Les asperges vertes et les oranges, euh... oranges

Bonjour, chère humanité virtuelle mais gourmette

 

 

L'autre jour, la gentille journaliste qui s'occupe de la revue des blogs gourmands sur le Monde on line causait asperges. Et a aimablement cité nos asperges guacamolées. Merci madame. Top cool. Revenez quand vous voudrez.
Sans pour autant vouloir concurrencer l'exquise Mamina, qui après une fixette contagieuse sur les St-Jacques cet hiver, se mue avec les beaux jours en dangereuse serial aspergeuse, revoilà une recette autour de la divine tige printanière. Celle-là plus ou moins piquée au grand Chevrier et glanée dans les colonnes d'un grand quotidien régional à vocation cosmique. Il s'agit d'asperges vertes à la réduction d'orange épicée. Fastoche et slurp. Comme d'habitude.

Zestez une orange. Pressez-la. Et faites réduire de moitié son jus dans une casserole, avec les zestes, un clou de girofle, quelques grains de poivre de Sichuan, un anis étoilé, une pincée de piment doux et six graines de cardamone préalablement écrabouillées entre vos doigts manucurés de frais. Et si le jus est trop maigre? Ben, pressez une autre orange, pardi!
Préparez aussi une petite vinaigrette tonique huile d'olive-vinaigre de cidre.
Emincez une échalote et détaillez en lanières deux tranches d'un beau jambon cru, de Parme, pourquoi pas.
Coupez le tutu duraille des asperges vertes, aux deux-tiers environ. Rincez-les. Et passez-les à la vapeur, six-huit minutes, qu'elles restent bien croquantes.
Acte final? Vous le subodorez sans doute, bande de malins toqués. On arrose les asperges de la réduction d'orange aux épices, on rectifie avec la vinaigrette. Avant de coiffer de fleur de sel, d'une pincée de piment basque, de l'échalote, de ciboulette hachée et du jambon.
Voilà une chouette entrée de saison, que l'on sert sans façon, simplement vêtu d'un casque intégral et d'un monokini léopard.

 

Mes hommages

 

PS. Et le gloulou dans tout ça? Faut s'azymuter un blanc tellurique et tendu. Par exemple le Calamin-Cuvée du Père Vincent , un chasselas roux vibrant produit par le très recommandable Blaise Duboux à Epesses. Il fait du bon vin Deboux, c'est peut-être un détail pour vous, mais pour nous ça veut dire beaucoup. Lalalalère. 

Commentaires

  • On se calme la bronca, couché, là, gentil, j'peux parler maintenant? lesaspergesjelesaimetellementquejelesmangeavecunesaucepastropfortepourbiengarderlegoûtenarrièrebouche. J'ai été vite et tout bas je crains d'être fort ridicule avec mes goûts ordinaires pour assaisonner la chose à tout le moins en début de saison et là je n'en ai mangé qu'une fois! En plus j'suis tatillonne sur la provenance, bronca tention. Mais en revanche je glouglouterai bien un de ces beaux breuvages dont vous nous dîtes tant de bien et que je connais si mal. Va falloir que j'en parle. Anne

  • Au fait j'suis prems wouah!
    Anne

  • Tu es vraiment impayable.... Asperge et orange, j'avais aussi été séduit par ce mariage, bien vu monsieur Estèbe. Quant au vin, connais pas...un de plus

    Bonne journée
    Claude

  • Chère Anne, la petite réduction d'orange n'a rien de virulente et n'arrache nullement la goulette. Euh... c'est qui, Bronca?
    Claude-olivier, z'êtes un pote

  • Votre culture musico-pinardière me laisse sans voix! Mais avec votre Duboux, vous voulez faire allusion à France Gall ou à Chantal Goya?

  • Le casque integral me parrait peu approprier pour les zaspèrges....pour le léopard ma foi c'est une question de gout, il parrait évident que le soleil des zelenes vous à tapé fort sur le ciboullot....mon pôve nous vous conseillons donc un p'tit séjour à la cave ça vous fera pas grand mal....

  • Ah sieur Estèbe, ça c'est du slurp ! mais comme je suis une vrai fille (avec casque intégral, à dépoussièrer, mais sans léopard) l'orange c'est dans une mousseline, mais là y a cardamome alors mon sang de nait qu'un tour forcément... Re-slurp !

  • Ah, les premières asperges de la saison, j'adore ce croquant et cette fraîcheur ! MegaSlurp !

  • Original avec l'orange, tiens ca me ferait peut etre aimer les asperges :)

  • Je fonds devant cette recette, top slurp ça c'est sûr !

  • Défendons le 33 alors (voir hier), et donnons à ce légume cultivé aussi en Gironde (vallées du Barthos et du Lisos) un sémillon sec des voisins marmandais.

  • Gall ou Goya, kif kif gnagna cucul. Hips.
    Oui un sémillon marmandais! Mais lequel?

  • Et un petit riesling auslese mosellan ? Ou une Malvoisie de Jacques Guindon à Ancenis ? Bref un tantinet de sucre ne nuit pas à l'asperge (n'y voyez aucun sous-entendu, s'il vous plait).

  • Sieur Chazallet, vos flachs bachiques ont l'air cools itou. On retient l'idée du petit sucre résiduel.

  • c'est cool d'avoir un testeur de recettes de chef....celle-là m'avait fait de l'oeil, maintenant je suis convaincue! la question maintenant: comment faire pour que mes gosses aiment les asperges? Les deux font une tête de déterrées lorsque les petites tiges jolies arrivent à table....dur

  • Bonne dernière sans doute, mais j'ai des excuses puisque je faisais ma valise pour me diriger de l'autre côté des Alpes. Mercci pour le gentil clin d'oeil, dès que je rentre d'Italie, je viens voir ce que vous nous avez concosté de bon...

  • Pour les gosses, Cath, ben, tant pis. Filez leur des Carambars, ça fera plus d'aperges pour nous les grands malins.

  • Pour le sémillon marmandais je pensai à la sémillante Stéphanie Roussel du Château Lassolle qui fait dresser les asperges... avec son vin, avec son vin, cher Estèbe. Mais question sémillon, le marmandais Elian Da Ros sait aussi y faire.

  • J'ai bu de cet Elina, récemment, en rouge. L'était bon, très nature.

  • miam

  • Bon je testerai quand la saison sera avancée, hier j'ai fait une petite sauce avec crème de riz, crème fraîche, crème d'amande et citron tout doux de notre citronnier, pas mauvais. Bronca, ce sont mes secondes paranoïaques en pensant à ceux qui trouvent ringard de réagir sans sophistication brut de goût!
    Anne

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