est tombé sur le frigo. Patatras!

MFK, c’est une belle Américaine aujourd’hui disparue, auteure des sublimes Fantôme de Brillat-Savarin, Vie sentimentale de l’Huître et autre Loup au dîner. MFK (pour Mary Frances Kennedy), c’est la plus chouette plume de l’histoire de la littérature gourmande. La plus folâtre. La plus fine. La plus baladeuse. La plus tout. Oui, madame.

Du coup, on a mis un disque de Franz Ferdinand sur la platine. Et on a cuisiné pop, en portant de réguliers toasts à la reine Fisher, qui supervisait la préparation du repas, tout là-haut sur l'Olympe des écrivains top slurp.

Les gens, adieu